24/03/2010

L'éducation aux droits de l'homme un droit en soi

Alors que le Conseil se penche sur le projet de Déclaration sur l’éducation aux droits de l’homme l’existence d’un droit à cette éducation a été sujet de débat. Déjà en 1993 le Congrès international sur l'éducation aux droits de l'homme et à la démocratie de Montréal organiséDSCN3640rec.JPG par l'UNESCO à la veille de la Conférence de Vienne avait affirmé : 

" L’éducation aux droits de l'homme et à la démocratie est elle-même un droit de l'homme et un préalable à la pleine réalisation de la justice sociale, de la paix et du développement. L'exercice d'un tel droit contribuerait à la sauvegarde de la démocratie et au développement, compris dans son sens le plus large ".

Et Mary Robinson, ancien Haut Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies avait souligné: 

" En proclamant la Décennie sur l’éducation aux droits de l’homme (1995 – 2005) , il a été réaffirmé, comme cela avait déjà été déclaré dans plusieurs instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme, que l'éducation dans le domaine des droits de l'homme est un droit en soi, c'est-à-dire le droit pour tout individu d'être amené à prendre conscience des droits et de la dignité de tous ainsi que des moyens d'en assurer le respect. "

Ces considérations qui ne relèvent pas du droit international se fondent sur le Préambule même de la Déclaration universelle:

" L'Assemblée générale, proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous (…) s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés. "

11/03/2010

Los derechos humanos no tienen gusto ni sabor: son evidentes

"Los derechos humanos, en general, no son los privilegios que un grupo humano más o menos cerrado reivindica con relación a otro grupo humano… El derecho a vivir, el derecho a existir, a respirar, el derecho a la libertad son derechos elementales que no tienen ni gusto ni sabor, son evidentes".  Estas palabras del filósofo francés Vladimir Jankelevitch son la base sólida sobre la que se construye la educación en derechos humanos.

La finalidad que nos proponemos con la Universidad de Verano es simple: hacer el mundo más humano. Para esta tarea depositamos nuestra confianza a un instrumento : los derechos humanos. 

Los derechos humanos son la protección contra la arbitrariedad. Pero los derechos humanos no subsisten sin una antropología, sin una visión del hombre que sea compatible con su dignidad. Esta es la tarea primera de una cultura de los derechos humanos. Entre el pesimismo de Hobbes : homo homini lupus y la exaltación revolucionaria de Marx : Proletarios del mundo uníos ! debemos escoger el verso de Ovidio, el poeta romano: Veo lo mejor y sin embargo hago lo peor ! Realismo antropológico de un ser ontológicamente perfectible por su libertad. Perfección que supone esfuerzo sobre sí, sumisión al deber que a veces contraría nuestra primer impulso.

Hans Jonas ha puesto de relieve en una crítica aguda de la autonomía defendida por la Ilustración y Kant, la importancia de la responsabilidad. Los derechos humanos se inscriben naturalmente en esta nueva óptica moral : responsabilidad hacia el otro, resposabilidad hacia la naturaleza, resposabilidad que significa ir mas allá de la estricta justicia. Emmanuel Levinas lo ha dicho tambien de manera gráfica : les droits de l’homme sont les droits d’autrui, los derechos del otro.

01/03/2010

Pour bien commencer le Conseil des droits de l'homme

Aujourd'hui commence la session principale du Conseil des droits de l'homme. A chaque nouvelle session les questions fondamentales se reposent: l'effectivité et l'universalité des droits de la personne humaine.

Une des questions essentielles dans cette période relativiste de l’histoire - qui met en doute l’universalité des droits de la personne humaine - est celle de savoir comment fonder les droits de l’homme sur une base solide, une base qui soit acceptable pour tous, et qui ne se borne donc pas à une culture ou région du monde. Il semble que la notion de dignité humaine est utile dans ce sens. En effet, il existe un consensus sur le fait que l’être humain détient une dignité spéciale et que, en raison de cela, il est titulaire de droits. Ces droits sont des facultés pour jouir des biens indispensables à la réalisation de ses potentialités, et donc pour parvenir à son plein développement, par exemple le droit à l’éducation pour développer une vie culturelle.

Selon les instruments internationaux des droits de l’homme « tous les hommes naissent libres et égaux en dignité et droits doués comme ils sont de raison et de conscience» (art. 1 DUDH). Selon cet article, la dignité humaine résulte de la rationalité et de la conscience morale. La philosophie occidentale a retenu ces caractéristiques de la personne comme marquant la différence entre l’homme et les autres êtres : animaux et végétaux. Ainsi Francisco de Vitoria, qui est considéré comme l’un des fondateurs du droit international, disait déjà : « La nature a donne à l’homme la raisons et la vertu pour sa défense et son perfectionnement alors qu’il a donnée aux autres êtres vivants des moyens purement corporel. ». Et dans un autre texte : « L’homme a été créé en liberté. Par droit naturel tous les hommes sont libres. La liberté est plus utile que tout autre bien privé »