05/09/2017

Programme Mondial en droits de l'homme: rapport a mi-parcours

 

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Le Bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’homme vient de publier le rapport à mi-parcours de la troisième phase (2015-2019) du Programme mondial d’éducation dans le domaine des droits de l’homme. (Doc A/HRC/36/24). Le rapport  se fonde sur les renseignements reçus de 20 États et de 18 institutions nationales des droits de l’homme.

Selon le rapport des informations réunies dans le présent rapport que des efforts importants ont été faits dans certains pays depuis 2015 dans le domaine de l’éducation et de la formation aux droits de l’homme mais ils ne s’inscrivent pas nécessairement dans une stratégie élaborée dans le contexte spécifique du Programme mondial d’éducation dans le domaine des droits de l’homme.

Par exemple, des stratégies sectorielles globales ont été adoptées quant à l’éducation aux droits de l’homme dans le système scolaire alors que les actions menées, souvent dans le contexte de réformes, ont été au-delà de l’élaboration des programmes et ont touché à la politique éducative, à la formation des enseignants et des autres personnels éducatifs aux droits de l’homme et au développement de la recherche et des activités extrascolaires. De surcroît, certains efforts de formation

aux droits de l’homme ont été faits dans le cadre de stratégies plus larges visant à aborder les questions de droits de l’homme dans des contextes spécifiques, avec des axes thématiques communs (tels que la migration, le genre et la diversité), et l’utilisation de méthodes participatives et centrées sur l’apprenant. La coopération entre les acteurs nationaux − entités gouvernementales, institutions nationales des droits de l’homme, organisations de la société civile et monde universitaire − et entre ceux-ci et les organisations régionales et internationales semble être un élément récurrent et prometteur.

De nouveaux défis sont apparus d’après le rapport, notamment en ce qui concerne la formation des professionnels, par exemple la confrontation entre mise en œuvre d’initiatives de formation ponctuelles et stratégies globales, ou l’évaluation et le suivi inadéquats des processus de formation. En outre, la formation aux droits de l’homme des journalistes et des professionnels des médias semble moins développée que celle de publics plus « traditionnels » tels que les forces de l’ordre.

(Extrait des conclusions du Rapport)

20/09/2016

Human Rights Education: the challenges of implementation

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The wider international community recognizes that human rights education plays a key role in building inclusive societies and a sustainable future, strengthening social cohesion, especially in situations where the physical and psychological uprooting, casualization of families and disorientation occur in an extensive and stronger way such as today. Investing in human rights education serves as a sustainable strategy for a people-centred human, social and economic development.

The UN Declaration on HRET, at the initiative of Switzerland and Morocco, was adopted by the General Assembly in December 2011, motivated by the desire to send a strong signal to the international community to strengthen all efforts in human rights education and training through a collective commitment by all stakeholders.

 If the UN General Assembly had already recognized the significance of HRE as a growing discipline when it proclaimed the period 1995-2004 the Decade for Human Rights Education, followed by Resolution 59/113 which established in 2005 the “World Program for Human Rights Education” in its consecutive, on-going phases, the UN Declaration on HRET was very welcome although the challenges of its implementation and monitoring still remain.

 Before then, UNESCO made a remarkable work, especially by clarifying extensively the concept of human rights education. The UNESCO Recommendation concerning Education for International Understanding, Co-operation and Peace and Education relating to Human Rights and Fundamental Freedoms adopted in 1974 is a useful tool and we encourage States to submit to the UNESCO mechanism by sending quality reports.

 We also wish to mention the Council of Europe Charter on Education for Democratic Citizenship and Human Rights Education, adopted in 2010 by the Organisation’s 47 member States in the framework of Recommendation CM/Rec(2010)7. The publication of Guidelines aimed at supporting States efforts in this domain is also remarkable. We would recommend the last updated one, containing the Committee of Ministers’ guidelines to member States on the protection and promotion of human rights in culturally diverse societies (13 June 2016).

 Since then, many other initiatives were born. The adoption a year ago of the Sustainable Development Goals (SDGs) by the General Assembly and of the Education 2030, Framework for Action by UNESCO opens up new opportunities for the implementation of Human Rights Education at all levels as it has brought Human Rights Education to the highest level of policy making. 

