17/07/2018

25ème Université d’été des droits de l’homme : spécialisation en droits économiques sociaux et culturels

Du 9 au 13 juillet 2018, s’est tenue la 25ème université d’été des droits de l’homme organisée par le CUHD. Le thème était les Droits Economiques, Sociaux et Culturels (DESC), leur mise en œuvre, leur contexte et leur surveillance entre autres choses. Mais d’autres thèmes ont aussi été abordés comme celui des Objectifs de développement durable (ODD), celui des migrations ou encore celui de l’éducation aux droits de l’homme. Le programme proposé était chargé pour cette session présentielle avec une vingtaine de participants, provenant de nombreux pays francophones, et presque autant d’intervenants, qu’ils soient docteurs, professeurs, représentants d’ONG. De plus le contexte est particulier en cette année des 70 ans de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948.

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En ce lundi 9 juillet au matin, les participants arrivent au compte-gouttes dans le très beau bâtiment qu’est celui du Campus Biotech, qui ouvre ses portes à l’Université d’été pour trois des cinq jours de la session. Le temps que tout le monde arrive dans la salle, que les présentations se fassent et que le (tout) petit-déjeuner soit dégusté, Claire de Lavernette peut maintenant introduire la semaine avec un petit rappel général sur l’origine et les principes des droits humains. Puis Camille Gervaix, coordinatrice des activités du CUHD détaille toutes les informations techniques et pratiques et nous présente Luis Vázquez, le coordinateur de la session. Ensuite, Nuno Cabral, membre de la Mission permanente du Portugal auprès de l’ONU donne son cours sur « Le système international de la protection des droits de l’homme ». L’après-midi, la discussion portait sur les ODD et leur réalisation grâce à une approche basée sur les Droits de l’Homme avec Pablo Nuño, de la Mission permanente espagnole. À l’issue de cette première journée, les participants se sont rendus à la Mairie de Lancy, commune mécène, pour une réception et faire plus amplement connaissance.

Le lendemain se déroule dans les locaux de Centre international de conférence de Genève, pour une journée abordant le thème des migrations. Cette journée, co-organisée par le CUHD et l’association africaine REFORMAF, s’articule comme une suite de petites conférences. Michel Veuthey, président du CUHD, ouvre le bal avec le droit international des migrations. Il est suivi par Felice Rizzi de la Chaire UNESCO de l’Université de Bergame, à propos de « Migrations et Coopération Internationale ». Après une pause repas bien méritée, trois régions africaines, et leurs défis migratoires, sont illustrées par trois membres de REFORMAF, avant d’entendre le brillant exposé du Pr. Blaise Tchikaya, et de Biro Diawara intitulé « Migrations africaines et droits de l’homme ». Enfin pour clôturer cette journée intensive, le Dr. Mukundji s’exprime sur les Objectifs de développement durable en République Démocratique du Congo et Arthur Huiban, sur l’insertion sociale et professionnelle des migrants guinéens en Suisse.

Le mercredi, au Bureau International de l’Education (BIE), est consacré à l’éducation aux droits de l’homme qui est une part très importante de la mission du HCDH, mais ce n’est pas une notion parfaitement évidente. C’est pour cela que Claire de Lavernette, également présidente de la Plateforme d’ONG sur l’éducation aux droits de l’homme à l’ONU, intervient ce matin-là, juste après l’étude de Stefania Gandolfi de la Chaire UNESCO de l’Université de Bergame, sur le droit à l’éducation au Burkina Faso. À partir de l’après-midi, le groupe est séparé en deux, le premier est allé au Palais des Nations pour suivre le Mécanisme d’experts sur les droits des peuples autochtones, l’autre est resté au BIE pour un après-midi avec l’Observatoire International des DESC (ObiDESC).

Le jeudi matin, les groupes s’inversent et doivent se retrouver après le déjeuner au Campus Biotech pour débriefer le Mécanisme d’experts sur les peuples autochtones avec Luis Vázquez avant de terminer la journée avec Rubén Navarro qui nous propose une simulation d’une négociation de résolution.

