06/09/2014

Table Ronde de San Remo - Conclusions des travaux sur la conduite des hostilités

La Table Ronde de l'Institut international de droit humanitaire

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de San Remo s'est terminée ce samedi matin 6 septembre.

Cadre magnifique pour discuter d'un sujet d'actualité : quelles que soient les armes employées, les principes fondamentaux du droit international humanitaire doivent s'appliquer: distinction entre combattants (objectifs militaires) et personnes et objets civils, proportionnalité. Les nouvelles technologies pourraient assurer une meilleure application de ces principes, si les belligérants voulaient bien y recourir... Quant à la "cyberguerre", elle pose des problèmes inquiétants tant sur la définition du recours à la force que pour la définition des objectifs militaires... Et la perspectives d'armes autonomes ne manque pas d'inquiéter. Quelques échos photographiques de ces échanges, formels et informels, entre spécialistes militaires, juridiques et humanitaires à San Remo ( www.iihl.org )

Le Professeur Fausto Pocar, Président de l'Institut international de droit humanitaire, trace quelques conclusions. Beaucoup de questions relatives à la conduite des hostilités ont été soulevées ici, avec des références à un passé proche encore douloureux, comme celui de Gaza, et des perspectives inquiétantes, de guerre informatique ("cyberguerre") voire d'armes autonomes, sur mer, dans les airs et sur terre... 

Des considérations plus longues, des réponses plus complètes sont nécessaires.  Beaucoup de questions devront être reprises dans des discussions futures, à San Remo ou ailleurs. Ces deux jours et demi à San Remo ont permis de mettre en évidence ces questions et la nécessité d'y réfléchir, avec des experts militaires, juristes et humanitaires. 

Helen Durham, nouvelle Directrice du Droit au CICR, évoque le "brouillard de la guerre" ("fog of war"): il faut percer ce brouillard pour tenter de faire respecter certaines limitations essentielles. Comprendre les réalités militaires, dans la théorie et les opérations, notamment quant à la définition des objectifs militaires (câbles sous-marins ? systèmes informatiques ?). Elle rappelle aussi le débat sur "capture or kill": y a-t-il une obligation de capturer plutôt que de tuer ? Et pour la protection des civils, les humanitaires ne sont pas des politiques et doivent formuler des exigences. Et il faut aussi prévenir en formant ("training") forces armées étatiques et groupes armés non-étatiques... Il faudrait évaluer l'impact de ces formations pour influencer favorablement la conduite des uns et des autres. La question des conflits armés non internationaux, parfois n'impliquant que des groupes armés non étatiques, remet l'Article 3 commun de 1949 au coeur de l'actualité, pas seulement en Somalie... 

Michel Veuthey

Commentaires

est ce que je peux recevoir des vidéo de les conferance

merci

Écrit par : merzouk | 06/09/2014

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