10/02/2014

Université d'été 2014: les droits pour évaluer le développement

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La XXème  Université d’été des droits de l’ homme se focalisera sur l’approche des droits pour le développement. Le but de la formation est de donner des outils qui contribuent à la mise en place de nouveaux objectifs de développement conçus et évalués à l’aune des instruments internationaux des droits de l’homme. L’accent est mis sur le droit au développement, le droit à l’éducation et les droits culturels.

 Les valeurs des droits de l’homme ” devront constituer l’assise du nouveau programme de développement. Elles comprennent les droits sociaux et économiques, tout en incluant également les droits civils et politiques en matière de paix et de sécurité et autres défis, ainsi que le droit au développement. Tous ces éléments doivent être traités simultanément” (par.58). Ils offrent des orientations pratiques pour concevoir et évaluer les stratégies de développement et en préciser la teneur-par exemple, en donnant la priorité à l’accès universel à de l’eau de qualité, à l’alimentation, à l’énergie, à la sécurité monétaire, aux services de santé et autres biens et services publics essentiels (par. 59).  Nations Unies, Document de l’équipe spéciale post 2015

 Dates des formations:

 ·         Module 1 Formation à distance. Introduction ( 1-30 juillet 2014)

·         Module 2 Formation présentielle à Genève ( 15-19 septembre 2014)

·         Module 3 Suivi du Conseil des droits de l’homme en simultané avec la phase 2

 L’inscription s’effectue en remplissant notre formulaire et l’envoyant à l’adresse: inscription@cuhd.org.

 Délai d’inscription 15 avril 2014

Plus d’information sur

   http://cuhd.org/formations-en-droits-lhomme/xxieme-univer...

02/09/2013

Ban ki-moon: Redoubler d'efforts pour atteindre les OMD

 

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Le Secrétaire général vient de soumettre son rapport à l’Assemblée générale intitulé  Une vie de dignité pour tous : accélérer les progrès dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement et dans la définition du programme de développement des Nations Unies pour l’après-2015 dont voici un court extrait.

Assurer la transition vers un nouveau programme de développement durable situé dans la lignée des objectifs.

L’adoption des objectifs du Millénaire pour le développement a constitué une évolution majeure, parce qu’elle a permis de mobiliser la volonté politique mondiale aux fins de l’élimination de la pauvreté. Les objectifs ont axé l’attention du monde entier sur la réduction de moitié de la pauvreté extrême et la promotion du développement humain grâce à l’établissement de priorités, d’objectifs et de cibles. Toutefois, les objectifs ne représentent que l’étape intermédiaire vers le but ultime qui est de lutter contre la pauvreté sous toutes ses formes. Les projections de l’ONU pour 2015 indiquent que près de 1.2 milliard de personnes continueront à vivre dans l’extrême pauvreté, qu’on continuera à enregistrer des décès maternels évitables lors d’accouchements et que les enfants souffriront et mourront en conséquence de la faim, de la malnutrition, de maladies évitables et de manque d’eau potable et d’assainissement.

Depuis que les objectifs du Millénaire pour le développement ont été élaborés, de nouveaux défis sont apparus en plus des problèmes déjà existants. En effet, les inégalités se sont creusées, la dégradation de l’environnement s’est aggravée, les problèmes liés aux migrations se sont intensifiés etc. Tous ces thèmes devront être ajoutés au programme post 2015.

 Le programme de développement des Nations Unies au-delà de 2015 consistera à éliminer l’extrême pauvreté d’ici à 2030, préserver l’environnement et promouvoir l’inclusion sociale et des possibilités économiques pour tous. L’objectif du programme de développement pour l’après 2015 est d’instaurer un monde juste et prospère où tout un chacun pourra exercer ses droits et vivre dans la dignité et l’espoir. Pour que ce programme marche, il faudra convenir de :

  • Une vision ambitieuse de l’avenir, fermement ancrée sur les droits de l’homme et les valeurs et principes universellement acceptés.
  • Un ensemble d’objectifs et de cibles concis visant à concrétiser les priorités du programme.
  • Un partenariat mondial en faveur du développement en vue de mobiliser les moyens d’exécution
  • Un cadre de contrôle participatif afin de suivre les progrès et des mécanismes de responsabilisation mutuelle pour toutes les parties prenantes.

