• Premier code international sur le droit à l'éducation

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    Ce recueil de normes internationales regroupe les dispositions figurant dans les normes sur le droit à l’éducation sous des concepts pris des instruments internationaux des Nations Unies, de l’UNESCO et de l’OIT. Cette étude concerne donc exclusivement le système universel. Il a pour finalité de donner une vision exhaustive du droit international sur l’éducation et de faciliter également une meilleure compréhension de ce droit.

    • La première partie, intitulée « Droit à l’éducation en général » recense les dispositions en
      fonction des alinéas de l’article 13.
    • Une deuxième partie traite des « droits catégoriels » qui se sont développés de façon
      importante depuis les dernières décennies, à savoir l’éducation des femmes et des filles, des
      enfants ou des minorités.
    • Enfin, dans les normes internationales, le droit à l’éducation est mis en relation directe avec
      certains autres droits.

    Cette présentation en trois grands axes a pour but de faciliter la recherche sur le droit à l’éducation, offrant un outil adressé à trois publics bien différents : les gouvernements et pouvoirs publics en général, les autres parties prenantes de ce droit au niveau national et international et les universitaires et membres de l’académie. La finalité dernière est celle de renforcer la protection du droit à l’éducation au niveau national et de faciliter l’approche basée
    sur les droits de l’homme dans l’éducation.
    Enfin, les textes internationaux figurent dans le recueil, soit dans leur intégralité, soit sous la forme des articles faisant référence à l’éducation. Ils sont classés par organisation, i.e. ONU, UNESCO, OIT puis, à l’intérieur de chaque institution, par type d’instruments. Le lecteur a ainsi sous la main les textes originaux de l’ensemble des instruments pour une référence immédiate

    Le recueil sera présenté lundi 4 décembre au Palais des Nations  (salle XI à 10h) dans un événement organisé par le Collège universitaire Henry Dunant, OIDEL et les Missions permanentes de Portugal et de Finlande.

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    Alfred Fernandez

  • Le travail des enfants : le droit qui fait débat

    L’accès à l’éducation est un droit fondamental et pourtant, selon l’UNESCO, 263 millions d’enfants n’étaient toujours pas scolarisés en 2016. Plus de la moitié d’entre eux, soit environ 168 millions selon l’OIT, travaillent dans des conditions qui peuvent être considérées comme dangereuses. Il faut néanmoins savoir que pour ces enfants, travailler n’est pas forcément un choix mais une nécessité. Dans de nombreux pays, les familles n’ont pas la possibilité de payer les frais scolaires et parfois même, les enfants sont indispensables à la survie économique de la famille.

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    Face au travail des enfants, différentes réactions se présentent. D’un côté, certains protestent pour sauver ces enfances volées, de l’autre, on voit le travail comme une possibilité de développement pour l’enfant et le pays en question. Au milieu de tout cela, des règlementations, telles que la Convention 138 de l’OIT, qui a fixé l’âge minimum du travail à 15 ans. On remarque ici un lien direct pas anodin entre l’autorisation de travailler et la fin de la scolarité obligatoire.

    Qu’en est-il alors de la Déclaration de Kundapur de 1996 ? Rédigée par des enfants et des jeunes travailleurs, cette déclaration met en avant la revendication du droit au travail dans de bonnes conditions, par les enfants eux-mêmes. Ces derniers demandent une éducation adaptée à leur situation de travailleur, ainsi qu’une lutte contre la raison principale qui les force à travailler, c’est-à-dire la pauvreté.

    La dernière pièce de ce puzzle vient de la Convention relative aux droits de l’enfant, qui stipule qu’il faut tout faire pour que l’intérêt supérieur de l’enfant soit garanti. Face à cette situation, faut-il alors respecter la parole de l’enfant, en passant outre la Convention de l’OIT ? Ou faut-il protéger les enfants envers et contre toute forme de travail, sans prendre en compte leur opinion sur la question ?

     

    Elodie Despond