22/11/2013

Identités religieuses et cohésion sociale

 

 

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Le but du side-event est de montrer comment les identités religieuses peuvent contribuer au renforcement de la cohésion sociale et ceci tant par une réflexion théorique que par des exemples de bonnes pratiques et des situations. En protégeant les identités religieuses, les Etats manifestent une volonté de mettre en place une politique de reconnaissance des minorités ce qui représente le premier besoin des minorités religieuses (Taylor) pour se sentir parties prenantes d’un projet politique. Il s’agit en définitive d’ouvrir l’espace public aux minorités religieuses en accord avec les normes internationales pour construire un pluralisme ordonné (Delmas-Marty).

Mardi 26 novembre

Palais des Nations / salle XXVII

13h - 15h

 

Orateurs

Segment théorique

J. Rosell, Doyen Faculté de droit, Université d’Estrémadure

A. Vega, Professeure, Chaire UNESCO, Université de La Rioja

X. Dijon, Professeur, Université  de Louvain

M. Veuthey, Président, Collège universitaire Henry Dunant

Témoignages

R. Bader, Directeur, Catholic Center for Studies and Media (Jordanie)

M. Karam, Bureau Pédagogique des Filles de la Charité (Liban)

Modération

C. de Lavernette, OIDEL, Coprésidente, Groupe de Travail des ONG sur l’éducation aux droits de l’homme

19/11/2013

Protection des minorités religieuses : réunion les 26 et 27 novembre

Dans une semaine se tiendra à Genève les mardi 26 et mercredi 27 novembre au Palais des Nations une importante réunion dans le cadre du Conseil des droits de l’homme, la sixième session du Forum sur les questions relatives aux minorités. 

A l'ordre du jour ces points d'une actualité certaine :

1. Protection de l’existence des minorités religieuses et prévention de la violence contre ces minorités

2. Promotion et protection de l’identité des minorités religieuses. 

3. Promotion d’un dialogue entre les religions

Voir le document 

 Note de l’Experte indépendante sur les questions relatives aux minorités, Rita Izsák, concernant la nécessité de garantir les droits des minorités religieuses A/HRC/FMI/2013/2

http://daccess-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/G13/177/29/PDF/G1317729.pdf?OpenElement 

 

 

2. Le Forum accordera un rang de priorité élevé à l’identification de pratiques positives et efficaces adoptées par des pays de différentes régions pour protéger et promouvoir les droits des personnes appartenant à des minorités religieuses, en mettant tout particulièrement l’accent sur la promotion du dialogue, de la compréhension et des échanges constructifs entre les groupes religieux minoritaires et majoritaires. Lorsque de bonnes pratiques législatives et politiques sont mises en œuvre, les minorités religieuses sont en mesure de pratiquer leur religion dans des conditions de pleine égalité, d’exercer tous leurs droits et d’en jouir, et de participer pleinement à tous les domaines de la vie. Parmi les pratiques positives, on peut citer l’établissement d’une législation complète contre la discrimination et pour l’égalité, ainsi que la mise en place de mécanismes et d’institutions destinés à lutter contre la discrimination et à encourager le dialogue, la compréhension et les échanges constructifs entre les différentes religions. Ces mesures jouent un rôle important en contribuant à prévenir les tensions et en favorisant l’égalité et la stabilité sociale.


3. [...] L’Experte indépendante présentera au Conseil à sa vingt-cinquième session, en mars 2014, une série de recommandations issues de cette sixième session du Forum.

Les demandes d’accréditation pour le Forum devront être envoyées à l’adresse suivante: minorityforum@ohchr.org


Michel Veuthey 

 

 

18/11/2013

L'Afrique...

Un rapport du Sénat sur la présence de la France dans une Afrique convoitée... évoquant des perspectives

- démographiques ( deux milliards d'habitants en 2050, un défi et une course contre la montre )

- citadines ( les villes locomotives du développement ou chaudrons urbains )

- environnementales ( la croissance verte n'est pas un luxe pour l'Afrique )

- climatiques ( l'Afrique première victime des changements, en particulier par un stress hydrique accru )

- migratoires ( Sur 30 millions de migrants, 7 se dirigent vers l’Europe, 6 vers d’autres destinations extraafricaines, 15 au sein du continent )

- méditerranéennes ( Des deux côtés de la Méditerranée vont se faire face un continent européen dont la population va diminuer d’ici 2014 de 15 % et un continent africain dont la population va au moins doubler (+115 %).)

