15/11/2017

Le travail des enfants : le droit qui fait débat

L’accès à l’éducation est un droit fondamental et pourtant, selon l’UNESCO, 263 millions d’enfants n’étaient toujours pas scolarisés en 2016. Plus de la moitié d’entre eux, soit environ 168 millions selon l’OIT, travaillent dans des conditions qui peuvent être considérées comme dangereuses. Il faut néanmoins savoir que pour ces enfants, travailler n’est pas forcément un choix mais une nécessité. Dans de nombreux pays, les familles n’ont pas la possibilité de payer les frais scolaires et parfois même, les enfants sont indispensables à la survie économique de la famille.

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Face au travail des enfants, différentes réactions se présentent. D’un côté, certains protestent pour sauver ces enfances volées, de l’autre, on voit le travail comme une possibilité de développement pour l’enfant et le pays en question. Au milieu de tout cela, des règlementations, telles que la Convention 138 de l’OIT, qui a fixé l’âge minimum du travail à 15 ans. On remarque ici un lien direct pas anodin entre l’autorisation de travailler et la fin de la scolarité obligatoire.

Qu’en est-il alors de la Déclaration de Kundapur de 1996 ? Rédigée par des enfants et des jeunes travailleurs, cette déclaration met en avant la revendication du droit au travail dans de bonnes conditions, par les enfants eux-mêmes. Ces derniers demandent une éducation adaptée à leur situation de travailleur, ainsi qu’une lutte contre la raison principale qui les force à travailler, c’est-à-dire la pauvreté.

La dernière pièce de ce puzzle vient de la Convention relative aux droits de l’enfant, qui stipule qu’il faut tout faire pour que l’intérêt supérieur de l’enfant soit garanti. Face à cette situation, faut-il alors respecter la parole de l’enfant, en passant outre la Convention de l’OIT ? Ou faut-il protéger les enfants envers et contre toute forme de travail, sans prendre en compte leur opinion sur la question ?

 

Elodie Despond

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