Camille Gervaix, collaboratrice scientifique

02/12/2012

L'après 2015: le développement pour une société inclusive



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Le Recteur de l'Université de Bergamo, Mme Melo et le professeur Rizzi titulaire de la Chaire (Bergamo)

Le monde pensa à l'après OMD, à l'après 2015. Pour Amartya Sen, le développement « peut être considéré comme le processus par lequel les libertés réelles des personnes s’accroissent ». Je peux me considérer développé, si je suis libre, libre de choisir le type de vie qui me semble bon. Le développement inclut ainsi les libertés, la liberté politique et la démocratie. Cette notion de développement permet de dépasser le débat entre droits civils et politiques d’un côté et droits sociaux de l’autre, ainsi que le débat entre libertés et droits. Une société ne peut être inclusive que sur la base de ce concept de développement.

C’était le thème du colloque organisé par la Chaire UNESCO de l’Université de Bergamo en collaboration avec la Chaire UNESCO de l’Université de Fribourg, la Chaire UNESCO de l’UNAM à Mexico, la Chaire UNESCO de l’Université de La Rioja, la Chaire UNESCO de l’Université de La Havane et la Chaire Unesco de l’Université Shahid Behesthi de Téhéran, le Collège Universitaire Henry Dunant et l’UNESCO le mois dernier. Dans ce mini sommet de Chaires UNESCO des droits de l'homme a participé Angela Melo, Directrice à la Section des Sciences Sociales et Humaines  et responsable de l’Approche des droits dans les politiques de l’UNESCO.

Les deux axes principaux d’un colloque de haut niveau qui a réuni une trentaine d’experts d’Afrique, Asie des Amériques et d’Europe étaient :
a. L’interdépendance des droits de l’homme : fin et moyen du développement. Chaque droit de l’homme peut être considéré comme une capacité à respecter et à valoriser en tant que fin et moyen du développement. De plus, toutes ces capacités fondamentales se renforcent mutuellement selon le principe de leur indivisibilité et de leur interdépendance.
b. La valeur transversale de chaque droit de l'homme. Le principe d’interdépendance des droits de l’homme implique que tous les droits peuvent se renforcer mutuellement. L’égalité entre tous les droits de l'homme ne signifie pas, cependant, leur uniformité. Dans une perspective de progrès dans l’interprétation il est utile de chercher à identifier des droits qui ont une fonction transversale accrue en raison de la position stratégique qu’ils occupent dans le système des droits de l’homme; par exemple les droits à l’éducation, à l’information et à la propriété.
Une publication recueillera l’ensemble des interventions au colloque.

Alfred Fernandez

14/08/2012

Le droit d’être gouvernés selon notre volonté et dans le respect de la loi

Dans quelques semaines débute la XVIIIème Université d'été des droits de l'homme qui aura lieu lors de la prochaine session du Conseil des droits de l'homme. En cette année du tricentenaire de Rousseau, elle traitera des liens entre développement, démocratie et libertés. Ces extraits du Rapport du Secrétaire Général « Dans une liberté plus grande » serviront de canevas à la formation :

Ce sont les besoins et les espoirs des peuples du monde qui doivent nous servir de phare. Dans le rapport que j’ai publié à l’occasion du millénaire, intitulé « Nous, les peuples » (A/54/2000), j’ai repris les premiers mots de la Charte pour bien montrer que si l’ONU rassemble des États souverains, c’est pour répondre auxbesoins des peuples qu’elle existe et c’est vers cela que doit tendre son action. Comme je l’ai dit quand j’ai été élu pour la première fois il y a huit ans, nous devons à cette fin « parfaire le triangle que forment le développement, la liberté et la paix ».

