07/03/2008

Un traitement identique des femmes et des hommes est injuste

Dans un livre récent, A. Renaut parle de deux modernités : une première lorsque l’autre est enfin perçu comme le même que nous, une deuxième caractérisée par  l’égalité dans la différentiation . Le thème est d’actualité dans cette nouvelle journée internationale de la femme.

La Déclaration sur la diversité culturelle (2001) affirme : Toute personne à droit à une éducation et à une formation de qualité qui respecte pleinement son identité culturelle(art. 5).  Notons l’adjectif pleinement.

Les Comités des Nations Unies ont abordé à plusieurs reprises la questions des différences.

Le Comité des droits de l’homme par exemple dans son  Observation générale no 11 affirme : «  Cependant, la jouissance des droits et des libertés dans des conditions d’égalité n’implique pas dans tous les cas un traitement identique. À cet égard, les dispositions du Pacte sont explicites. (par 8)

La Recommandation générale no 25 du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard de la femme va plus loin car elle évoque une différence structurelle : homme/femme. « Il ne suffit pas de garantir un traitement identique des femmes et des hommes. Il faut plutôt tenir compte des différences biologiques entre les hommes et les femmes et de celles qui sont le résultat d’une production culturelle et sociale. Dans certains cas, il n’est pas possible de traiter de la même façon les hommes et les femmes du fait de ces différences. Pour atteindre cet objectif d’égalité réelle, il est également indispensable de suivre effectivement une stratégie de lutte contre la sous-représentation des femmes et de redistribution des ressources et des responsabilités entre les hommes et les femmes.

Il est important de signaler cette différence structurelle, permanente, constitutive, car la tendance est de penser les politiques de la différence en termes d’inégalité sociale ou culturelle . Or, il ne s’agit pas de penser la différence en termes de mesures provisoires comme dans l’action affirmative, mais en termes permanents.

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