18/12/2007

60 ans de la Déclaration Universelle des droits de l’homme en 2008. Et alors ?



A la société industrielle, a succédé déjà a la fin du XX siècle, la société de l’information (M. Castells, 1998). L’information est devenue l’instrument essentiel de pouvoir et la source de richesses économiques fondamentales de la société moderne. P Garonna et E. Balta (2000) en s’exprimant justement à propos de droits de l'homme, ont étudiés de manière pertinente les changements que la société de l’information ont introduits dans l’économie et la structure sociale. Garonna et Balta expliquent comment ont changés aussi bien l’économie que la nature de la démocratie le concept de développement et le rôle de l’état.

La perte de pertinence de l’état-nation a été considérablement soulignée dans les dernières années mais malgré cela, ce sont encore les états ce qui actuellement a travers les organisations internationales essaient de mettre en place un droit qui règle tant la micro-politique (relation identité / pouvoir politique) comme la macro-politique (politique internationale). Ce droit a commencé avec la codification de l’OIT qui a son origine dans les années 20 (J.M. Bonvin, 1998) et s’est consolidé avec les instruments internationaux de protection de droits de l'homme qui en tant que droit fondamentaux englobe tous les aspects de la vie humaine. Cette codification qui comporte actuellement plus de 50 instruments représente un fait unique dans l’histoire dont il convient de s’arrêter. Malgré ses imperfections, les systèmes de protection des droits de l’homme représentent la volonté de la communauté internationale des états de se donner des règles fondamentales de droit.

La question qu’il convient de se poser maintenant est celle de savoir si ce droit peut vraiment fonder les relations internationales dans la société de l’information.

Ph. Quéau doute comme M. Sandel de la pertinence de l’état pour dicter des normes dans ce nouveau contexte. En effet il semble urgent de se poser la question de la représentativité des organisations internationales gouvernementales sans le vote – la voix commence a se faire entendre – de la société civile, comme l’a fait la commission mondiale de la culture et du développement. Même les milieux économiques les plus libéraux prônent de nouveau droit international (G. Soros).

Nous pensons que la codification en droits de l'homme peut jouer un rôle central dans ces nouvelles relations internationales. L’argument le plus fort en faveur de cette codification est son caractère irréversible, irréversible dans le sens que la société international ne peut pas déroger juridiquement les instruments de droits de l'homme. En conséquence, la protection ne peut aller que dans un sens: avancer et se renforcer. Dans les prochaines années, nous verrons sûrement le renforcement des mécanismes existants ainsi que l'adoption de nouvelles normes là ou il y a encore des vides juridiques: peuples autochtones biologie, paix et développement, pour ne citer que quelques exemples.

Si il fallait le résumer de façon synthétique, la finalité dernière de l'action en faveur de droits de l'homme dans le 21e siècle devra être passer de l'idée de droits de l'homme à une culture universellement partagée des droits fondamentaux.

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Nouvelle formation 2008
Spécialisation en droits économiques, sociaux et culturels
Thème transversal : dialogue interculturel et interreligieux
Session francophone intensive du 11 au 22 août 08 à Genève
Session hispanophone intensive du 7 au 18 juillet 08 à Genève
Clôture des inscriptions : 1er mars 2008
Inscription en ligne et infos : www.cuhd.org

 

Commentaires

Bonjour

Pas facile de résumer votre billet pour le citer dans notre revue des blogs de la Tribune. Peut-être votre point de vue manque-t-il d'ancrage, d'exemples concrets. Ainsi que voulez-vous dire dans votre conclusion: "passer de l'idée de droits de l'homme à une culture universellement partagée des droits fondamentaux"? Comment interpréter cette phrase à l'heure ou l'on comprend enfin que le monde est composée de grandes civilisations qui, comme les galaxies dans les cieux, ont leur propre histoire et qu'elles ne peuvent changer d'orbite ou de soleil que lentement.

Écrit par : Jean-François Mabut | 18/12/2007

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