16/02/2018

Migrants : que puis-je faire ?

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Plus de 200 entretiens avec des passants dont plusieurs réfugiés qui avaient traversé la Méditerranée sur des bateaux de fortune… Comme ces « héros de l’ordinaire » symbolisés par les origamis placés sur le sol de la gare : c’est le résultat de notre après-midi de sensibilisation à la gare Cornavin.

« Que puis-je faire ? » : c’était l’interrogation la plus fréquente de la part des passants. Comme réponse, nous avons évoqué le Global Compact sur les migrants actuellement en négociation ou bien la responsabilité que le droit de vote donne à chacun.

L’intérêt était tel que les 500 flyers explicatifs ont disparus en l’espace d’à peine deux heures. Ces flyers informaient de l’ampleur de la catastrophe : rien qu’en 2017, près de 200 000 personnes ont mis leur vie en péril pour atteindre l'Europe en traversant la Mer Méditerranée. Plus de 3000 d'entre eux sont morts en chemin.

En retour, les passants nous ont communiqué le chiffre du jour que nous ne connaissions pas : 90 disparus pour la seule journée du 2 février.

Lors de cet événement, nous avons réalisé un petit film qui sera disponible sur le blog dans quelques jours.

Isabel Marquez de Prado

31/01/2018

Partager les richesses

Le vendredi 2 février de 17h00 à 19h00 aura lieu au cœur de la gare Cornavin à Genève un happening organisé par le CUHD afin de sensibiliser les genevois et passants sur la cause des réfugiés.

En 2017,  184'169 personnes ont mis leur vie en péril pour atteindre l'Europe en traversant la Mer Méditerranée. 3'116 d'entre eux sont morts en chemin. 

Plus de 900 petits bateaux en papier seront disposés au sol afin de leur rendre hommage; chaque bateau représentant 200 migrants. Le but est d’ouvrir le dialogue et de faire en sorte que les passants prennent conscience de la difficile situation des migrants qui en ce moment-même traversent la Mer Méditerranée. 

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24/01/2018

La croix de l'Ordre de Saint Raymond de Peñafort

Nous avons l'honneur de vous informer que Madame Ana María Vega Gutiérrez, membre du Conseil scientifique du Collège Universitaire Henry Dunant (CUHD) a été décorée de la croix de l'Ordre de Saint Raymond de Peñafort, plus grande décoration espagnole décernée à des juristes.

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L'article de presse

 

23/01/2018

Traite des êtres humains : Journée de prière et de réflexion jeudi 8 février

Journée internationale, prière, traite êtres humains, trafic personnes, esclavage, abolition

2018 : Année des migrations et des Droits de l'Homme

2018 : Année des migrations et des Droits de l'Homme

Les migrants et les réfugiés sont au coeur de l’actualité nationale et internationale : aux Etats-Unis, en Allemagne, en France, en Italie et ailleurs, la migration est devenu un élément clef pour l’adoption de budgets et la formation de Gouvernements. Sur le plan international, c’est au moins une douzaine de rendez-vous que se sont fixés les Gouvernements avec la société civile pour négocier les deux Pactes mondiaux (« Global Compacts » en anglais), 

- l’un sur les réfugiés, à Genève, sous l’égide du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR),
- l’autre sur les migrations, à New York, avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Les deux « Pactes mondiaux » devraient être adoptés cet automne par l’Assemblée générale des Nations Unies. Ces deux textes n’auront pas valeur de traités internationaux, ne seront pas contraignants. Ils ne feront que réaffirmer des obligations existantes du droit positif national et international, en particulier du droit des réfugiés, des droits des travailleurs migrants, des Droits de l’Homme. Au delà de la réaffirmation des normes et coutumes du droit existant, ces deux Pactes devraient renforcer la volonté et la capacité des Etats et de la société civile ( en particulier de l’économie privée et des collectivités locales ) de mettre en oeuvre les traités existants.

L’essentiel, au delà de la question de savoir qui est un réfugié ou un migrant, et quelles définitions et dénominations donner à celles et ceux qui n’entreraient pas dans ces catégories, sera de ne pas perdre de vue que le 10 décembre de cette année marquera le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme : au delà des définitions, des catégories, des normes et des mécanismes, il faudra rappeler l’impérieuse nécessité de réaffirmer le coeur de cette Déclaration universelle, le respect de la vie et de la dignité de chaque être humain par Gouvernements et acteurs de la société civile. C’est la légitimité de nos Etats, de nos civilisations et de notre communauté internationale qui est en jeu.

Michel Veuthey

 

14/01/2018

Lundi 15 janvier 14 h. 30 au Palais des Nations - Evénement sur la traite des êtres humains

A l'occasion de l'Examen périodique universel (EPU) de la France, des experts viennent au Palais des Nations
(Salle XXIV)  à Genève à l'invitation de Caritas Internationalis pour discuter de la traite des êtres humains

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30/11/2017

Premier code international sur le droit à l'éducation

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Ce recueil de normes internationales regroupe les dispositions figurant dans les normes sur le droit à l’éducation sous des concepts pris des instruments internationaux des Nations Unies, de l’UNESCO et de l’OIT. Cette étude concerne donc exclusivement le système universel. Il a pour finalité de donner une vision exhaustive du droit international sur l’éducation et de faciliter également une meilleure compréhension de ce droit.

  • La première partie, intitulée « Droit à l’éducation en général » recense les dispositions en
    fonction des alinéas de l’article 13.
  • Une deuxième partie traite des « droits catégoriels » qui se sont développés de façon
    importante depuis les dernières décennies, à savoir l’éducation des femmes et des filles, des
    enfants ou des minorités.
  • Enfin, dans les normes internationales, le droit à l’éducation est mis en relation directe avec
    certains autres droits.

