02/05/2008

Culture: le droit d'être (humain)

Cette semaine, le vendredi 9,  le Comité des droits économiques sociaux et culturels débattra de l’article 15 du Pacte des droits économiques sociaux et culturels relatif au droit de participer a la vie culturelle. C’est la première fois que la culture est prise au sérieux par les Nations Unies.

Les droits culturels impliquent l’accès aux ressources qui permettent de se forger une identité. "Une culture donne à l'homme la capacité de réflexion sur lui-même. C'est elle qui fait de nous des êtres spécifiquement humains, rationnels, critiques et éthiquement engagés. C'est par elle que nous discernons des valeurs et effectuons des choix. C'est par elle que l'homme s'exprime, prend conscience de lui-même, se reconnaît comme un projet inachevé, remet en question ses propres réalisations, recherche inlassablement de nouvelles significations et crée des oeuvres qui le transcendent" (Conférence Mondiacult UNESCO, 1982).

La culture n’est pas une simple consommation de biens culturels. Si la culture est l’objet d’un droit, si l’on y attache juridiquement des libertés, l’enjeu est bien plus profond. Le PNUD relève dans son Rapport 2004 sor le développement humain, que les libertés culturelles touchent à l’identité même de l’humain. Il y va donc non seulement d’une « technique »  mais bien d’une valeur liée à l’identité même de l’homme, à ce dont il a besoin pour être un homme.

Une bonne gouvernance, au sens d’une gouvernance non seulement irréprochable sur le plan technique, mais démocratique et soucieuse de promotion des droits fondamentaux, requiert une action résolue en faveur de la liberté de choisir un mode de vie culturellement adéquat. L’Etat, quand il « intervient en renforcement des capacités de l’autre (société civile, secteur privé), (doit) respecter et développer les capacités de celui-ci » (Observatoire de la diversité et des droits culturels, Document de Bergame, 2007).

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