 Goal 4 in its target 7 is particularly relevant to Human Rights Education as it states: By 2030, ensure that all learners acquire the knowledge and skills needed to promote sustainable development, including, among others, through education for sustainable development and sustainable lifestyles, human rights, gender equality, promotion of a culture of peace and non-violence, global citizenship and appreciation of cultural diversity and of culture’s contribution to sustainable development.

 Likewise, the Incheon Declaration para.9 stresses the importance of Human Rights Education and Training in order to achieve the post-2015 sustainable development agenda, notably through the implementation of the dedicated UNESCO Programmes “Education for Sustainable development” (ESD) and “Global Citizenship Education” (GCED)

 Claire de Lavernette, Chair of the NGO Working Group on Human Rights Education and Learning (UN)

 

 

26/02/2012

Culture des droits de l'homme: un espace pour la dignité humaine

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Parvenir à une culture des droits de l’homme : voilà l’objectif dernier du travail du Conseil des droits de l’homme qui commence lundi. La culture des droits de l’homme s’inspire, des instruments, des traités internationaux,  des droits de l’homme. Ces instruments renferment une conception de la personne humaine que devrait fonder cette culture. Car, au fond, la culture des droits de l’homme vise tout simplement à mettre en place un lieu, un espace, pour l’épanouissement de la personne humaine.

Il vaut la peine de relire les propos du diplomate chilien Hernán Santa Cruz, un des rédacteurs de la Déclaration, lorsqu’il se souvient de ce 10 décembre 1948 au Palais de Chaillot (photo) : J’ai eu le sentiment très clair que je participais à un événement d’une portée vraiment historique au cours duquel un consensus s’était fait sur la valeur suprême de la personne humaine, une valeur qui n’a pas trouvé son origine dans la décision d’une puissance de ce monde, mais plutôt du fait même de son existence qui a donné naissance au droit inaliénable de vivre à l’abri du besoin et de l’oppression et de développer pleinement sa personnalité.  Il y avait dans la grande salle…une  atmosphère de solidarité et de fraternité authentiques entre des hommes et des femmes de toutes latitudes, une atmosphère que je n’ai jamais retrouvée dans une quelconque instance internationale.

La Déclaration universelle des droits de l’homme nous offre une définition de l’être humain, c’est cette définition la pierre de touche de tous les instruments internationaux et de la société internationale elle –même. Que dit l’article premier de la Déclaration ? :

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Liberté et égalité de droits, conscience et rationalité, fraternité, appartenance fondamentale à la même famille humaine.  L’être humain est caractérisé comme un être doué de rationalité, capable de connaître la réalité et de la comprendre, de dialogue avec autrui sur une base commune : la commune rationalité.  Le philosophe C. S. Peirce l’exprime simplement : Donnons à un être humain quelconque une information suffisante sur une question quelconque, amenons-le à examiner cette question de façon suffisamment approfondie, le résultat sera qu'il arrivera à une certaine conclusion définie ; cette conclusion sera exactement la même que celle que tous les autres atteindront dans des circonstances suffisamment favorables.

L’être humain est également un être moral. Parce qu’il est libre, il peut décider de ses actes et sa conscience –éclairé par sa raison -  le guide dans la poursuite de son devoir.  Rousseau l’a exprimé de façon brillante dans l’Émile : Conscience ! Conscience ! Instinct divin, immortelle et céleste voix, guide assuré d’un être ignorant et borné, mais intelligent et libre ; juge infaillible du bien et du mal, qui rend l’homme semblable à Dieu, c’est toi qui fais l’excellence de sa nature et la moralité de ses actions ; sans toi, je ne sens rien en moi qui m’élève au-dessus des bêtes.