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La matinée de l’ultime journée de cette intense semaine rime avec évaluation. Des deux côtés puisque les élèves ont évalué la session et la session a ensuite évalué les élèves via le contrôle final des connaissances. Le temps de le corriger pendant l’après-midi, les futurs spécialistes en DESC se sont mis en petits groupes afin d’effectuer un travail de recherche sur leur pays d’origine et de le présenter. La 25ème session s’achève à la Mairie de Cologny, ville mécène et voisine de Genève, pour la cérémonie de remise des diplômes.

Cette  session a contribué à partager des expériences et à réfléchir avec des personnes de différents horizons, sur la manière de traiter les défis actuels des droits de l'homme, des droits économiques sociaux et culturels, et la responsabilité civique que nous avons dans ces domaines.

 

Hugo du SUAU

08/06/2018

Colloque au sujet des Migrations africaines en lien avec les droits de l'homme

Dans le cadre de la XXV Université d’été, le Collège universitaire Henri Dunant a choisi de consacrer une journée pour affrontrer une des thématiques les plus importantes de l’actualité mondiale : la migration.

L’étroite collaboration avec le Réseau de Formation, de Recherche et d’Action sur les Migrations Africaines (REFORMAF) nous a permis de mettre en place un événement qui prendra la forme d’un colloque où des intervenants de marque présenteront et discuteront les différents enjeux et défis que soulève la question des migrations africaines.

Cet événement est en premier lieu adressé aux étudiants de l’Université d’été mais toute personne intéressée sera la bienvenue ! Nous vous donnons donc rendez-vous mardi 10 juillet dès 9h00 à la rue de Varembé 1 (cliquez pour voir les détails du programme).

 

Pour d’ultérieures informations, n’hésitez pas à nous contacter !

Maria Chiara Giovannozzi

 

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18/05/2018

Slavery yesterday and today

Slavery yesterday and today
Past reflections and future perspectives

Every year on 10 of May, the national commemoration of the memory of the slave trade, slavery and their abolition takes place in Paris. This year, the event was organised on Thursday 10 May 2018 by the Association of the Friends of General Dumas, with the support of the City of Paris, the Centre des Musées Nationaux, and under the high patronage of the President of the French Republic.

The desire to remember the slaves of the past should be applauded, without falling into triumphalism and complacency.  There is indeed an urgent need to make a concrete commitment to the liberation of modern slaves and to the abolition of all contemporary forms of trafficking.

Contemporary resurgence

Slavery has not disappeared. Although it is prohibited by a series of national and international legal instruments, slavery is on the rise throughout the world, including in Europe, even if it is often invisible.

Causes

 Poverty, economic and political instability, conflicts, the demographic explosion of certain countries, climate change, the movement of refugees and migrants, ethnic and religious persecution make millions of women and children, but also men, vulnerable to criminal networks which, by coercion or false promises, reduce these people to servitude even in our countries.

Conditions favouring contemporary slavery have multiplied throughout the world: demographic and economic imbalances, increased vulnerability of millions of people mainly in developing countries.  That vulnerability is linked to armed conflicts, dictatorships, climate change, environmental degradation, natural and technological disasters, lack of education and access to the labour market.

And often, these factors combine with competition exasperated by globalisation and the use of forced labour in agriculture, deforestation, fishing, construction, hotels and restaurants, mining, the clothing industry, not to mention sexual exploitation, child trafficking and the illegal trade in embryos and human organs. The lack of rule of law and corruption guaranteeing impunity to criminal networks and depriving victims of protection. Mass movements of vulnerable populations expose refugees and migrants but also internally displaced persons to false promises by these criminals.

Most contemporary slaves become slaves, not because they are kidnapped, but because they respond positively to a false job offer, a trap towards forced labour, towards forced prostitution.

