07/12/2016

Le rôle des ONG en faveur de la liberté religieuse

istock-lentreprise-religion-fait-religieux-1_5478260.jpg

Les ONG qui travaillent au sein du système de protection des droits de l’homme ont un rôle essentiel dans la protection de la liberté religieuse. Nous pouvons citer cinq actions majeures:

 1. Favoriser une approche des libertés basée en évidences. Les ONG avec les Universités doivent effectuer des recherches pour établir des faits sur lesquels sont établis des politiques. Pour ce faire, la mise en place d’observatoires internationaux comme celui de AED sont fondamentaux tout comme le travail au niveau national en créant des indicateurs et autres outils de mesure.

 2. Favoriser une approche du religieux avec des catégories propres à la religion. L’analyse doit se faire avec rigueur scientifique.

 3. Une troisième approche que les ONG peuvent promouvoir c’est l’approche basée sur les droits de l’homme. Aux Nations Unies nous avons un corpus important de normes qui encadrent la liberté religieuse et l’action des ONG doit se fonder sur ces nomes, notamment l’article 18 du Pacte de droits civils et politiques.

 4. Les ONG doivent faire du plaidoyer auprès des instances internationales en développant quelques idées centrales. La radicalisation naît des identités menacées, de la violation des droits culturels. La religion est un élément central dans la construction de l’identité. Mais ce n’est pas l’unique : la science, les convictions, les idéologies politiques ou la mentalité dominante peuvent faire l’objet de radicalisations et déboucher sur la violence.

 5. Enfin les ONG doivent devenir des artisans du dialogue. Il nous semble convenable d’utiliser un instrument de l’UNESCO qui décrit un ensemble de compétences nécessaires pour le dialogue interculturel. Les voici :

  • le respect (« valorisation d’autrui ») ;
  • la conscience  de  soi/l’identité  («  comprendre  le  prisme  à  travers lequel chacun de nous perçoit le monde ») ;
  • l’aptitude à regarder les choses sous un angle/point de vue différent (« en reconnaissant les similitudes et les différences entre ces points de vue ») ;
  • l’écoute (« participer à  un  dialogue  interculturel  authentique ») ;
  • l’adaptation (« être capable d’adopter temporairement une autre manière de voir ») ;
  • l’aptitude à établir des relations (« nouer des liens personnels transculturels durables ») ;
  • l’humilité culturelle  («  combiner  respect  et  conscience  de  soi »)

Les ONG peuvent promouvoir des déclarations, des études et des actions conjointes entre les diverses religions montrant ainsi la convergence des cultures.

 

Alfred Fernandez, Directeur

20/09/2016

Human Rights Education: the challenges of implementation

conseil droits de l'homme,education aux droits de l'homme,déclaration sur l'éducation aux droits de l'homme,objectives du développement durable, education à la citoyenneté

The wider international community recognizes that human rights education plays a key role in building inclusive societies and a sustainable future, strengthening social cohesion, especially in situations where the physical and psychological uprooting, casualization of families and disorientation occur in an extensive and stronger way such as today. Investing in human rights education serves as a sustainable strategy for a people-centred human, social and economic development.

The UN Declaration on HRET, at the initiative of Switzerland and Morocco, was adopted by the General Assembly in December 2011, motivated by the desire to send a strong signal to the international community to strengthen all efforts in human rights education and training through a collective commitment by all stakeholders.

 If the UN General Assembly had already recognized the significance of HRE as a growing discipline when it proclaimed the period 1995-2004 the Decade for Human Rights Education, followed by Resolution 59/113 which established in 2005 the “World Program for Human Rights Education” in its consecutive, on-going phases, the UN Declaration on HRET was very welcome although the challenges of its implementation and monitoring still remain.

 Before then, UNESCO made a remarkable work, especially by clarifying extensively the concept of human rights education. The UNESCO Recommendation concerning Education for International Understanding, Co-operation and Peace and Education relating to Human Rights and Fundamental Freedoms adopted in 1974 is a useful tool and we encourage States to submit to the UNESCO mechanism by sending quality reports.

 We also wish to mention the Council of Europe Charter on Education for Democratic Citizenship and Human Rights Education, adopted in 2010 by the Organisation’s 47 member States in the framework of Recommendation CM/Rec(2010)7. The publication of Guidelines aimed at supporting States efforts in this domain is also remarkable. We would recommend the last updated one, containing the Committee of Ministers’ guidelines to member States on the protection and promotion of human rights in culturally diverse societies (13 June 2016).

 Since then, many other initiatives were born. The adoption a year ago of the Sustainable Development Goals (SDGs) by the General Assembly and of the Education 2030, Framework for Action by UNESCO opens up new opportunities for the implementation of Human Rights Education at all levels as it has brought Human Rights Education to the highest level of policy making. 

 Goal 4 in its target 7 is particularly relevant to Human Rights Education as it states: By 2030, ensure that all learners acquire the knowledge and skills needed to promote sustainable development, including, among others, through education for sustainable development and sustainable lifestyles, human rights, gender equality, promotion of a culture of peace and non-violence, global citizenship and appreciation of cultural diversity and of culture’s contribution to sustainable development.

 Likewise, the Incheon Declaration para.9 stresses the importance of Human Rights Education and Training in order to achieve the post-2015 sustainable development agenda, notably through the implementation of the dedicated UNESCO Programmes “Education for Sustainable development” (ESD) and “Global Citizenship Education” (GCED)

 Claire de Lavernette, Chair of the NGO Working Group on Human Rights Education and Learning (UN)

 

 

15/07/2016

Rapprochement des cultures : Famille humaine, solidarité et fraternité

 

Le 14 juillet dernier, à Genève, s'est clôturé le cours de « Rapprochement des cultures : Famille humaine, solidarité et fraternité » organisé par le Collège Universitaire Henry Dunant en collaboration avec l’Université de la Rioja et de Zaragoza (Espagne), l’Université « Dimitri Cantemir » (Roumanie) et l’Université Sétif 2 (Algérie). 

Le cours s’est organisé sous forme de tables rondes où professionnels et participants pouvaient librement débattre sur les notions de solidarité et fraternité. Parmi ces professionnels, se trouvaient Ocatavia Costea, Professeure à l’Université de Cant

image2.JPG

emir (Roumanie), Naouel Abdellatif Mami, Vice-rectrice à l’Université de Sétif 2 (Algérie), Jorge Ferreira, Représentant permanent auprès des Nations Unies de New Humanity, Jan Marejko, Philosophe et écrivain.

Le cours n’a pas seulement donné l’opportunité aux participants d’échanger avec des professionnels, mais les a également permis de suivre le Mécanisme d’Experts des peuples autochtones organisé par les Nations Unies au Palais des Nations où la question du droit à la santé des enfants et jeunes autochtones a été abordée. Par ce biais, ils ont pu bénéficier d’une visite du Palais des Nations.

Tout au long de cette semaine, les participants, issus de cultures différentes, ont fait preuve d’un grand intérêt, partageant leurs expériences et leur vision sur la solidarité et la fraternité. Les échanges et débats ont permis à chacun de regarder au-delà de leur vision de base, ce qui est l’un des principaux objectif de cette formation.

 Jessica Pelissier