24/05/2014

Pour une économie au service de l'homme

Pour une économie au service de l'homme. 

 

Exposé de Paul Dembinski, Professeur d'économie à l'Université de Fribourg, à Sion ce samedi 24 mai 2014. 

 

VVoici quelques notes de son exposé.

 

En 1987, Gordon Gekko pouvait dire "Greed is good" dans le film Wall Street...

 

Le monde s'est développé ces trente dernières années par un accroissement d'asymétries et aussi d'injustices et de désordres.

 

La voie s'est ouverte pour un a-moralisme généralisé, cherchant son salut dans la technique, dans un monde aseptisé du paradigme "rendement/risque" ne laissant aucune place à la réflexion éthique.

 

Jacques Ellul, "L'homme et l'argent", 1955, p. 97 :

"Mamon peut être un maître de même façon que Dieu en est un"

 

Spectateur ou acteur ?

- apprécier les conséquences sur l'autre, les autres

- exemplarité ou scandale des décisions ?

- structures de bien commun ou d'accaparement ?

- privilégier la durée, la relation et non la transaction

- le bien commun... est le bien de la communauté dans le respect de la dignité de tous et de chacun  
(Etienne Perrot, 1992) 

 

Au coeur du bien commun, la reconnaissance de l'Autre et de l'autre :

l'existence commune est une source de bien, le bien est intrinsèque à la relation.

 

La solidarité - l'inclusion .- est au coeur du bien commun (Calvin)

 

L'autre ne peut être un moyen, un instrument (Kant)

 

Besoin d'une infrastructure de confiance pour rendre les transactions possibles, notamment dans le commerce et les échanges monétaires.

La transaction, lieu d'efficacité. L'efficacité se commande mais peut être stérile.

 

La relation - contrairement à la transaction - s'inscrit dans la durée..

Elle est dynamique, porteuse d'inconnu, de gratuité, de fécondité pour demain et après-demain. La fécondité est imprévisible, pleine de surprise

 

Subsidiarité et solidarité

 

Solidarité:

- le lieu central et primaire de la solidarité est la famille, au sens étroit ou large, le plus souvent de manière informelle; c'est cette dimension que notre évolution  sociale individualisée est en train de gommer...

- le deuxième niveau est à l'intérieur des entreprises, qui ont une certaine marge de liberté. Donner la primauté du travail sur le capital.

- le troisième niveau est le niveau macro-social : taxation.

 

Subsidiarité économique: les très grandes entreprises font 50% du PNB mondial. Et leur taille et complexité masquent le facteur humain. Mettre de la subsidiarité pour retrouver l'humanité au coeur de l'économie...

 

Voir son étude (en anglais) disponible gratuitement en ligne :

 

"Beyond the Financial Crisis Towards a Christian Perspective for Action" 

 

http://www.fciv.org/downloads/FCIV%20WP4%20Beyond%20the%20Financial%20Crisis.pdf 

 

Michel Veuthey

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