Medical progress allowing organ transplants creates a considerable demand for donors, voluntary or not, and an international market for organ trafficking. There are also new forms of slavery linked to surrogacy, the purchase and sale of children internationally, not to mention servitudes and traditional cultural slavery practices that have not disappeared.

Slavery is developing today at levels that go beyond what we have known in previous centuries: in 2010, there were an estimated 27 million slaves in the world. This figure represents double the number of all African slaves who were forced to emigrate from Africa to the Americas.  In 2018, the latest estimates produced by international organizations put the number of people deprived of freedoms at over 45 million worldwide, with strong growth between 2010 and 2018. The profits of modern slavery in the world, according to the same sources, exceed 150 billion dollars.

According to the Global Slavery Index (www.globalslaveryindex.org/findings), 58% of victims are in 5 countries: India, China, Pakistan, Bangladesh and Uzbekistan. Women and girls account for 71% of slaves, or nearly 29 million people. One in four victims of modern slavery is a child, or about 10 million. In Europe, estimates are estimated at more than one million, most of them from Romania, Bulgaria and Slovakia, and from Nigeria, China and Brazil. Forced labour and sexual exploitation are the most widespread forms of slavery in Europe. In Italy, there are about 130,000 slaves today according to the "Walk Free" Foundation (www.walkfreefoundation.org).

Remedies

There is a general need for awareness, information and training. A comprehensive effort at national, regional and international levels is needed to address this massive global denial of fundamental human rights.

 This year, as we commemorate the abolition of slavery in the 19th century, we should draw inspiration from the abolitionists of past centuries, their struggles and their values, which are close to ours: 2018 is also the 70th anniversary of the Universal Declaration of Human Rights and the 20th anniversary of the adoption of the Statute of the International Criminal Court (which qualifies certain slavery practices respectively as war crimes and crimes against humanity). It is a good time for the international community to mobilise and make a renewed call for the abolition of contemporary slavery, directed at Governments, religious and spiritual authorities, international organizations, civil society, not to mention the business community and opinion-leaders.

On 2 December 2014, at Casina Pio IV, the headquarters of the Pontifical Academy of Sciences and Social Sciences, Catholic, Anglican, Muslim, Hindu, Buddhist, Jewish and Orthodox religious leaders signed a Joint Declaration against Modern Slavery as a public declaration of their commitment to work together in spiritual and practical action to eradicate this crime against humanity and restore the dignity and freedom of its victims.

The text of the declaration signed by Pope Francis and other religious leaders states:

"We, the undersigned, are gathered here today for an historic initiative to inspire the spiritual and practical action of all world religions and people of good will throughout the world to eradicate modern slavery in the world by 2020 and forever.

In the eyes of God, every human being is a free person, girl, boy, woman or man, and is destined to exist for the good of all in equality and brotherhood. Modern slavery, in terms of human trafficking, forced labour and prostitution, organ trafficking, and any relationship that does not respect the fundamental belief that all human beings are equal and have the same freedom and dignity, is a crime against humanity.

We pledge here today to do everything in our power, within our faith communities and beyond, to work together for the freedom of all those who are enslaved and trafficked, so that their future may be restored. Today, we have the opportunity, the conscience, the wisdom, the innovation and the technology to realize this human and moral imperative."

 

In everyday reality, the victims of slavery living alongside us need reception, protection and reintegration structures. The victims are invisible, unlike other periods in the history of slavery. This real invisibility contributes to an inadequate awareness of our authorities and our aid structures, whether public or private.

The most urgent and necessary action is to promote knowledge of the facts and development processes of modern slavery. Governments and civil society must also take measures to help and rehabilitate the victims of modern slavery. Finally, prevention through education and other economic, social and political measures that restore the rule of law, ensure the protection and rehabilitation of survivors and the prosecution of criminals are needed. 

