23/05/2017

Plateforme mondiale pour la réduction des risques en cas de catastrophes (Cancun, Mexique)

Plateforme mondiale pour la réduction des risques en cas de catastrophes

                    "Global Platform for Disaster Risk Reduction" 

                            Cancún, 22-26 mai 2017

 

Rassemblement mondial pour  la prévention des risques en cas de catastrophes, deux ans après Sendai, en mars 2015, vingt ans après la première réunion en 1998, plus de cinq mille personnes sont venues au Mexique pour faire le point sur la mise en oeuvre de la Déclaration de Sendai (un document non contraignant qui reconnaît le rôle essentiel des Gouvernements dans leur propre pays) et échanger sur les meilleurs moyens de prévenir et de faire face aux catastrophes naturelles 

- moyens techniques d’alerte avancée, de préparation et d’organisation des secours;

- moyens humains, des Gouvernements, des organisations internationales, de la société civile, des communautés affectées;

- moyens modernes, certains coûteux comme les satellites, d’autres répandus et bon marché comme les téléphones portables.

Tous sont venus à Cancún à l'invitation du Gouvernement mexicain et de l'UNRISD (Institut des Nations Unies pour la réduction des risques), basé au Palais des Nations à Genève, pour échanger les bonnes pratiques, les retours d’expérience, renforcer les réseaux régionaux et internationaux : il n’est plus possible d’agir seuls, et les Gouvernements doivent s’assurer de la bonne coopération entre différents Ministères, et aussi avec d’autres Gouvernements, comme avec les organisations du système des Nations Unies, les membres du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (CICR, Sociétés nationales, Fédération internationale), les ONG, les communautés locales, l’économie privée, et s’assurer que les populations affectées sont informées, consultées, associées à la prévention, à la préparation et à l’action.

Le respect des droits des populations touchées, ainsi que des organisations de secours, ne saurait être ignoré. Les droits de l’homme mais aussi, le cas échéant, les droits des réfugiés, des migrants, et, en cas de conflit armé, le droit international humanitaire, doivent être respectés.

La formation - technique et juridique -  fait aussi partie de cet effort et doit contribuer à une prévention efficace qui tienne compte des retours d’expérience et des conditions locales.

Le rôle des organisations religieuses, proches du terrain et jouissant de la confiance des populations locales, présentes avant, pendant et après les crises, a été relevé par l’Ordre de Malte et par d’autres organisations comme Caritas.

Cette diversité d'approches et de compétences et cette volonté de partager fait la valeur de ces rassemblements au moment où les changements climatiques et démographiques et les incertitudes politiques rendent ces catastrophes d'autant plus dangereuses. Le partage des expériences et des compétences au service d'une solidarité locale et internationale est bel et bien une nécessité vitale pour l'humanité d'aujourd'hui et de demain.

Après Sendai en 2015, Cancún en 2017, le prochain rendez-vous sera en 2019 en Suisse, probablement à Genève.

Michel Veuthey

http://www.preventionweb.net

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