02/09/2013

Ban ki-moon: Redoubler d'efforts pour atteindre les OMD

 

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Le Secrétaire général vient de soumettre son rapport à l’Assemblée générale intitulé  Une vie de dignité pour tous : accélérer les progrès dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement et dans la définition du programme de développement des Nations Unies pour l’après-2015 dont voici un court extrait.

Assurer la transition vers un nouveau programme de développement durable situé dans la lignée des objectifs.

L’adoption des objectifs du Millénaire pour le développement a constitué une évolution majeure, parce qu’elle a permis de mobiliser la volonté politique mondiale aux fins de l’élimination de la pauvreté. Les objectifs ont axé l’attention du monde entier sur la réduction de moitié de la pauvreté extrême et la promotion du développement humain grâce à l’établissement de priorités, d’objectifs et de cibles. Toutefois, les objectifs ne représentent que l’étape intermédiaire vers le but ultime qui est de lutter contre la pauvreté sous toutes ses formes. Les projections de l’ONU pour 2015 indiquent que près de 1.2 milliard de personnes continueront à vivre dans l’extrême pauvreté, qu’on continuera à enregistrer des décès maternels évitables lors d’accouchements et que les enfants souffriront et mourront en conséquence de la faim, de la malnutrition, de maladies évitables et de manque d’eau potable et d’assainissement.

Depuis que les objectifs du Millénaire pour le développement ont été élaborés, de nouveaux défis sont apparus en plus des problèmes déjà existants. En effet, les inégalités se sont creusées, la dégradation de l’environnement s’est aggravée, les problèmes liés aux migrations se sont intensifiés etc. Tous ces thèmes devront être ajoutés au programme post 2015.

 Le programme de développement des Nations Unies au-delà de 2015 consistera à éliminer l’extrême pauvreté d’ici à 2030, préserver l’environnement et promouvoir l’inclusion sociale et des possibilités économiques pour tous. L’objectif du programme de développement pour l’après 2015 est d’instaurer un monde juste et prospère où tout un chacun pourra exercer ses droits et vivre dans la dignité et l’espoir. Pour que ce programme marche, il faudra convenir de :

  • Une vision ambitieuse de l’avenir, fermement ancrée sur les droits de l’homme et les valeurs et principes universellement acceptés.
  • Un ensemble d’objectifs et de cibles concis visant à concrétiser les priorités du programme.
  • Un partenariat mondial en faveur du développement en vue de mobiliser les moyens d’exécution
  • Un cadre de contrôle participatif afin de suivre les progrès et des mécanismes de responsabilisation mutuelle pour toutes les parties prenantes.

Camille Gervaix, collaboratrice scientifique

31/08/2011

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement : peut-on vraiment tenir les promesses ?

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Tenir les promesses était le titre de la résolution de l'ONU sur le Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) de septembre 2010. La XVIIème Université d'été des droits de l'homme démarre lundi à Genève pour vérifier la possibilité de « tenir les promesses ». 40 participants de 23 pays de Afrique, d'Amérique Latine et d'Europe, sélectionnés parmi près de 300 candidats, participeront à cette session qui se déroulera du 5 au 16 septembre. Elle coïncide avec le Conseil des droits de l'homme. La nouvelle présidente du Conseil, Mme Dupuy Lassere, première femme qui occupe cette charge s'adressera aux participants lors de la séance d'ouverture.

Pendant quinze jours ils se pencheront sur les possibilités de tenir les promesses dans un monde bouleversé par la crise économique, la famine en Afrique et les crises politiques dans le Maghreb et les pays arabes. Peut-on tenir les promesses  et notamment penser la communauté internationale sur les valeurs fondamentales communes : « la liberté, l'égalité, la solidarité, la tolérance, le respect de tous les droits de l'homme, la préservation de la nature et le partage des responsabilités » ? (Résolution de l'A. Générale).

