28/10/2016

Solidarité internationale: principe ou droit?

 

 

 

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Dans le cadre de la Décennie du rapprochement des cultures, le CUHD organise un séminaire de formation et recherche. Le but est d’approfondir la notion de solidarité humaine sur la base d’un dialogue interculturel respectueux de la diversité culturelle et des droits de l’homme, dans un climat de confiance et de compréhensions mutuelles. Le thème s’inscrit dans le débat en cours sur la solidarité internationale au sein du Conseil des droits de l’homme. Ce séminaire est organisé en étroite collaboration avec les Chaires UNESCO de Bergamo, La Rioja, et les Universités de Sétif 2, Dimitrie Cantemir (Roumanie), Estrémadure et Saragosse et fait suite aux trois sessions que nous avons organisées avec ces partenaires sur les thèmes: Raison et conscience communes, Liberté et égalité et Famille humaine : solidarité et fraternité.

 Le séminaire se tiendra à Genève du 3 au 5 juillet 2017 lors des réunions des mécanismes de protection des droits de l’homme. Il comportera des visites aux organisations internationales et le suivi des mécanismes.

 Les langues de travail seront le français et l’anglais. Cette réunion scientifique est destinée à des doctorants ou professeurs en début de carrière des Universités participantes au projet. La priorité sera donnée aux femmes.

Les interventions et les conclusions du séminaire seront publiées dans un e-book qui contribuera au débat sur la Déclaration sur la solidarité internationale du Conseil des droits de l’homme.

 Contact: Camille Gervaix, coordonnatrice des activités

 

10/07/2015

El poder de las ideas: 70 aniversario de la UNESCO, 90 aniversario de la OIE

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El lunes  13 de julio comienza en Ginebra en la sede la Oficina Internacional de Educación el XIII Curso de Verano de la Universidad de La Rioja (España) sobre el tema El poder de las ideas, organizado en colaboración con nuestra institución y la Universidad de Extremadura. Durante la semana se estudiarán los grandes temas de la UNESCO: diversidad cultural, libertad de expresión, educación para una ciudadanía global y los desafíos de la educación en los Objetivos de Desarrollo post 2015.

En presencia de la Vicerrectora de la Universidad de la Rioja María Cruz Navarro abrirá el curso el Sr. Bobir Tukhtabayev, de la Oficina de Enlace de la UNESCO en Ginebra, la Directora del curso la profesora Ana María Vega, titular de la Cátedra UNESCO de la Universidad de La Riojay el Presidente del Consejo de Fundación del Collège universitaire Henry Dunand, profesor Michel Veuthey.

Los alumnos:25 en total de las Universidad de La Rioja, Extremadura, Autonoma de Madrid y Ginebra debatirán luego sobre las grandes mutaciones del momento histórico. Una mesa redonda en la que participarán entre otros los profesores Rossell, ex-Decano de la Facultad de Derecho de la Universidad de Extremadura y Espaliu, Director del Instituto Carlomagno de Estudios Europeos de la Universidad Internacional de Catalunya clausurará la primera jornada.

Isabel Marquez de Prado, Coordinadora de actividades

12/11/2013

L'épanouissement de la personne: le but du développement

 

 

Je rentre de la Conférence Générale de l'UNESCO. Voilà ce que j'ai dit dans la Commission Education.

 

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L’article 26 de la Déclaration universelle et aussi l’article 13 du Pacte des droits économiques, sociaux et culturels, stipulent que « L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et du sens de  sa dignité ( …) Sans l’éducation – comprise comme droit - il n’y a pas d’autonomisation des personnes. Le développement humain durable coïncide donc avec l’éducation telle qu’elle est définie par les instruments internationaux. Ce qui revient à dire que si le droit à l’éducation est véritablement mis en œuvre, le développement est garanti car il consiste en des personnes qui vivent une vie conforme à leur dignité.

 Dans ce contexte, il est tout d’abord essentiel qu’une approche basée sur les droits de l’homme serve de point de départ. Cette approche doit imprégner l’intégralité du processus et toute la substance du programme. Elle ne peut que lui assurer solidité et légitimité. Comme le dit le Rapporteur Spécial :« Une approche fondée sur les droits repose sur des obligations légales et non politiques (…). Les gouvernements sont tenus de donner une éducation et leurs obligations découlent du droit national et du droit international ». Le droit à l’éducation est bel et bien un droit justiciable et cela doit être pris en compte dans le futur programme.

