16/09/2014

L'enfant el la religion. Colloque dans la XXe Université d'été

enseignement religieux, droits de l'enfant, religion, droits de l'homme

Selon les dernières données du Pew Institut, 82% des personnes dans le monde sont affiliées à une religion.  Comme le souligne la Déclaration sur l'élimination de toutes formes d'intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction des Nations Unies « la religion ou la conviction constitue pour celui qui la professe un des éléments fondamentaux de sa conception de la vie »  et donc élément central de son identité.

Dans son article 5 la même Déclaration affirme que « les parents ou, le cas échéant, les tuteurs légaux de l'enfant ont le droit d'organiser la vie au sein de la famille conformément à leur religion ou leur conviction et en tenant compte de l’éducation morale conformément à laquelle ils estiment que l'enfant doit être élevé ». (alinéa 1), mais aussi que « les pratiques d'une religion ou d'une conviction dans lesquelles un enfant est élevé ne doivent porter préjudice ni à sa santé physique ou mentale ni à son développement complet » (alinéa 3).

Le sujet et très actuel comme le montrent les sentences de la Cour européenne des droits de l’homme sur le sujet, par exemple: Folgerø et autres c. Norvège,  Appel-Irrgang et autres c. Allemagne,   Lautsi et autres c. Italie,  Zengin c. Turquie, ou le rapport du Rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté religieuse sur la question de la liberté de religion ou de conviction dans le contexte de l’enseignement scolaire (2010).

Ce colloque se propose les relations entre l’enfant et la religion sous quatre angles : historique, juridique, la transmission et l’enseignement.
Le colloque aura lieu le 18 septembre de 9h à 17h au Bureau International d'Education (Genève)

Programme colloque.pdf

02/12/2009

Minarets : le racisme... et le vrai enjeu

La Déclaration sur la race et les préjugés raciaux adoptée par Conférence générale de l'Unesco le 27 novembre 1978 définissait le racisme comme "toute théorie faisant état de la supériorité ou de l'infériorité intrinsèque de groupes raciaux ou ethniques [...]" (article 2).

Il s'agit d'une définition technique qui ne correspond pas au sens du mot tel qu'on l'utilise dans le langage courant. Pour éviter tout malentendu entre le sens technique et le sens courant, qui est beaucoup plus large, le mot "racisme" n'est presque plus employé seul, car on préfère expliciter les notions comprises sous ce mot. Ainsi, en lieu et place du mot "racisme" trouve-t-on toujours dans les textes une énumération telle que formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et toutes formes de discriminations. Au sens large, le mot racisme a donc perdu sa signification première et est devenu pratiquement synonyme de discrimination.

En remplacement de la définition restrictive de l'UNESCO, est-il possible de donner une définition du racisme dans son acception actuelle ? Une attitude raciste consiste toujours à ne pas reconnaître à l'autre un droit que l'on reconnaît pour soi-même. Selon le droit nié chez l'autre, on trouvera tout l'éventail des différentes formes de discriminations, depuis le droit à la vie pour les formes les plus graves jusqu'au non-respect d'un droit économique, social et culturel pour les formes les plus supic_islam.jpgbtiles.

Nous savons qu’il est urgent de promouvoir le dialogue entre les cultures, les civilisations et les religions. Dans ce contexte, il faut créer les conditions pour susciter, entre les religions et les traditions spirituelles, une réflexion sur leurs valeurs communes. Il est évident que ces objectifs ne sauraient être atteints sans une profonde connaissance de la part des acteurs de leur culture, de leur religion et de leur civilisation. A chacun de dire si l’initiative aide les citoyens suisses dans ce sens.