23/01/2017

Mohamed VI: les terroristes vont en enfert

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En août 2016 le souverain marocain dans un discours à la Nation relativement peu commenté dans les  médias a eu des mots très forts contre les terroristes qui agissent au nom de l’Islam.

« Les terroristes qui agissent au nom de l’islam sont des individus égarés condamnés à l’enfer pour toujours, a affirmé Mohammed VI. Ils instrumentalisent certains jeunes musulmans, plus particulièrement en Europe, et exploitent leur méconnaissance de la langue arabe et de l’islam véridique pour relayer leurs messages erronés et leurs promesses dévoyées. »

Le Roi a « invité » les 5 millions de Marocains vivant en Europe et dans le reste du monde « à rester attachés aux valeurs de leur religion et à leurs traditions séculaires face à ce phénomène qui leur est étranger ». Il a « exhorté » ses concitoyens « à être toujours en première ligne parmi les défenseurs de la paix, de la concorde et du vivre-ensemble dans leurs pays de résidence respectifs ».

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Alfred Fernandez

 

13/10/2016

De la tolérance à la laïcité: Colloque à Ferney

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Ce week-end à Ferney Voltaire se tiendra un colloque sur le thème de la Tolérance à la laïcité que nous co-organisons avec l'Institut supérieur des religions et la laïcité de Lyon 2 et la Mairie de Ferney Voltaire. Ce colloque s'inscrit dans une vaste initiative de l'Institut appelé Assises des religions et de la laïcité. On trouvera le programme complet sur le site de la Mairie de Ferney

http://www.ferney-voltaire.fr/agendas/les-assises-de-la-l...

Tolérance et laicité. Relation entre les pouvoirs publics et les religions. Pardonnez-moi si j’aborde la question à la façon du "persan" de Montesquieu, en partant de ce qu'un spectateur, disons objectif, perçoit des sociétés occidentales. Et le "persan" perçoit , avant tout, une ambiguïté dans les relations entre les Etats ou les pouvoirs publics et les églises / religions.

 Ambiguïté, parce que d'une part l'Etat est censé protéger les libertés publiques parmi lesquelles la liberté religieuse occupe une place privilégié et que d'autre part, on observe que les relations entre les Etats et les églises / religions dans beaucoup de pays sont tendues voire conflictuelles. Bien sûr il conviendrait de faire la différence entre les religions / églises implantées de longue date et les nouveaux venus, car les tensions que l'on pourrait appeler traditionnelles se sont aggravés en Europe avec la venue de l'Islam. Ambiguïté en conséquence qui mérite une analyse plus serrée.

 Dans la tradition politique occidentale ,la protection des libertés publiques est une mission fondamentale de l'Etat, sinon sa mission essentielle. La liberté de pensée, de croyance et de conscience constituent le noyau de ces libertés et on peut affirmer que les libertés politiques: liberté d'association, liberté d'expression et de réunion, par exemple, ne sont que des instruments au service de cette liberté essentielle que j'appellerai pour être bref: liberté de pensée. Ces libertés sont inscrites dans toutes les Constitutions occidentales et figurent ainsi parmi les principes de nos Etats. Inscrites maintenant dans la Charte des droits de l'homme, elles constituent un des principes fondateurs de la communauté internationale (cf. Déclaration universelle des droits de l'homme, art. 18, 19 et 20 et Pacte relatif aux droits civils et politiques, art. 18, 19, 21 et 22 ).

 Or malgré ces engagements solennels, on remarque un état de tension / conflit entre les églises / religions et les Etats, une tension qui s'est aggravée dans les années 90 à la suite de ce que les sociologues ont appelé "le réveil du religieux". Dans les Etats occidentaux ce réveil a fait renaître des tendances dites "laïques" d'une virulence incongrue dans une société démocratique. Ce phénomène demande une étude approfondie qui n'a pas encore été faite.

Alfred Fernandez

 

26/02/2015

Religions Ensemble pour l'Action Humanitaire 27 mai au Palais des Nations

 

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Le mercredi 27 mai, de 13 à 18 h. l'Ordre de Malte, en coopération avec le Secrétariat du Sommet Humanitaire Mondial, organise au Palais des Nations, Salle XVII, un Symposium sur les "Religions ensemble dans l'action humanitaire".

Inscrivez-vous dès maintenant:  http://lc.cx/z4X

The Symposium "Religions Together for Humanitarian Action" - organized by the Order of Malta in cooperation with the World Humanitarian Summit Secretariat - shall focus on the specific contribution of Faith-based actors to humanitarian action and how they could improve assistance and protection to victims of armed conflicts, as well as facilitate reconciliation. Please register: http://lc.cx/z4X

 Michel Veuthey


16/09/2014

L'enfant el la religion. Colloque dans la XXe Université d'été

enseignement religieux, droits de l'enfant, religion, droits de l'homme

Selon les dernières données du Pew Institut, 82% des personnes dans le monde sont affiliées à une religion.  Comme le souligne la Déclaration sur l'élimination de toutes formes d'intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction des Nations Unies « la religion ou la conviction constitue pour celui qui la professe un des éléments fondamentaux de sa conception de la vie »  et donc élément central de son identité.

Dans son article 5 la même Déclaration affirme que « les parents ou, le cas échéant, les tuteurs légaux de l'enfant ont le droit d'organiser la vie au sein de la famille conformément à leur religion ou leur conviction et en tenant compte de l’éducation morale conformément à laquelle ils estiment que l'enfant doit être élevé ». (alinéa 1), mais aussi que « les pratiques d'une religion ou d'une conviction dans lesquelles un enfant est élevé ne doivent porter préjudice ni à sa santé physique ou mentale ni à son développement complet » (alinéa 3).

Le sujet et très actuel comme le montrent les sentences de la Cour européenne des droits de l’homme sur le sujet, par exemple: Folgerø et autres c. Norvège,  Appel-Irrgang et autres c. Allemagne,   Lautsi et autres c. Italie,  Zengin c. Turquie, ou le rapport du Rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté religieuse sur la question de la liberté de religion ou de conviction dans le contexte de l’enseignement scolaire (2010).

Ce colloque se propose les relations entre l’enfant et la religion sous quatre angles : historique, juridique, la transmission et l’enseignement.
Le colloque aura lieu le 18 septembre de 9h à 17h au Bureau International d'Education (Genève)

Programme colloque.pdf