Cette présentation en trois grands axes a pour but de faciliter la recherche sur le droit à l’éducation, offrant un outil adressé à trois publics bien différents : les gouvernements et pouvoirs publics en général, les autres parties prenantes de ce droit au niveau national et international et les universitaires et membres de l’académie. La finalité dernière est celle de renforcer la protection du droit à l’éducation au niveau national et de faciliter l’approche basée
sur les droits de l’homme dans l’éducation.
Enfin, les textes internationaux figurent dans le recueil, soit dans leur intégralité, soit sous la forme des articles faisant référence à l’éducation. Ils sont classés par organisation, i.e. ONU, UNESCO, OIT puis, à l’intérieur de chaque institution, par type d’instruments. Le lecteur a ainsi sous la main les textes originaux de l’ensemble des instruments pour une référence immédiate

Le recueil sera présenté lundi 4 décembre au Palais des Nations  (salle XI à 10h) dans un événement organisé par le Collège universitaire Henry Dunant, OIDEL et les Missions permanentes de Portugal et de Finlande.

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Alfred Fernandez

15/11/2017

Le travail des enfants : le droit qui fait débat

L’accès à l’éducation est un droit fondamental et pourtant, selon l’UNESCO, 263 millions d’enfants n’étaient toujours pas scolarisés en 2016. Plus de la moitié d’entre eux, soit environ 168 millions selon l’OIT, travaillent dans des conditions qui peuvent être considérées comme dangereuses. Il faut néanmoins savoir que pour ces enfants, travailler n’est pas forcément un choix mais une nécessité. Dans de nombreux pays, les familles n’ont pas la possibilité de payer les frais scolaires et parfois même, les enfants sont indispensables à la survie économique de la famille.

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Face au travail des enfants, différentes réactions se présentent. D’un côté, certains protestent pour sauver ces enfances volées, de l’autre, on voit le travail comme une possibilité de développement pour l’enfant et le pays en question. Au milieu de tout cela, des règlementations, telles que la Convention 138 de l’OIT, qui a fixé l’âge minimum du travail à 15 ans. On remarque ici un lien direct pas anodin entre l’autorisation de travailler et la fin de la scolarité obligatoire.

Qu’en est-il alors de la Déclaration de Kundapur de 1996 ? Rédigée par des enfants et des jeunes travailleurs, cette déclaration met en avant la revendication du droit au travail dans de bonnes conditions, par les enfants eux-mêmes. Ces derniers demandent une éducation adaptée à leur situation de travailleur, ainsi qu’une lutte contre la raison principale qui les force à travailler, c’est-à-dire la pauvreté.

La dernière pièce de ce puzzle vient de la Convention relative aux droits de l’enfant, qui stipule qu’il faut tout faire pour que l’intérêt supérieur de l’enfant soit garanti. Face à cette situation, faut-il alors respecter la parole de l’enfant, en passant outre la Convention de l’OIT ? Ou faut-il protéger les enfants envers et contre toute forme de travail, sans prendre en compte leur opinion sur la question ?

 

Elodie Despond

12/11/2017

Cornelio Sommaruga ce mardi 14 novembre à 20 h. à l'Humanitarisme (CICR)

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26/10/2017

Radicalisation : du sérieux et des causes

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Le nombre est effrayant 2 000  jeunes - garçon filles -  qui sont radicalisés seulement en France. Tous candidats à une mort presque certaine ou à la prostitution en Syrie ou au Moyen-Orient. Nous avons besoin, avant de lutter contre ce fléau, de comprendre les raisons, les motivations. Ces actes semblent le fruit mûr d’un désespoir profond et du vide moral des sociétés européennes dans lesquelles l’horizon idéal se résume pour beaucoup au fric, aux belles voitures, à la mode et au sexe.

L’extrémisme violent a toujours existé en Europe, en Espagne, en Allemagne, en Italie notamment avec des attentats aussi meurtriers : il ne faut pas oublier l’Hipercor en Espagne dont nous célébrons le triste anniversaire ou la gare de Bologne en Italie. Mais cet extrémisme alimenté par un marxisme qui légitimait la lutte armée était lisible, intelligible.

Ce qui n’est pas intelligible c’est un type qui prend un camion et fonce sur une foule comme à Nice se disant d’une religion qu’il ne pratique pas et qu’il bafoue dans ses principes. Devant ces événements nous sommes déroutés et les analyses, les politiques nous semblent insuffisantes et même fondamentalement erronées.

Je ne prétends pas ici apporter une solution miracle et moins encore dans un article de 3000 signes. Je souhaite un rassemblement d’universitaires, États et ONG pour aborder la problématique en partant des évidences et nous des partis pris ou du politiquement correct.

Vendredi 17 novembre à Ferney-Voltaire un groupe de spécialistes entame un travail dans ce sens. Il prendra la forme d’un colloque intitulé La République face à la Radicalisation réunissant des experts d’Espagne, France, Italie et Suisse afin d’échanger sur ce sujet préoccupant.

Je voudrais me limiter à quelques remarques pour explorer des pistes nouvelles. La première est que mode opératoire du terrorisme suicide est typiquement occidental. Il se retrouve parfaitement décrit dans La condition humaine de Malraux : pour tuer un chef d’État bien protégé, Chang, le protagoniste affirma qu’il faut se lancer sur sa voiture avec une bombe. D’autre part, le terme que nous utilisons pour désigner un terroriste suicide est japonais : kamikaze. Et le terrorisme comme doctrine vient de Bakounine. Autrement dit il faut regarder le phénomène de façon globale ou, comme disait Einstein, penser à côté.

 

Alfred Fernandez