 Ce cadre du développement post 2015 doit être l’occasion d’élargir la réalisation du droit à l’éducation, c’est à dire son accès à tous, en respectant les principes d’équité, d’inclusion et de non-discrimination. L’éducation post-2015 ne doit pas seulement être comprise comme un objectif parmi d’autres, comme c’est actuellement le cas pour les OMDs, mais désigner une composante de toutes les dimensions du développement : de la santé, de l’économie, du travail, du logement, de l’alimentation ou de la démocratie. Tous les objectifs universels ont des aspects liés à l’éducation. D’autre part, le droit à l’éducation et le droit au développement se renforcent mutuellement

Claire de Lavernette

02/12/2012

L'après 2015: le développement pour une société inclusive



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Le Recteur de l'Université de Bergamo, Mme Melo et le professeur Rizzi titulaire de la Chaire (Bergamo)

Le monde pensa à l'après OMD, à l'après 2015. Pour Amartya Sen, le développement « peut être considéré comme le processus par lequel les libertés réelles des personnes s’accroissent ». Je peux me considérer développé, si je suis libre, libre de choisir le type de vie qui me semble bon. Le développement inclut ainsi les libertés, la liberté politique et la démocratie. Cette notion de développement permet de dépasser le débat entre droits civils et politiques d’un côté et droits sociaux de l’autre, ainsi que le débat entre libertés et droits. Une société ne peut être inclusive que sur la base de ce concept de développement.

C’était le thème du colloque organisé par la Chaire UNESCO de l’Université de Bergamo en collaboration avec la Chaire UNESCO de l’Université de Fribourg, la Chaire UNESCO de l’UNAM à Mexico, la Chaire UNESCO de l’Université de La Rioja, la Chaire UNESCO de l’Université de La Havane et la Chaire Unesco de l’Université Shahid Behesthi de Téhéran, le Collège Universitaire Henry Dunant et l’UNESCO le mois dernier. Dans ce mini sommet de Chaires UNESCO des droits de l'homme a participé Angela Melo, Directrice à la Section des Sciences Sociales et Humaines  et responsable de l’Approche des droits dans les politiques de l’UNESCO.

Les deux axes principaux d’un colloque de haut niveau qui a réuni une trentaine d’experts d’Afrique, Asie des Amériques et d’Europe étaient :
a. L’interdépendance des droits de l’homme : fin et moyen du développement. Chaque droit de l’homme peut être considéré comme une capacité à respecter et à valoriser en tant que fin et moyen du développement. De plus, toutes ces capacités fondamentales se renforcent mutuellement selon le principe de leur indivisibilité et de leur interdépendance.
b. La valeur transversale de chaque droit de l'homme. Le principe d’interdépendance des droits de l’homme implique que tous les droits peuvent se renforcer mutuellement. L’égalité entre tous les droits de l'homme ne signifie pas, cependant, leur uniformité. Dans une perspective de progrès dans l’interprétation il est utile de chercher à identifier des droits qui ont une fonction transversale accrue en raison de la position stratégique qu’ils occupent dans le système des droits de l’homme; par exemple les droits à l’éducation, à l’information et à la propriété.
Une publication recueillera l’ensemble des interventions au colloque.

Alfred Fernandez

11/07/2011

Discrimination et différence: repenser l'égalité

 

 

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Aujourd’hui débute à Genève le cours que le Collège universitaire Henry Dunant organise avec l’Université de La Rioja sur le thème  Discrimination et différence: repenser l’égalité.  Plus de vingt universitaires de langue espagnole participent à ce cours organisé lors de la session du Mécanisme d’experts sur les droits des peuples autochtones.

L’égalité de chances doit se comprendre avant tout comme un processus de différentiation. Par conséquent, il est important de ne pas assimiler la distinction ou la différence à la discrimination notamment dans le domaine éducatif. Il est d’autant plus facile de s’abuser dans ce domaine que traditionnellement les phénomènes discriminatoires ont été associés à la mise en place de différences et de séparations, comme en témoigne le phénomène emblématique qu’est l’apartheid.
Déjà dans les travaux préparatoires à la Convention UNESCO sur la discrimination de 1960, les experts ont pris soin de distinguer ces deux notions : différence et discrimination, pour expliquer que les différences dans l’enseignement sont considérées comme admissibles si elles constituent des adaptations soit à des différences d’aptitudes entre les élèves ou encore à certaines situations ou à certains besoins individuels, par exemple aux handicaps physiques.
Dans la Convention « le terme « discrimination » comprend toute distinction, exclusion, limitation ou préférence qui, fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, l’opinion politique ou tout autre opinion, l’origine nationale ou sociale, la condition économique ou la naissance, a pour objet ou pour effet de détruire ou d’altérer l’égalité de traitement en matière d’enseignement » (art. 1er).
Les mots-clé dans cette définition de la discrimination sont donc : détruire ou  altérer l’égalité de traitement en matière d’enseignement. L’égalité de traitement ne peut se traduire simplement par une politique unique pour tous comme cela s’est souvent fait, car l’égalité est compromise par des politiques qui ne tiennent pas compte des inégalités de départ.

