15/09/2014

L’Université d’été des droits de l’homme fête son XXe anniversaire

 

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L’Université d’été des droits de l’homme fête cette année son vingtième anniversaire. Depuis 1995 elle a formé 1598 personnes de 98 nationalités. La session francophone démarre lundi 15 à Genève. 23 participants de 15 pays d’Afrique, d’Europe et du Maghreb, sélectionnés parmi 114 candidats, participeront à cette session qui se déroulera jusqu’au 19 septembre. La formation coïncide avec la 27ème  session du Conseil des droits de l’homme.

2015 est une date charnière dans l’agenda du développement mondial. C’est la fin des Objectifs du Millénaire et le début d’un nouvel agenda international. A partir de 2013 le programme de l'Université d'été des droits de l'homme s’est focalisé sur l'approche des droits pour le développement. Dans le sillage du Document de l’Equipe spéciale des Nations Unies les droits de l’homme « offrent des orientations pratiques pour concevoir et évaluer les stratégies de développement et en préciser la teneur - par exemple, en donnant la priorité à l'accès universel à de l'eau de qualité, à l'alimentation, à l'énergie, à la sécurité monétaire, aux services de santé et autres biens et services publics essentiels ».

Les participants sont pour la plupart membres d’ONG mais on compte aussi parmi eux des représentants des administrations publiques, des organisations internationales et du secteur privé. Le but essentiel de la formation est d’établir une stratégie internationale pour que les nouveaux objectifs du développement, au-delà de la seule économie, incorporent surtout la dimension humaine: droits de l’homme et démocratie. La formation aura lieu notamment au Palais des Nations et au Bureau International d’Education.

Pour cette seule année 2014, le Collège universitaire Henry Dunant, institution qui organise l’Université d’été, a déjà formé 104 personnes dans quatre autres programmes de formation en collaboration avec les Universités de Bergamo, Extremadura, Fribourg, Genève, La Rioja, Maltepe (Istambul) et Shahid Behesti (Teheran).

Alfred Fernandez, directeur

Photo: Ouverture de la 27ème session du Conseil. source: un.org

09/04/2014

Le dû à tout homme: vivre dans la dignité et la paix

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Le dû à tout homme. C'est le titre du dernier livre du Collège universitaire Henry Dunant. Il rassemble des textes qui, pour la plupart, sont des exposés faits dans le cadre des universités d’été des droits de l’homme organisées à Genève par le Collège universitaire Henry Dunant. Ces universités d’été existent depuis vingt ans grâce au soutien du Haut Commissariat aux droits de l’homme, de l’UNESCO et de nombreuses autres institutions. Ces formations qui se tiennent lors des sessions du Conseil des droits de l’homme ou de ses organes subsidiaires s’articulent autour de deux axes principaux: les droits économiques, sociaux et culturels et le caractère universel de tous les droits de l’homme. Depuis 1995, date de sa fondation, plus de 1500 personnes en provenance de près de 95 pays ont participé à ces formations.


Ce travail est reconnu par les parties prenantes des droits de l’homme comme en témoigne une lettre récente du Gouvernement genevois affirmant que « la contribution que votre Collège apporte au rayonnement de la Genève internationale est tout à fait remarquable ». Cet ouvrage, nous permet d’élargir le public de nos universités d’été car nous sommes convaincus que, mis par écrit, ces exposés pourront aider à faire mieux connaître le système international de protection des droits de l’homme.


Ce livre rassemble des textes comme ceux de J. Hersch ou H. Warzazi d’une exceptionnelle importance. Il s’agit de réflexions faites par des acteurs majeurs du système international de protection des droits de l’homme, réflexions inédites qui permettent de mieux mettre en perspective la situation actuelle. D’autres textes comme celui de K. Singh ou M. Veuthey ont été écrits par des personnes qui jouent actuellement un rôle important dans le système international. Enfin, des textes plus académiques comme ceux des professeurs Secretan ou Osipov proposent une réflexion sur l’universalité des droits de l’homme sous différents angles. L’ouvrage inclut des articles plus spécifiques sur certains droits économiques, sociaux et culturels comme le droit à la santé ou le droit à l’éducation. Les diverses approches : académique, société civile, gouvernements et organisations internationales, reflètent la grande diversité culturelle et géographique des contributions.  En effet, les douze auteurs de cet ouvrage sont originaires de sept pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Europe.

Alfred Fernandez

Pour acheter ce livre:

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29/06/2012

Le bien et le mal selon Rousseau

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Voici un extrait de la Lettre à Mgr de Beaumont

Le principe fondamental de toute morale, sur lequel j'ai raisonné dans tous mes écrits et que j'ai développé dans ce dernier avec toute la clarté dont j'étais capable, est que l'homme est un être naturellement bon, aimant la justice et l'ordre ; qu'il n'y a point de perversité originelle dans le cœur humain, et que les premiers mouvements de la nature sont toujours droits. J'ai fait voir que l'unique passion qui naisse avec l'homme, savoir l'amour de soi, est une passion indifférente en elle-même au bien et au mal ; qu'elle ne devient bonne ou mauvaise que par accident, et selon les circonstances dans lesquelles elle se développe. (...)

J'ai encore expliqué ce que j'entendais par cette bonté originelle, qui ne semble pas se déduire de l'indifférence au bien et au mal, naturelle à l'amour de soi. L'homme n'est pas un être simple ; il est composé de deux substances. Si tout le monde ne convient pas de cela, nous en convenons vous et moi, et j'ai tâché de le prouver aux autres. Cela prouvé, l'amour de soi n'est plus une passion simple mais elle a deux principes, savoir, l'être intelligent et l'être sensitif dont le bien-être n'est pas le même. L'appétit des sens tend à celui du corps, et l'amour de l'ordre à celui de l'âme. Ce dernier amour, développé et rendu actif, porte le nom de conscience ; mais la conscience ne se développe et n'agit qu'avec les lumières de l'homme. Ce n'est que par ces lumières qu'il parvient à connaître l'ordre, et ce n'est que quand il le connaît que sa conscience le porte à l'aimer. La conscience est donc nulle dans l'homme qui n'a rien comparé et qui n'a point vu ses rapports. Dans cet état, l'homme ne connaît que lui ; il ne voit son bien-être opposé ni conforme à celui de personne ; il ne hait ni n'aime rien ; borné au seul instinct physique, il est nul, il est bête : c'est ce que j'ai fait voir dans mon Discours sur l'inégalité.