02/12/2009

Minarets : le racisme... et le vrai enjeu

La Déclaration sur la race et les préjugés raciaux adoptée par Conférence générale de l'Unesco le 27 novembre 1978 définissait le racisme comme "toute théorie faisant état de la supériorité ou de l'infériorité intrinsèque de groupes raciaux ou ethniques [...]" (article 2).

Il s'agit d'une définition technique qui ne correspond pas au sens du mot tel qu'on l'utilise dans le langage courant. Pour éviter tout malentendu entre le sens technique et le sens courant, qui est beaucoup plus large, le mot "racisme" n'est presque plus employé seul, car on préfère expliciter les notions comprises sous ce mot. Ainsi, en lieu et place du mot "racisme" trouve-t-on toujours dans les textes une énumération telle que formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et toutes formes de discriminations. Au sens large, le mot racisme a donc perdu sa signification première et est devenu pratiquement synonyme de discrimination.

En remplacement de la définition restrictive de l'UNESCO, est-il possible de donner une définition du racisme dans son acception actuelle ? Une attitude raciste consiste toujours à ne pas reconnaître à l'autre un droit que l'on reconnaît pour soi-même. Selon le droit nié chez l'autre, on trouvera tout l'éventail des différentes formes de discriminations, depuis le droit à la vie pour les formes les plus graves jusqu'au non-respect d'un droit économique, social et culturel pour les formes les plus supic_islam.jpgbtiles.

Nous savons qu’il est urgent de promouvoir le dialogue entre les cultures, les civilisations et les religions. Dans ce contexte, il faut créer les conditions pour susciter, entre les religions et les traditions spirituelles, une réflexion sur leurs valeurs communes. Il est évident que ces objectifs ne sauraient être atteints sans une profonde connaissance de la part des acteurs de leur culture, de leur religion et de leur civilisation. A chacun de dire si l’initiative aide les citoyens suisses dans ce sens.