07/08/2015

XXI Université d'été: la priorité des droits de l'homme dans le développement

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La session francophone démarre lundi 10 août  à Genève. 20 participants de 12 pays d’Afrique, d’Europe et du Maghreb, sélectionnés parmi 105 candidats, participeront à cette session qui se déroulera jusqu’au 14 août. La formation coïncide avec la session du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme. Les participants suivront la présentation du rapport sur les « fonds rapaces » de Jean Ziegler avec lequel ils dialogueront. Les « fonds rapaces » sont des fonds essentiellement spéculatifs qui achètent à bas prix des dettes émises par des Etats en difficulté pour ensuite exiger leur remboursement notamment avec l’aide des juridictions américaines.

2015 est une date charnière dans l’agenda du développement mondial. C’est la fin des Objectifs du Millénaire et le début d’un nouvel agenda international. Depuis 2013 le programme de l'Université d'été des droits de l'homme s’est focalisé sur l'approche des droits pour le développement. Dans le sillage du Document de l’Equipe spéciale des Nations Unies les droits de l’homme « offrent des orientations pratiques pour concevoir et évaluer les stratégies de développement et en préciser la teneur - par exemple, en donnant la priorité à l'accès universel à de l'eau de qualité, à l'alimentation, à l'énergie, à la sécurité monétaire, aux services de santé et autres biens et services publics essentiels ».

Les participants viennent des institutions nationales des droits de l’homme, de la magistrature, des administrations publiques et des ONG. Le but essentiel de la formation est d’établir une stratégie internationale pour que les nouveaux objectifs du développement, au-delà de la seule économie, incorporent surtout la dimension humaine: « droits de l’homme et démocratie ». La formation  aura lieu notamment au Palais des Nations et au Centre d’Accueil de la Genève Internationale.

Lors de la séance de clôture Pastor Elias Murillo, membre du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale et promoteur de la Décennie des Nations Unies des afro-descendants prononcera l’allocution finale. En proclamant cette Décennie, la communauté internationale distingue les personnes d'ascendance africaine comme groupe dont les droits humains doivent être promus et protégés et qui est souvent le plus discriminé. Pour pouvoir accroître leur visibilité et donc promouvoir la réalisation de leurs droits de l’homme et de leurs libertés fondamentales, il est essentiel de reconnaître que les personnes d’ascendance africaine constituent un groupe distinct. En Amérique, ce sont environ 200 millions de personnes qui se considèrent d’ascendance africaine. Des millions d’autres vivent dans diverses régions du monde, et ce, en dehors du continent africain.

Alfred Fernandez