03/09/2013

L'urgence: l'humanitaire et la diplomatie

Alors que le nombre des réfugiés de Syrie dépasse les deux millions et menace de déstabiliser le Liban, que le CICR multiplie les appels pour avoir accès aux civils assiégés et aux blessés en manque de soins, on doit rappeler la responsabilité des Etats, de tous les Etats, de respecter et de faire respecter les Conventions de Genève.

"Respecter" les Conventions, c'est le devoir de tout Etat engagé dans un conflit.

"Faire respecter" est une obligation collective qui demande

- à la fois de s'abstenir de promouvoir des violations par ses alliés. étatiques ou non (voir l'Arrêt de la Cour internationale de Justice en 1986 dans l'affaire Nicaragua)

- et de prendre toutes mesures nécessaires ( en respectant la Charte des Nations Unies ) pour faire stopper des violations ( c'est ce que la Cour internationale de Justice a demandé en 2004 dans l'Avis consultatif sur le Mur ).

Lundi 9 septembre va se tenir la session d'automne du Conseil des droits de l'homme à Genève. Ce sera, espérons-le, l'occasion de rappeler ces responsabilités aux uns et aux autres.

A défaut de pouvoir entamer un dialogue si nécessaire pour rétablir la paix au Proche-Orient, il faudrait au moins éviter de retomber dans une barbarie qui dure maintenant depuis plus de deux ans, tolérée par notre silence.

Ce n'est pas une intervention militaire qui rétablira l'humanité dans ce conflit mais bien le recours au droit international, à la diplomatie et à un effort humanitaire à la mesure des besoins qui ne cessent d'augmenter.

Michel Veuthey

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