Les auteurs de la Charte l’ont clairement vu. S’ils ont parlé de préserver les générations futures du fléau de la guerre, c’était en sachant que cet objectif ne pourrait être atteint s’il était conçu de façon trop restrictive. Ils ont donc décidé de créer une organisation chargée de veiller au respect des droits de l’homme, de créerles conditions nécessaires au maintien de la justice et de l’état de droit, de favoriser le progrès social et d’instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

J’ai intitulé mon rapport « Dans une liberté plus grande » pour souligner que la Charte reste d’actualité et que les buts qui y sont énoncés doivent se concrétiser dans la vie des hommes et des femmes du monde. En parlant de liberté plus grande, j’ai voulu dire aussi que le développement, la sécurité et les droits de l’homme sont indissociables.

Même s’il a le droit de vote, un jeune homme atteint du sida, analphabète et affamé, est loin d’être libre. Même si elle gagne assez pour vivre, la femme dont le quotidien est marqué par la violence et qui n’a pas son mot à dire sur la façon dont son pays est gouverné n’est pas libre non plus. Parler d’une liberté plus grande, c’est dire que les hommes et les femmes du monde entier ont le droit d’être gouvernés selon leur volonté et dans le respect de la loi, et de vivre dans une société où chacun peut librement, sans discrimination ou sanction, s’exprimer, pratiquer une religion et s’associer à d’autres. C’est dire qu’ils doivent aussi être à l’abri du besoin, ne pas vivre sous le couperet de la misère ou des maladies infectieuses, et à l’abri de la peur, ne pas avoir à craindre que la violence et la guerre viennent bouleverser leur vie ou les priver de tout moyen de subsistance. Chacun a droit à la sécurité et au développement.

 

 

31/08/2011

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement : peut-on vraiment tenir les promesses ?

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Tenir les promesses était le titre de la résolution de l'ONU sur le Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) de septembre 2010. La XVIIème Université d'été des droits de l'homme démarre lundi à Genève pour vérifier la possibilité de « tenir les promesses ». 40 participants de 23 pays de Afrique, d'Amérique Latine et d'Europe, sélectionnés parmi près de 300 candidats, participeront à cette session qui se déroulera du 5 au 16 septembre. Elle coïncide avec le Conseil des droits de l'homme. La nouvelle présidente du Conseil, Mme Dupuy Lassere, première femme qui occupe cette charge s'adressera aux participants lors de la séance d'ouverture.

Pendant quinze jours ils se pencheront sur les possibilités de tenir les promesses dans un monde bouleversé par la crise économique, la famine en Afrique et les crises politiques dans le Maghreb et les pays arabes. Peut-on tenir les promesses  et notamment penser la communauté internationale sur les valeurs fondamentales communes : « la liberté, l'égalité, la solidarité, la tolérance, le respect de tous les droits de l'homme, la préservation de la nature et le partage des responsabilités » ? (Résolution de l'A. Générale).

Le bilan des OMD ne peut se passer de l'approche des droits de l'homme, car le développement est un droit. Il faut le rappeler avec force en cette année où les  Nations Unies commémorent le 25 anniversaire de la Déclaration sur le droit au développement.  En effet, le développement ne peut pas faire seulement objet d'une approche charitable, il doit respecter des normes si l'on veut éviter le fiasco notamment en temps de crise.  C'est pourquoi la session se penchera sur l'approche basée sur le droits au développement et le renforcement des mécanismes de protection des droits sociaux.

Les droits culturels seront également au menu, notamment les relations entre cultures et universalité des droits. La session consacrera une partie importante de son temps à la construction de mécanismes pour mesurer l'avancement des droits ainsi que pour l'identification de violations ou bonnes pratiques. La session  tirera également le bilan de la révision du Conseil des droits de l'homme achevée cette année.

Paul Gaullier, collaborateur scientifique

 

www.cuhd.org