16/11/2012

Education: l'impératif de la qualité

 

 

Le dernier rapport de Mr.  Singh, Rapporteur Spécial des Nations Unies sur le droit à l’éducation, présenté en juin dernier lors de la XXème session du Conseil des droits de l’homme, porte sur la qualité de l’éducation. Il est indéniable que ce sujet est crucial et il fait d’ailleurs opportunément suite à son premier rapport sur l’égalité des chances en éducation, qui y est lié par bien des aspects.

 « Une éducation qui n’est pas de qualité ne mérite pas le nom d’éducation» . Intimement convaincus de cette assertion,  l’ensemble des 26 membres de la plateforme d’ONGs sur le droit à l’éducation, ont participé activement aux réflexions et échanges préliminaires avec le Rapporteur Spécial sur ce thème. Le rapport de Mr Singh, riche et instructif, qui a été très bien accueilli au sein de l’ensemble de la communauté internationale, constitue une synthèse des progrès enregistrés, des bonnes pratiques et de recommandations pour promouvoir la qualité au sein de l’éducation. Et nous sommes heureux de voir que la contribution de la société civile, a été prise en compte sur un certain nombre de points essentiels.

La qualité de l’éducation ne peut tout d’abord se comprendre sans le respect des normes internationales relatives au droit à l’éducation. L’Observation N°13 du Comité des droits économiques, sociaux et culturels au Pacte décrit bien les obligations minimales, dont nous retiendrons par exemple celle d’assurer un enseignement primaire à tous et de garantir le libre choix de l’éducation sans ingérence de l’Etat. 

L’importance donnée actuellement à la qualité permet de mettre au premier plan le renforcement des garanties des droits de l’homme dans l’éducation. Nous voulons réaffirmer ici l’importance primordiale pour une politique éducative qui se veut « de qualité » d’adopter une approche basée sur les droits de l’homme

Ces mêmes normes, à savoir non seulement l’article 26 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme mais aussi l’article 29 dela Convention Internationale des droits de l’enfant, stipulent également que l’éducation doit développer la personnalité humaine, le respect des droits de l’homme et l’identité culturelle de chaque apprenant. Ainsi, il est clair que les normes internationales insistent sur les buts à visée humaine de l’éducation. Et pour reprendre les termes de K. Tomasevski, premier rapporteur Spécial sur le droit à l’éducation, ce qu’il faut mettre  au premier plan, c’est l’accent mis non seulement sur les moyens, mais aussi – et c’est encore plus important – les fins de l’éducation. 

Le Rapporteur Spécial, Mr Singh, a développé justement dans son rapport 2012 certains points, dans ce sens, tout à fait pertinents comme:

  • l’importance de l’acquisition de connaissances sur les valeurs des droits de l’homme
  • la diversité culturelle, qui est une richesse des pays
  • l’éducation technique et professionnelle comme composante essentielle des savoirs fondamentaux
  • la valorisation des personnes vulnérables comme les femmes et les filles ou des groupes marginalisés comme les enfants handicapés
  • la nécessité d’une formation de qualité pour les enseignants.

 

Claire de Lavernette / Plateforme d’ONG sur le droit à l’éducation

Commentaires

une éducation qui n'est pas de qualité ne mérite pas le terme d'éducation .L'église de scientologie et les nombreuses mouvances sectaires feraient bien de s'en souvenir.Surtout celles qui séquestrent des enfants !

Écrit par : lovsmeralda | 22/11/2012

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