30/10/2018

Hommage à Alfred Fernandez

Le Centre Universitaire Henry-Dunant a l’immense tristesse de faire part du décès de M. Alfred FERNANDEZ, 
Directeur général et Co-fondateur du Collège Universitaire Henry Dunant (CUHD).

Alfred Fernandez s’est éteint, le lundi 29 octobre à Genève des suites d’un cancer.

Alfred Fernandez était membre de la Chaire UNESCO de l’Université de la Rioja (Espagne), et de l’Université de Bergame  (Italie) ; Professeur d’éducation comparée à l’Université de Genève, et directeur du Bureau de l’UNED (Université nationale d'enseignement à distance - Espagne) en Suisse. Il était également le coordinateur de Plateformes à l’ONU pour le Droit à l’éducation et de la Plateforme  pour la Diversité et les Droits Culturels.

Alfred a travaillé toute sa vie, professionnelle et personnelle, pour la promotion et protection des droits de l’homme¸ notamment pour le droit à l'éducation et la liberté d’enseignement, un droit humain fondamental pour le développement de la personne. Alfred  a participé comme expert ou représentant de la société civile à des centaines de réunions internationales sur le droit à l’éducation, les droits économiques, sociaux et culturels dans le cadre des Nations Unies, de l’UNESCO, du Conseil de l’Europe, de l’Union Européenne.  Au cours de sa fructueuse et longue carrière, il a créé plus d’une vingtaine de programmes de formation en droits de l’homme et formé plus de 2000 participants de plus de 110 pays différents.

Pour celles et ceux qui ont eu l’immense honneur et bonheur de travailler ou collaborer avec lui, nous gardons le souvenir d’une personne humble, lumineuse, d’une grande ouverture d’esprit.  Alfred était toujours à l’écoute. Pourvu d’une intelligence hors pair, d’une bonté naturelle, d’une gentillesse et d’une sensibilité exquise, Alfred était naturellement très respecté de tous.

La bonne humeur , l'entregent et l’optimisme d’Alfred vont beaucoup nous manquer.

Les équipes du CUHD et de l’OIDEL continuent leurs activités respectives et rendent ainsi hommage à Alfred Fernandez. 

Les obsèques auront lieu à l'Eglise Sainte Thérèse, (Avenue Peschier 12, CH-1206, à Genève) le vendredi 2 Novembre à 14h00.

A partir de mardi après midi on peut veiller sa dépouille à la chapelle funéraire Murith (Boulevard de la Cluse, n°89 CH-1205, Genève).

 

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18/10/2018

Pour une abolition de l'esclavage moderne

L’esclavage n’est pas aboli 

Le 18 octobre 2018 est la Journée Européenne contre la traite des êtres humains, en cette année du 70eanniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et du 20edu Statut de la Cour Pénale Internationale (qui qualifie certaines pratiques esclavagistes de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité).

C’est le moment pour la communauté internationale - Gouvernements, Autorités religieuses, organisations internationales, société civile, milieux d’affaires et formateurs d’opinion - de se mobiliser pour une nouvelle abolition de l’esclavage.

L’esclavage se développe à des niveaux inconnus aux siècles précédents :

-       En 2010, on estimait à 27 millions le nombre d’esclaves modernes dans le monde (le double des esclaves africains forcés à émigrer aux Amériques). 

-       En 2018, les dernières estimations sont de plus de 45 millions.

-       Les profits de l’esclavage moderne dépassent les 150 milliards de dollars.

-       En 2018, en Europe et Asie centrale selon ”The Global Slavery Index”, le total des victimes de l’esclavage est de 3,6 millions (1,3 million pour l’Union Européenne).

-       58% des victimes sont dans 5 pays[1]: Inde, Chine, Pakistan, Bangladesh et Ouzbékistan. Femmes et filles représentent 71%. Une victime sur quatre en est un enfant. Le travail forcé et l’exploitation sexuelle en sont les formes les plus répandues en Europe.

-       En Italie, il y aurait environ 145.000 esclaves aujourd’hui.[2] 

L’esclavage est souvent invisible. Ce qui contribue à une inadéquation de la prise de conscience des autorités et des structures d’aides, publiques ou privées.

La pauvreté, l’instabilité économique et politique, les conflits, l’explosion démographique de certains pays, les changements climatiques, les mouvements de réfugiés et de migrants, les persécutions ethniques et religieuses rendent des millions de femmes, d’enfants et d’hommes vulnérables à des réseaux criminels qui, par contrainte ou par de fausses promesses, réduisent ces personnes à la servitude jusque dans nos pays.

Le 2 décembre 2014, à Rome, des responsables religieux catholiques, anglicans, musulmans, hindous, bouddhistes, juifs et orthodoxes ont signé une Déclaration commune contre l'esclavage modernecomme un engagement à travailler ensemble pour éradiquer ce crime contre l'humanité et restaurer la dignité et la liberté de ses victimes.

Un effort d’ensemble, sur le plan national, régional et international, est nécessaire pour faire face à cette négation massive mondiale des droits fondamentaux de la personne humaine.

Michel Veuthey, Ambassadeur de l’Ordre de Malte contre le trafic des personnes

 

[1]51 pays dont la liste est la suivante: Turkmenistan, Belarus, the former Yugoslav Republic of Macedonia, Greece, Albania, Turkey, Ukraine, Croatia, Montenegro, Lithuania, Russian Federation, Republic of Moldova, Armenia, Uzbekistan, Tajikistan, Bulgaria, Azerbaijan, Georgia, Romania, Cyprus, Kazakhstan, Kyrgyzstan, Kosovo, Latvia, Israel, Hungary, Estonia, Bosnia and Herzegovina, Poland, Serbia, Slovakia, Czech Republic, Portugal, Italy, Spain, Slovenia, Iceland, United Kingdom, Germany, Belgium, France, Norway, Netherlands, Austria, Switzerland, Ireland, Finland, Denmark, Sweden, Luxembourg.

[2]www.globalslaveryindex.org/findings/

08/10/2018

Invitation au Palais des Nations pour la Journée Européenne contre la traite de personnes, 18 octobre 13-15 h. Salle XI

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18 Oct 2018 p2.jpglien.