On the occasion of the Forum held in Buenos Aires from 5 to 8 May 2018 on modern slavery, "Old Problems of the New World", Pope Francis expressed his support and concern for the victims of modern slavery:

"No one can wash their hands of this tragic reality, if they do not want to be complicit in this crime against humanity”

Michel Veuthey
Ambassador of the Sovereign Order of Malta to monitor and combat trafficking in persons
Deputy Permanent Observer of the Order of Malta at the U.N. in Geneva 

http://diplomatie-humanitaire.org/en/slavery-yesterday-and-today-past-reflections-and-future-perspectives/

 

 

31/01/2018

Partager les richesses

Le vendredi 2 février de 17h00 à 19h00 aura lieu au cœur de la gare Cornavin à Genève un happening organisé par le CUHD afin de sensibiliser les genevois et passants sur la cause des réfugiés.

En 2017,  184'169 personnes ont mis leur vie en péril pour atteindre l'Europe en traversant la Mer Méditerranée. 3'116 d'entre eux sont morts en chemin. 

Plus de 900 petits bateaux en papier seront disposés au sol afin de leur rendre hommage; chaque bateau représentant 200 migrants. Le but est d’ouvrir le dialogue et de faire en sorte que les passants prennent conscience de la difficile situation des migrants qui en ce moment-même traversent la Mer Méditerranée. 

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30/11/2017

Premier code international sur le droit à l'éducation

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Ce recueil de normes internationales regroupe les dispositions figurant dans les normes sur le droit à l’éducation sous des concepts pris des instruments internationaux des Nations Unies, de l’UNESCO et de l’OIT. Cette étude concerne donc exclusivement le système universel. Il a pour finalité de donner une vision exhaustive du droit international sur l’éducation et de faciliter également une meilleure compréhension de ce droit.

  • La première partie, intitulée « Droit à l’éducation en général » recense les dispositions en
    fonction des alinéas de l’article 13.
  • Une deuxième partie traite des « droits catégoriels » qui se sont développés de façon
    importante depuis les dernières décennies, à savoir l’éducation des femmes et des filles, des
    enfants ou des minorités.
  • Enfin, dans les normes internationales, le droit à l’éducation est mis en relation directe avec
    certains autres droits.

Cette présentation en trois grands axes a pour but de faciliter la recherche sur le droit à l’éducation, offrant un outil adressé à trois publics bien différents : les gouvernements et pouvoirs publics en général, les autres parties prenantes de ce droit au niveau national et international et les universitaires et membres de l’académie. La finalité dernière est celle de renforcer la protection du droit à l’éducation au niveau national et de faciliter l’approche basée
sur les droits de l’homme dans l’éducation.
Enfin, les textes internationaux figurent dans le recueil, soit dans leur intégralité, soit sous la forme des articles faisant référence à l’éducation. Ils sont classés par organisation, i.e. ONU, UNESCO, OIT puis, à l’intérieur de chaque institution, par type d’instruments. Le lecteur a ainsi sous la main les textes originaux de l’ensemble des instruments pour une référence immédiate

Le recueil sera présenté lundi 4 décembre au Palais des Nations  (salle XI à 10h) dans un événement organisé par le Collège universitaire Henry Dunant, OIDEL et les Missions permanentes de Portugal et de Finlande.

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Alfred Fernandez

26/10/2017

Radicalisation : du sérieux et des causes

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Le nombre est effrayant 2 000  jeunes - garçon filles -  qui sont radicalisés seulement en France. Tous candidats à une mort presque certaine ou à la prostitution en Syrie ou au Moyen-Orient. Nous avons besoin, avant de lutter contre ce fléau, de comprendre les raisons, les motivations. Ces actes semblent le fruit mûr d’un désespoir profond et du vide moral des sociétés européennes dans lesquelles l’horizon idéal se résume pour beaucoup au fric, aux belles voitures, à la mode et au sexe.

L’extrémisme violent a toujours existé en Europe, en Espagne, en Allemagne, en Italie notamment avec des attentats aussi meurtriers : il ne faut pas oublier l’Hipercor en Espagne dont nous célébrons le triste anniversaire ou la gare de Bologne en Italie. Mais cet extrémisme alimenté par un marxisme qui légitimait la lutte armée était lisible, intelligible.