- sécuritaires (  les migrations créant l'instabilité, aggravée par les fanatismes religieux et les inégalités économiques )

- agricoles ( de l'accaparement des terres )
 
- économiques ( des opportunités gigantesques... "L'Afrique est à terme la Chine de demain...")

- linguistiques ( l'anglais comme langue de succès ? )

- institutionnelles ( l'Union Africaine et les organisations sous-régionales qui s'imbriquent p. 122 )

- géopolitiques : l'emprise des anciennes Puissances coloniales et des Puissances émergentes (Brésil, Chine, Corée, Afrique du Sud, Turquie)

- criminelles ( l'Afrique plaque-tournante des trafics et de la piraterie )

- européennes ( l'Europe qui ne prend pas le relais  alors qu'elle est le premier bailleur de fonds de l'Afrique ... )

- françaises ( politiques, militaires, y compris les opérations de paix (p. 133) et les quelque trente interventions militaires (pp. 257-8),

- linguistiques ( la faiblesse de l'OIF alors que le français est une des langues de l'Afrique ) 

Nécessité d'une stratégie ambitieuse et cohérente qui doit comprendre  une politique migratoire.

Et cette conclusion qui mérite citation :

"En conclusion, le groupe de travail a la conviction qu’une partie de l’avenir de la France est en Afrique. C’est pourquoi il a intitulé ce rapport : « L’Afrique est notre avenir ». 

Michel Veuthey

14/11/2013

Humanitaire : de la foi chrétienne au CICR

Humanitaire : de la foi chrétienne à l’engagement humanitaire. Enregistrements et vidéos d’un Colloque à Genève le 9 novembre à l'Auditoire Calvin

www.kalvingrad.ch/150/p9

12/11/2013

L'épanouissement de la personne: le but du développement

 

 

Je rentre de la Conférence Générale de l'UNESCO. Voilà ce que j'ai dit dans la Commission Education.

 

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L’article 26 de la Déclaration universelle et aussi l’article 13 du Pacte des droits économiques, sociaux et culturels, stipulent que « L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et du sens de  sa dignité ( …) Sans l’éducation – comprise comme droit - il n’y a pas d’autonomisation des personnes. Le développement humain durable coïncide donc avec l’éducation telle qu’elle est définie par les instruments internationaux. Ce qui revient à dire que si le droit à l’éducation est véritablement mis en œuvre, le développement est garanti car il consiste en des personnes qui vivent une vie conforme à leur dignité.

 Dans ce contexte, il est tout d’abord essentiel qu’une approche basée sur les droits de l’homme serve de point de départ. Cette approche doit imprégner l’intégralité du processus et toute la substance du programme. Elle ne peut que lui assurer solidité et légitimité. Comme le dit le Rapporteur Spécial :« Une approche fondée sur les droits repose sur des obligations légales et non politiques (…). Les gouvernements sont tenus de donner une éducation et leurs obligations découlent du droit national et du droit international ». Le droit à l’éducation est bel et bien un droit justiciable et cela doit être pris en compte dans le futur programme.

 Ce cadre du développement post 2015 doit être l’occasion d’élargir la réalisation du droit à l’éducation, c’est à dire son accès à tous, en respectant les principes d’équité, d’inclusion et de non-discrimination. L’éducation post-2015 ne doit pas seulement être comprise comme un objectif parmi d’autres, comme c’est actuellement le cas pour les OMDs, mais désigner une composante de toutes les dimensions du développement : de la santé, de l’économie, du travail, du logement, de l’alimentation ou de la démocratie. Tous les objectifs universels ont des aspects liés à l’éducation. D’autre part, le droit à l’éducation et le droit au développement se renforcent mutuellement

Claire de Lavernette