Le bilan des OMD ne peut se passer de l'approche des droits de l'homme, car le développement est un droit. Il faut le rappeler avec force en cette année où les  Nations Unies commémorent le 25 anniversaire de la Déclaration sur le droit au développement.  En effet, le développement ne peut pas faire seulement objet d'une approche charitable, il doit respecter des normes si l'on veut éviter le fiasco notamment en temps de crise.  C'est pourquoi la session se penchera sur l'approche basée sur le droits au développement et le renforcement des mécanismes de protection des droits sociaux.

Les droits culturels seront également au menu, notamment les relations entre cultures et universalité des droits. La session consacrera une partie importante de son temps à la construction de mécanismes pour mesurer l'avancement des droits ainsi que pour l'identification de violations ou bonnes pratiques. La session  tirera également le bilan de la révision du Conseil des droits de l'homme achevée cette année.

Paul Gaullier, collaborateur scientifique

 

www.cuhd.org

 

14/07/2011

Droit à l’éducation : Clé pour les OMDs

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Lors du débat de haut niveau de l’ECOSOC, un événement parallèle organisé par la Plateforme d’ONG sur le droit à l’éducation et la Mission permanente de l’Uruguay a réuni de nombreux représentants des missions permanentes, dont celles du Portugal et du Maroc qui l’ont parrainé.

L’Ambassadrice de l’Uruguay, Madame Dupuy-Lasserre, nouvelle Présidente du Conseil des droits de l’homme, a entamé les présentations. Rappelant que l’éducation publique, gratuite et obligatoire existait depuis 1877 en Uruguay, elle a souligné les nombreux efforts et bons résultats de son pays pour atteindre les populations encore vulnérables, comme les personnes âgées, les populations rurales ou les très jeunes enfants issus de familles en difficulté. « Transformer un privilège en droit », telle est la devise de l’Uruguay en termes d’éducation. Parmi les bonnes pratiques, le plan CEIBAL, dont le principe est de donner un ordinateur portable à chaque enfant, a retenu l’attention de l’auditoire. Une vidéo illustrant le plan, qui bénéficie autant aux familles qu’aux jeunes utilisateurs, a clôturé cette présentation.
http://youtu.be/CtNkXUdr33s

Le Rapporteur Spécial sur le droit à l’éducation, Mr Kishore Singh, a rappelé l’importance pour les états de réaliser le droit à l’éducation. Il a insisté sur le droit de chaque enfant à une éducation primaire réellement gratuite, sans discrimination ni exclusion. Les OMDs 2 et 3 sont étroitement liés à l’OMD 1 de lutte contre la pauvreté et tous s’appuient sur les obligations juridiques, légales et politiques de la communauté internationale. Les bases sont solides, le tout est de « parler d’une seule voix » au sein de la famille onusienne. Mr Singh a également rappelé l’importance de la société civile qui doit être partie prenante dans la réalisation du droit à l’éducation.

Le Ministre de l’Education du Sénégal, Mr Kalidou Diallo, a décrit les progrès de l’éducation dans son pays malgré les défis qui restent nombreux. Insistant sur le respect de la liberté d’éducation qui revient aux parents et qui est un droit garanti au Sénégal, Mr Diallo a souligné que les principaux obstacles étaient dus aux contraintes financières et matérielles : si 85% des sommes allouées à l’éducation proviennent de son pays, on compte 10% pour le secteur financier et seulement 5% pour la communauté internationale qui, selon lui, n’aurait pas respecté ses engagements.


