08/07/2014

Humanitaire : de l'alerte à l'action

Un rapport en anglais intitulé  "Where is everyone?"  est publié par MSF et fait une critique cinglante de l'humanitaire actuel :

The international humanitarian aid system has more means and resources at its disposal and greater know-how than ever before. But, on the ground, whether in Syria, DRC, South Sudan or the Central African Republic, MSF teams have repeatedly seen that:

■■Humanitarian responses are slow and cumbersome, and lack impact.

■■UN agencies and INGOs are increasingly absent from field locations, especially when there are any kind of significant security or logistical issues.

■■In acute emergencies, when assistance is most needed, international staff of humanitarian agencies are rapidly evacuated or go into hibernation, and programmes downgrade to skeleton staff or are suspended.

■■Many agencies are concentrating only on the easiest-to- reach populations and ignoring the more difficult places.

■■Many humanitarian actors are now working at arm’s length through local NGOs or government authorities, acting more as technical experts, intermediaries or donors than field actors.

■■These local organisations have enormous burdens placed on them to respond, but often do not have the skills
and experience required to conduct technically difficult interventions; further, it can be difficult for them to operate in contested areas and to be seen as neutral and impartial.

■■Some humanitarian agencies simply wait until the emergency passes to continue their usual, long-term programmes.

■■Technical capacity in sectors such as water and sanitation or health also seems to be declining in emergency settings. 

En effet, la situation peut sembler désespérante... si chacun se replie sur des positions de résignation, voire de confort et non de combat...
 
La question est de trouver une interaction entre acteurs humanitaires, économiques, politiques, médiatiques et religieux
pour éviter la multiplication de crises meurtrières et obtenir des approches efficaces de prévention, de limitation et de solution des conflits. 
 
Le Sommet Humanitaire Mondial d'Istanbul en mai 2016, et, en 2015, les Conférences de Sendai (voir ci-dessous), de Genève (Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en novembre) et de Paris (sur le climat, en décembre) devraient, tout comme le 70e anniversaire de la Charte des Nations Unies, nous donner l'occasion de réfléchir et de faire pression sur l'opinion publique ( et, à travers elle, les Gouvernements ) pour que les buts affirmés en 1945 par la communauté internationale ne passent pas dans la poubelle de l'histoire... au grand dam des populations civiles et des humanitaires.
 
Voilà... Ce sera tout pour aujourd'hui.
 
Lundi et mardi prochain auront lieu deux jours de consultations sur la préparation de la Conférence de Sendai (Troisième Conférence Mondiale pour la réduction des risques, en mars 2015). Y serai et ferai rapport.
 
Michel Veuthey

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