Ce qui n’est pas intelligible c’est un type qui prend un camion et fonce sur une foule comme à Nice se disant d’une religion qu’il ne pratique pas et qu’il bafoue dans ses principes. Devant ces événements nous sommes déroutés et les analyses, les politiques nous semblent insuffisantes et même fondamentalement erronées.

Je ne prétends pas ici apporter une solution miracle et moins encore dans un article de 3000 signes. Je souhaite un rassemblement d’universitaires, États et ONG pour aborder la problématique en partant des évidences et nous des partis pris ou du politiquement correct.

Vendredi 17 novembre à Ferney-Voltaire un groupe de spécialistes entame un travail dans ce sens. Il prendra la forme d’un colloque intitulé La République face à la Radicalisation réunissant des experts d’Espagne, France, Italie et Suisse afin d’échanger sur ce sujet préoccupant.

Je voudrais me limiter à quelques remarques pour explorer des pistes nouvelles. La première est que mode opératoire du terrorisme suicide est typiquement occidental. Il se retrouve parfaitement décrit dans La condition humaine de Malraux : pour tuer un chef d’État bien protégé, Chang, le protagoniste affirma qu’il faut se lancer sur sa voiture avec une bombe. D’autre part, le terme que nous utilisons pour désigner un terroriste suicide est japonais : kamikaze. Et le terrorisme comme doctrine vient de Bakounine. Autrement dit il faut regarder le phénomène de façon globale ou, comme disait Einstein, penser à côté.

 

Alfred Fernandez

29/09/2017

XXIVe Université d’été

La partie présentielle de la XXIVe Université d’été du Collège Universitaire Henry Dunant s’est déroulée entre le 7 et le 11 août à Genève. 31 participants de 12 pays d’Afrique, d’Europe et du Maghreb selectionnés parmi plus de 250 candidats ont suivi une semaine de formation sur les droits de l’Homme.

Les participants ont assisté à des cours qui présentent le système international de la protection des droits de l’Homme, les objectifs du développement durable et les organes des traités. Un focus a été fait sur le droit au développement et l’économie contemporaine. Une réflexion sur la définition de l’universalité et sa réalité concrète a permis aux participants de mener une présentation de groupe.DSC_0141.jpg

La formation coincidait avec la session du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale à laquelle les participants ont assisté. Un briefing leur avait été donné avant la session du pays de l’Equateur par Marc Bossuyt, membre du Comité.

Les participants ont également contribué au premier rapport de l’Observatoire des droits économiques, sociaux et culturels du Collège Universitaire Henry Dunant présenté le 25 septembre au Palais des Nations.

Enfin, une visite de la ville de Genève a dévoilé des lieux clés dans l’histoire des droits de l’Homme. Cette visite était ouverte au public.

 Maéva Guyot

 

 

07/09/2017

Education aux droits de l'homme: la transparence des politiques

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Ces dernières années, la transparence est devenue un élément clé pour l’évaluation des politiques et pour la mise en place des bonnes pratiques. 

                La Commission des droits de l’homme des Nations Unies avait déjà placé la transparence parmi les caractéristiques de la bonne gouvernance. D’après la Résolution 2000/63 la bonne gouvernance comprend cinq caractéristiques : transparence, responsabilité, obligation de rendre compte, participation et prise en compte des besoins de la population.

                On pourrait estimer que sans transparence, la participation et la reddition de comptes pourraient difficilement exister. Pour cette raison, dans Education 2030 la transparence se présente comme une nécessaire clé pour la participation de la société civile dans la mise en place des politiques éducatives. Le Programme mondial sur l’éducation aux droits de l’homme avait déjà signalé également l’importance de la transparence. Mais les idées doivent se transformer en actions.

                Un groupe d’ONG et d’Universités dirigé par OIDEL a étudié la transparence des rapports présentés par les Etats concernant les politiques relatives à la deuxième phase du Programme mondial sur l’éducation aux droits de l’homme (enseignement universitaire et formations des agents publics).

