16/11/2007

Pourqui l'homme a-t-il des droits?


En 1998, à la veille du 50ème anniversaire de la Déclaration universelle des droit de l'homme, J. Hersch avait écrit ce texte dans le Bulletin d'Amnesty International, section suisse pour expliquer le sens des droits de la personne humaine. Ce texte est tiré du site www.aidh.org

Pour comprendre les raisons fondamentales qui justifient les droits de l'homme, il faut commencer par saisir ce que c'est qu'un homme. Etre un homme, ce n'est pas la même chose qu'être un poulet, une vache ou une limace. Pourtant, l'homme a un corps, comme le poulet, la vache ou la limace. Il a un corps, qui a ses besoins matériels et qui mourra un jour, comme celui du poulet, de la vache ou de la limace. Comme ces bestioles, l'homme est mortel. La différence, c'est qu'il le sait. Il vit avec la conscience de sa mort, et face à la mort il s'efforce de faire de sa vie quelque chose qui ait un sens.

(...)
L'homme a la capacité de faire de soi un sujet libre et responsable

Mais la nature, ses besoins et ses menaces, ne s'effacent pas pour autant. Les droits humains ne seront défendus qui si l'on prend appui, contre elle, sur un fondement irréductible, absolu. C'est ce qui distingue l'être humain des autres vivants : il a la capacité de faire de soi un sujet libre et responsable, qui pose ses actes lui-même, non par un jeu de causes et d'effets, mais à partir d'une exigence qui lui appartient en propre et inconditionnellement, et qui le sait, et qui les signe et en assument les conséquences.
Etre privé de cette capacité, c'est un terrible malheur, et pourtant elle ne promet pas le bonheur. L'action de l'homme ne vise pas avant tout au bonheur, elle veut avant tout avoir un sens. Or tout sens implique la visée de quelque chose qui n'est pas encore, et donc un manque. Seule la finalité absolue est source d'un vrai sens. Sans elle, l'homme dit ce n'est pas une vie, et il préfère parfois mourir.

L'être humain n'est pas donné comme un fait

Il s'agit là de la racine et de la finalité des droits de l'homme. Sans cette racine et cette finalité, les droits de l'homme sont condamnés par les contraintes de la nature. Il ne reste que l'arbitraire, la causalité, le hasard. A la limite, la liberté responsable vraie coïncide avec la nécessité intérieure la plus profonde. Le développement de la civilisation technique trouve ici son sens, nullement matérialiste. Il permet de créer, pour toujours plus d'êtres humains, des conditions accroissant leurs chances d'accéder à une telle liberté. L'être humain n'est pas donné comme un fait. Il est, pour lui-même et pour les autres, une tâche. C'est pourquoi, quelle que soit sa condition historique et sociale, sa couleur et sa race, ses dons intellectuels ou sportifs ou l'absence de ces dons, il mérite le respect.

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Nouvelle formation 2008
Spécialisation en droits économiques, sociaux et culturels
Thème transversal : dialogue interculturel et interreligieux
Session francophone intensive du 11 au 22 août 08 à Genève
Session hispanophone intensive du 7 au 18 juillet 08 à Genève
Clôture des inscriptions : 1er mars 2008
Inscription en ligne et infos : www.cuhd.org



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07/11/2007

Politiques publiques et droits de l'homme

Avec la présidente Bachellet en 2006

Cette semaine débute à Santiago du Chili la session présentielle du Diplôme de spécialisation en droits économiques, sociaux et culturels et politiques publiques organisé par la Collège Universitaire Henry Dunant en collaboration avec la Fundación Henry Dunant América Latina. Cette formation a été organisée pour la première fois en 2006. Elle étudie l’impact des politiques publiques sur les DESC. La langue de travail est l’espagnol.


La formation intègre donc le droit au développement et se propose de réfléchir sur les moyens à mettre en oeuvre pour inclure une approche du développement basée sur les droits. Les questions de genre et de discrimination sont abordées de façon transversale.


L’objectif général de la formation est de donner aux parties prenantes les outils nécessaires à la mise en place des politiques publiques fondées sur les droits (cf HCDH, Les droits de l’homme et la lutte contre la pauvreté. Cadre conceptuel, 2004). En raison de la spécificité des desc, ces politiques doivent prendre en compte le rôle des pouvoirs locaux, en particulier de la ville.


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