20/09/2016

Human Rights Education: the challenges of implementation

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The wider international community recognizes that human rights education plays a key role in building inclusive societies and a sustainable future, strengthening social cohesion, especially in situations where the physical and psychological uprooting, casualization of families and disorientation occur in an extensive and stronger way such as today. Investing in human rights education serves as a sustainable strategy for a people-centred human, social and economic development.

The UN Declaration on HRET, at the initiative of Switzerland and Morocco, was adopted by the General Assembly in December 2011, motivated by the desire to send a strong signal to the international community to strengthen all efforts in human rights education and training through a collective commitment by all stakeholders.

 If the UN General Assembly had already recognized the significance of HRE as a growing discipline when it proclaimed the period 1995-2004 the Decade for Human Rights Education, followed by Resolution 59/113 which established in 2005 the “World Program for Human Rights Education” in its consecutive, on-going phases, the UN Declaration on HRET was very welcome although the challenges of its implementation and monitoring still remain.

 Before then, UNESCO made a remarkable work, especially by clarifying extensively the concept of human rights education. The UNESCO Recommendation concerning Education for International Understanding, Co-operation and Peace and Education relating to Human Rights and Fundamental Freedoms adopted in 1974 is a useful tool and we encourage States to submit to the UNESCO mechanism by sending quality reports.

 We also wish to mention the Council of Europe Charter on Education for Democratic Citizenship and Human Rights Education, adopted in 2010 by the Organisation’s 47 member States in the framework of Recommendation CM/Rec(2010)7. The publication of Guidelines aimed at supporting States efforts in this domain is also remarkable. We would recommend the last updated one, containing the Committee of Ministers’ guidelines to member States on the protection and promotion of human rights in culturally diverse societies (13 June 2016).

 Since then, many other initiatives were born. The adoption a year ago of the Sustainable Development Goals (SDGs) by the General Assembly and of the Education 2030, Framework for Action by UNESCO opens up new opportunities for the implementation of Human Rights Education at all levels as it has brought Human Rights Education to the highest level of policy making. 

 Goal 4 in its target 7 is particularly relevant to Human Rights Education as it states: By 2030, ensure that all learners acquire the knowledge and skills needed to promote sustainable development, including, among others, through education for sustainable development and sustainable lifestyles, human rights, gender equality, promotion of a culture of peace and non-violence, global citizenship and appreciation of cultural diversity and of culture’s contribution to sustainable development.

 Likewise, the Incheon Declaration para.9 stresses the importance of Human Rights Education and Training in order to achieve the post-2015 sustainable development agenda, notably through the implementation of the dedicated UNESCO Programmes “Education for Sustainable development” (ESD) and “Global Citizenship Education” (GCED)

 Claire de Lavernette, Chair of the NGO Working Group on Human Rights Education and Learning (UN)

 

 

06/04/2011

Déclaration des Nations Unies sur l'éducation aux droits de l'homme: dernière étape

 

Initié au départ conjointement par la Suisse et le Maroc, le processus de rédaction de cette déclaration remonte à septembre 2007 lorsque le Conseil des Droits de l'Homme a chargé le Comité Consultatif de rédiger un avant-projet (cf. Résolution 6/10). Celui-ci a été finalisé en mars 2010 et remis entre les mains du Conseil. Ce travail de mise en place du projet de déclaration est la première initiative basée sur une consultation transrégionale par le biais du Pôle Education et formation aux Droits de l'homme : Costa Rica, Italie, Maroc, Philippines, Sénégal, Slovénie et la Suisse. Ces sept pays ont tenus à ouvrir les consultations informelles à la société civile. Après d'intenses négociations, le Conseil des Droits de l'homme s'est mis d'accord sur un texte qui a fait l'objet d'une résolution procédurale qu'il a adopté lors de la tenue de sa 16ème session. Cette résolution permettra à la déclaration de parvenir à l'Assemblée Générale à New York pour y être officiellement proclamée normalement d'ici la fin de l'année.

De nombreuses délégations étatiques et ONGs ont pris part à la mise en place et la négociation de ce texte, signe, s'il en faut encore, de l'actualité, de l'importance de cette problématique et de la volonté à maintenir dans leurs préoccupations premières la mise en place de politiques favorisant l'éveil et la prise de conscience à la problématique des droits de l'homme.

Bien que toutes les parties prenantes ne soient pas nécessairement en accord sur l'argumentaire mettant en place cette initiative, elles ont cependant montré leurs volontés de favoriser la mise en place d'un consensus permettant d'avoir un texte final à la foi consistant pour parvenir à des actions concrètes, et acceptable par tous.

Les initiateurs de ce projet, conscients de l'existence d'autres instruments internationaux plus contraignants sur ce même sujet ont cherchés à développer dans ce projet de déclaration non pas une nouvelle approche mais un recueil pratique dans lequel il est fait mentions des moyen possible aidant la mise en place d'un cadre et d'outils normatifs pour l'utilisation de cet instrument qu'est l'éducation et la formation.

Ce texte étant une déclaration, il n'aura certes pas de valeur contraignante, sa portée concrète sera donc sujette à la volonté politique de chaque Etat. Les ONGs et Institutions Nationales des droits de l'homme devront donc rester mobilisées en rappelant sans relâche l'importance des engagements pris par leurs gouvernements dans d'autres instruments internationaux plus contraignants.

Les ONGs comme l'a noté Mr. Richemond (CNDH du Nigéria), pourront citer cette déclaration, qui comme nous l'avons vu précédemment, donne aux Etats les moyens concrets pour l'instauration d'un cadre normatif  et le développement de moyens matériel (par la création de fonds de financements comme FIDOP de l'OIF par exemple) rendant possible leur action et leur plaidoyer sur le terrain et ainsi participer concrètement avec les Etats à la promotion et la mise en place d'une culture universelle des droits de l'homme.

Ce texte est aussi un bon point de départ pour des réflexions visant à mettre effectivement en place des moyens de promotion appropriés à la spécificité  des populations locales. Il est ainsi proposé dans la déclaration (art 6.2) par exemple, d'utiliser l'art comme facteur de dissémination et d'assimilation  des droits de l'homme. Comme l'a judicieusement rappelé l'association Points Cœur, l'art est une activité universelle qui respecte la spécificité et l'expression propre à chaque culture. L'art ainsi permet de judicieusement promouvoir cette culture universelle que sont les droits de l'homme puisqu'ils s'attachent à défendre et promouvoir ce qui fait la dignité du genre humain.