• Esclavage moderne : prendre conscience et agir

    Cette journée du 2 décembre pour l'abolition de l'esclavage moderne met en évidence qu'il nous semble nécessaire de commémorer cette Journée internationale par un appel à la réflexion, à la sensibilisation et à la prière.

    Appel à la prière : pour la troisième année consécutive, une Sainte Messe sera célébrée ce soir à Genève à cette occasion par le Vicaire épiscopal (le Nonce Apostolique, absent de Genève cette année, a présidé les deux premières célébrations).

    Appel à la réflexion : les dénonciations du fléau de l'esclavage moderne se multiplient, au niveau national (voir notamment t le lancement du Deuxième Plan National de la France et la campagne suisse de sensibilisation), régional (ainsi la Journée européenne contre le trafic de personnes, le 18 octobre) et international : le 28 novembre, à Genève, Madame Bachelet, Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'Homme, a ouvert une discussion "Soutenir les Survivants des l'esclavage") "Briser les Chaînes. Eradiquer l'esclavage par le développement durable" avec la participation de survivants actifs dans la prevention et la réhabilitation de victimes de la traite de personnes en RDC, au Guatemala, en Irak, en Mauritanie, au Vietnam.

    Appel à la sensibilisation dans deux documents qui méritent lecture :

    - le "World Migration Report 2020" présenté le 27 novembre, et qui contient de nombreuses références et allusions à la traite de personnes.

    - un rapport conjoint de l'OIT, l'OCDE, l'OIM et l'UNICEF sous l'égide de l'Alliance 8.7. intitulé "Mettre fin au travail des enfants, au travail forcé et à la traite des êtres humains dans les chaînes d'approvisionnement mondiales" divisé en deux parties : "Comprendre le travail des enfants, le travail forcé et la traite des êtres humains liés aux chaînes d'approvisionnement mondiales" et "Lutter contre le travail des enfants, le travail forcé et la traite des êtres humains dans les chaînes d'approvisionnement mondiales."

    Michel Veuthey

  • Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage - 2 décembre

    Au lendemain de la Course de l'Escalade (bravo à toutes et à tous !) et à la veille des Fêtes de Noël et de Nouvel An, sans oublier nos amis d'autres religions, il nous semble nécessaire de commémorer cette Journée internationale par un appel à la réflexion, à la sensibilisation et à la prière.

    C'est aussi le 70e anniversaire de la

    Convention pour la répression de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui

    et le 5e anniversaire de la Déclaration commune pour l'abolition de l'esclavage, signée à Rome le 2 décembre 2014 par le Pape François, l'Archevêque de Cantorbéry, Justin Welby, des dirigeants religieux bouddhistes, hindous, israélites, orthodoxes et musulmans contre « l’esclavage moderne », Au total, seize signataires, dont deux amis compatriotes du pape François, le rabbin Abraham Skorka et le professeur musulman, cheikh Omar Abboud, qui l’avaient accompagné en Terre sainte. Eradiquer les formes contemporaines d’esclavage d'ici 2020

    Le chancelier de l'Académie Pontificale des Sciences Sociales (PASS), Mgr Sanchez Sorondo – autre proche compatriote du pape – s’est vu confier dès le début du pontificat le soin de mobiliser ses réseaux pour que le Saint-Siège s'engage dans lutte contre le phénomène dramatique du trafic d’êtres humains.

    Présentée par le pape, la déclaration signée hier s’inscrit ainsi à la suite de premiers travaux tenus sur cette question en novembre 2013 à l'Académie Pontificale des Sciences Sociales et à la mise sur pied du « Global Freedom Network » (GFN), association financée par le milliardaire anglican australien, Andrew Forrest.

    L’objectif vise à éradiquer les formes contemporaines d’esclavage – prostitution, travail forcé, trafic d’organes en particulier – d’ici à 2020... Selon les données du GFN, près de 36 millions de personnes sont actuellement victimes de ce fléau.

    « Surmonter ce mal d’origine humaine qu’est l’esclavage moderne »

    L’originalité consiste à en avoir fait une cause commune à toutes les grandes religions. À l’exemple de l’université Al-Azhar du Caire, de nouveau représentée hier. « Les responsables religieux mondiaux, de par leurs discours et leurs actes, peuvent former et inspirer les efforts des hommes et des femmes pour surmonter ce mal d’origine humaine qu’est l’esclavage moderne et ainsi libérer les victimes de la souffrance, de l’oppression et de la dévastation », explique le GFN sur son site.

    Son approche rejoint le souhait du pape de rénover le dialogue interreligieux. « Il doit faire un saut qualitatif », avait-il déclaré...

    La date choisie coïncide avec l’anniversaire de l’adoption, aux Nations unies, le 2 décembre 1949, de la « Convention pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui », et le 2 décembre est depuis Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage.

    Lire la suite