Enfin, Alfred Fernandez  porte-parole de la plateforme d’ONGs sur le droit à l’éducation a rappelé que c’était un droit transversal, non seulement économique, social ou culturel mais également un droit civil et politique. D’autre part, la qualité est aussi un impératif, chacun ayant droit à une éducation de qualité qui respecte pleinement son identité culturelle. A. Fernandez a rappelé l’importance d’adopter une approche basée sur les droits. Puis, insistant sur l’accès universel, il a cité le Comité des DESC : « l’enseignement primaire ne doit être à la charge ni des enfants, ni des parents ». Il a conclu sur l’importance de la société civile, dont on attend qu’elle soit une conscience publique mais qui doit aussi épauler l’action des gouvernements pour susciter l’adhésion du corps social. « L’éducation est l’apprentissage de l’humanité, de la liberté, c’est là que s’enracine son importance. Son déni, c’est un déni d’humanité ».

Claire de Lavernette

03/07/2011

Nations Unies: tenir les promesses sur l'éducation

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Lundi s'ouvre à Genève le débat de haut-niveau du Conseil Economique et Social qui se concentre cette année sur la mise en œuvre des engagements adoptés au niveau international en matière d’éducation. En effet, si personne ne conteste aujourd'hui que le droit à l’éducation est un droit fondamental, les défis restent nombreux et les objectifs auxquels s’est engagée la communauté internationale, notamment de garantir un accès universel à l’éducation, sont loin d’être atteints. Il en est de même pour les défis que représente une « éducation de qualité », qui demeure un problème non résolu dans de nombreux pays.   Pour garantir une éducation de qualité il faut adopter une approche basée sur les droits. C’est en s’inspirant des normes des droits de l’homme que les politiques éducatives pourront d’autant mieux contribuer à leur application. Seule cette approche peut aussi engager les Etats à assumer leurs responsabilités et les détenteurs de droits à les réclamer.

La justiciabilité du droit à l’éducation en représente un aspect essentiel et nous devons nous pencher sur ce qui y fait actuellement obstacle. Les Etats doivent incorporer dans leur législation interne les normes internationales des droits de l’homme pour qu’une protection vraiment efficace de ce droit existe. La prochaine entrée en vigueur du Protocole facultatif au Pacte des droits économiques, sociaux et culturels jouera un rôle clé dans ce domaine.

L’efficacité des systèmes éducatifs va également de pair avec la bonne gouvernance. Celle-ci implique une participation active de toutes les parties prenantes. Cela suppose alors de déterminer avec précision le rôle de ces dernières et notamment celui de la société civile qui doit pouvoir participer à la gestion de l’éducation. Le Cadre d’action de Dakar, notamment en son paragraphe 54, et le Programme mondial en faveur de l’éducation aux droits de l’homme, en particulier le concept de participation des acteurs non-étatiques, constituent des références importantes sur ce sujet.

Plateforme d'ONG sur le droit à l'éducation

27/09/2010

Revoir les OMD dans l’optique des droits de la personne humaine

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La session francophone de la XVIème Université d’été des droits de l’homme vient de s’acher à Genève. 40 participants de 24 pays de Afrique, d’Europe et du Maghreb, sélectionnés parmi 250 candidats, ont participé à la session qui s’est déroulé du 6 au 17 septembre. La session a coïncidé avec le Sommet de bilan des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et la session du Conseil des droits de l’homme. 

Les participants ont travaillé pendant quinze jours sur les questions de la diffamation des religions, de la pornographie infantile, de la Déclaration sur l’éducation aux droits de l’homme et évidemment des Objectifs du Millénaire pour le Développement, thème transversal de la session.

Le bilan des OMD ne peut se passer de l’approche des droits de l’homme, car le développement est un droit et non seulement des bonnes intentions ou des engagements moraux. Ainsi la session s'est penché sur l’approche basée sur le droits au développement et le renforcement des mécanismes de protection des droits sociaux.

Le corps professoral de cette session a été aussi très international : 15 nationalités étaient représentés.

La session finale a été dirigée par l’Ambassadeur Libère Bararunyeretse, représentant permanent de la Francophonie qui a présenté l’action de l’OIF dans le domaine des droits humains, à la veille du Sommet de Montreux.

 

Photo: Angela Melo, Directrice de la Division des droits de l'homme, UNESCO (colloque de la session hispanophone)