                Un bilan mitigé ressort de cette étude qui sera présenté le 13 septembre dans le Cadre du Conseil des droits de l’homme. Alors que certains Etats comme l’Italie, la Suisse ou le Chili ont présenté des rapports conséquents, d’autres pays du Nord se sont contentés d’une information succincte qui ne permet pas de se faire une idée des politiques entreprises. Malheureusement, ces absences d’informations ne permettent pas de connaitre la situation de l’éducation aux droits de l’homme et donc de progresser dans ces pays.

Evènement parallèle mercredi 13 septembre / Salle XV (attention 2ème étage) 14h – 15h

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05/09/2017

Programme Mondial en droits de l'homme: rapport a mi-parcours

 

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Le Bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’homme vient de publier le rapport à mi-parcours de la troisième phase (2015-2019) du Programme mondial d’éducation dans le domaine des droits de l’homme. (Doc A/HRC/36/24). Le rapport  se fonde sur les renseignements reçus de 20 États et de 18 institutions nationales des droits de l’homme.

Selon le rapport des informations réunies dans le présent rapport que des efforts importants ont été faits dans certains pays depuis 2015 dans le domaine de l’éducation et de la formation aux droits de l’homme mais ils ne s’inscrivent pas nécessairement dans une stratégie élaborée dans le contexte spécifique du Programme mondial d’éducation dans le domaine des droits de l’homme.

Par exemple, des stratégies sectorielles globales ont été adoptées quant à l’éducation aux droits de l’homme dans le système scolaire alors que les actions menées, souvent dans le contexte de réformes, ont été au-delà de l’élaboration des programmes et ont touché à la politique éducative, à la formation des enseignants et des autres personnels éducatifs aux droits de l’homme et au développement de la recherche et des activités extrascolaires. De surcroît, certains efforts de formation

aux droits de l’homme ont été faits dans le cadre de stratégies plus larges visant à aborder les questions de droits de l’homme dans des contextes spécifiques, avec des axes thématiques communs (tels que la migration, le genre et la diversité), et l’utilisation de méthodes participatives et centrées sur l’apprenant. La coopération entre les acteurs nationaux − entités gouvernementales, institutions nationales des droits de l’homme, organisations de la société civile et monde universitaire − et entre ceux-ci et les organisations régionales et internationales semble être un élément récurrent et prometteur.

De nouveaux défis sont apparus d’après le rapport, notamment en ce qui concerne la formation des professionnels, par exemple la confrontation entre mise en œuvre d’initiatives de formation ponctuelles et stratégies globales, ou l’évaluation et le suivi inadéquats des processus de formation. En outre, la formation aux droits de l’homme des journalistes et des professionnels des médias semble moins développée que celle de publics plus « traditionnels » tels que les forces de l’ordre.

(Extrait des conclusions du Rapport)

31/08/2017

Assessement of Human Rights Education: completeness and transparency

 

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In the Education 2030 Framework for Action, Civil Society Organizations play essential roles. They need to be engaged and involved at all stages, from planning through to monitoring and evaluation, with their participation institutionalized and guaranteed.

CSOs can:·(…) document and share evidence from practice, from citizens’ assessments and from research to inform structured policy dialogue, holding governments accountable for delivery, tracking progress, undertaking evidence-based advocacy, scrutinizing spending and ensuring transparency in education governance and budgeting ( par. 80)

The purpose of the analysis of the national reports of the Second Phase of the World Programme was, in fact, to focus on the quality of the Reports and not on the content. More points are attributed for the submission of the Report and the accessibility to the information, the methodical answering and completeness of the answers.

Furthermore, the accent was put on verifiability and transparency of the examples of innovation. The reason behind this division is because, once more, theaim of this analysis is to evaluate States’ Reports based on completeness and transparency. Importance was given to verifiable examples and cases of good practice that could be found online, more than the actual application or results of the same.

Side event in the Human Rights Council

13 September 2017_14h-15h

Room XV