Alfred Fernandez

24/05/2010

Rapporteur sur le droit à l'éducation: l'heure de l'effectivité

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La nomination du Rapporteur Spécial du Conseil des droits de l'homme sur le droit à l'éducation intervient à un moment crucial pour l’avenir de l’éducation dans le monde. En ce moment, les Nations Unies ont besoin d’une personnalité qui rende effectif le droit à l’éducation par une collaboration étroite avec les pays et le système des Nations Unies. Notre Collège soutient la candidature de K. Singh,  quiqui est une autorité internationalement reconnue dans le droit à l’éducation.

Mr Singh a non seulement des hautes qualités académiques, mais surtout un longue expérience de collaboration avec des gouvernements, nombreux déjà, avec lesquels il a travaillé à la mise en œuvre concrète des législations sur l’éducation.En tant que Secrétaire du groupe conjoint d’experts UNESCO/ECOSOC (CESCR), il a prouvé sa capacité à coordonner le travail développé par l’UNESCO avec celui des organes de protection des droits de l’homme sur cette problématique. Cette expérience fait de lui un « homme clé » capable d’unifier le droit à l’éducation au sein des institutions internationales.

Après deux titulaires de ce mandat venant respectivement des aires occidentale et latino-américaine, il est extrêmement important qu’un ressortissant de la région Asie soit nommé dans cette fonction. En effet, c’est surtout en Asie et en Afrique que se trouvent les pays qui ont le plus besoin d’être soutenus dans la mise en œuvre du droit à l’éducation.

Présentation K. Singh.pdf

Photo: K. Singh à l'Université d'été des droits de l'homme 2009

17/12/2008

XVème session de l’Université d’été des droits de l’homme

Unité I (à distance) : du 1er avril au 30 avril 2009
Unités II et III (à Genève) : du 24 août au 4 septembre 2009


En collaboration avec :
la Fondation Henry Dunant- América Latina, Santiago du Chili.
la Chaire UNESCO Citoyenneté démocratique et liberté culturelle,
le Bureau International d’ Education BIE - UNESCO,


L’objectif général  est de donner aux participants  les outils pour la mise en œuvre des politiques publiques basées sur les droits de l’homme et pour promouvoir une culture des droits de l’homme fondée sur un dialogue entre les cultures et les religions.

Réalisée en étroite collaboration avec le Bureau du Haut Commissaire aux droits de l’homme et l’UNESCO, cette formation permet de participer aux sessions des organes de protection de Droits Humains. Cette année, l’organe retenu est le nouveau Comité Consultatif, organe subsidiaire du Conseil des droits de l’homme.

A la fin de la formation, les participants auront acquis des compétences leur permettant de:
1.    Adopter une approche des politiques publiques fondée sur les droits.
2.    Mettre en place des mécanismes de suivi des DESC.
3.    Participer activement aux réunions internationales relatives aux droits de l’homme et élaborer des Rapports parallèles pour les Comités.

CONTENU DE LA FORMATION

Le programme comporte 4 unités pédagogiques.

L’unité I se déroule à distance, via internet, pendant un mois au terme duquel les participants sont soumis à un contrôle de connaissances qui a lui aussi lieu à distance. Compte tenu des places disponibles limitées, il est opéré une sélection des candidatures en fonction de la qualité des dossiers déposés et du résultat au contrôle de connaissances.
L’unité II se déroule à Genève pendant deux semaines. Elle est consacrée à l’enseignement des principes régissant les droits de l’homme.
L’Unité III dédiée au suivi des organisations internationales se superpose à l’Unité II, elle a lieu aux mêmes dates.
L’unité IV, facultative, clôture ce programme et offre la possibilité aux participants qui le souhaitent de réaliser un travail de recherche dans le domaine des droits de l’homme.

Conditions financières
La taxe d'inscription est de CHF 500 pour la partie à distance (Unité I) et de CHF 2000 pour les Unités II et IV. L’Unité III est gratuite. Le paiement de la partie à distance (Unité I) doit être effectué dès que le participant aura reçu une confirmation d’inscription du Collège universitaire Henry Dunant (CUHD – UEDH) et au plus tard le 5 avril 2009.

RENSEIGNEMENTS


CUHD
32 rue de l'Athénée, 1206 Genève, Suisse
tél. +41 22 789 34 42 / fax +41 22 789 29 22
info@cuhd.org / www.aidh.org/uni