Alfred Fernandez

20/06/2011

Droits de l'homme: l'alliance nécessaire

En 1993, l'UNESCO a mis en circulation le concept culture des droits de l'homme, concept qui bénéficie aujourd'hui d'un large consensus international. Mais qu'entend-on exactement par culture des droits de l'homme? Suivant le rapport Notre diversité créatrice, ce concept pourrait être défini comme "une façon de vivre ensemble fondée sur les droits de l'homme ». Ainsi définie la culture des droits de l'homme rejoint l'approche basée sur les droits de l'homme.

Il ne fait aucun doute que l'Université en général et les Chaires UNESCO en particulier doivent jouer un rôle déterminant dans la construction de cette culture des droits de l'homme, aussi bien dans le domaine de l'éducation que dans celui de la recherche.

En effet, les droits de l'homme constituent un terrain idéal au développement de l'interdisciplinarité et de la vision holistique notamment à travers de l'approche basée sur les droits des différentes disciplines. On ne peut imaginer une théorisation cohérente et sérieuse des droits de la personne sans une relation étroite entre le milieu académique et la société civile impliquée dans la promotion et l'éducation aux droits de la personne.

Universités et ONG ont leurs points forts et leurs points faibles. Une collaboration étroite peut transformer les faiblesses en atouts. L'Université possède une capacité de réflexion et de conceptualisation dont manquent les ONG. Cependant les milieux académiques ne sont pas des parties prenantes - sauf exception - dans la protection des droits de l'homme. Les ONG sont en contact avec la réalité internationale, non seulement en tant qu'observateurs mais aussi en tant que parties prenantes. Les ONG sont acteurs du changement et de l'évolution du système international, particulièrement en ce qui concerne le renforcement de la protection des droits.

Les ONG sont, en réalité, les médiateurs du système international. Elles exercent un rôle de médiateurs entre le monde académique - producteur d'idées et d'outils intellectuels pour comprendre et anticiper -  et la pratique politique des droits de l'homme. Pour effectuer cet indispensable travail de médiation, il est urgent qu'elles mettent en place une alliance avec les milieux académiques. En effet, alors que les ONG sont pleinement insérées dans les mécanismes des organisations internationales, elles n'ont que peu de liens avec les Universités.

Il est impératif que cette collaboration se mette en place dans plusieurs domaines: dans la recherche et la conceptualisation des faits internationaux mais aussi dans la recherche-action. Dans le domaine de la formation, une complémentarité devrait s'établir entre les formations académiques et les formations dispensées par les ONG, plus axées sur la pratique.

Alfred Fernandez

 

13/05/2011

Education en droits de l'homme: un pas décisif

artigiani-università-bergamo.jpg Les représentants des 41 Chaires UNESCO en droits de l'homme lors d'une réunion organisée par la Chaire UNESCO en droits de l'homme et éthique de la coopération internationale de l'Université de  Bergame (Italie), en coopération avec la Division des droits de l'homme, de la philosophie et la démocratie de l'UNESCO ont établi un ambitieux plan d'action en faveur de l'éducation en droits de la l'homme. Toutes les régions du monde étaient représentées avec un forte participation d'institutions du Maghreb.

Le Plan d'action se propose de promouvoir la recherche en matière de droits de l'homme, d'intégrer une approche fondée sur les droits de l'homme aux programmes de recherche et d'enseignement des Universités e faire avancer l'enseignement aux droits de l'homme, en matière d'éducation formelle et non-formelle, répondant ainsi aux besoins de la société civile et des différents groupes professionnels.

Les Chaires UNESCO on décidé également de travailler en faveur du Plan d'action pour la deuxième phase (2010 - 2014) du Programme mondial en faveur de l'éducation aux droits de l'homme dont les objectifs sont l'intégration des droits de l'homme dans l'enseignement supérieur et la formation des enseignants.

Les Chaires vont organiser en partenariat des événements qui marqueront les prochaines dates importantes, telles que les 20 ans de la Conférence mondiale sur les droits de l'homme (Vienne, 1993) et les 20 ans du lancement du Programme UNITWIN/Chaires UNESCO.