30/11/2017

Premier code international sur le droit à l'éducation

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Ce recueil de normes internationales regroupe les dispositions figurant dans les normes sur le droit à l’éducation sous des concepts pris des instruments internationaux des Nations Unies, de l’UNESCO et de l’OIT. Cette étude concerne donc exclusivement le système universel. Il a pour finalité de donner une vision exhaustive du droit international sur l’éducation et de faciliter également une meilleure compréhension de ce droit.

  • La première partie, intitulée « Droit à l’éducation en général » recense les dispositions en
    fonction des alinéas de l’article 13.
  • Une deuxième partie traite des « droits catégoriels » qui se sont développés de façon
    importante depuis les dernières décennies, à savoir l’éducation des femmes et des filles, des
    enfants ou des minorités.
  • Enfin, dans les normes internationales, le droit à l’éducation est mis en relation directe avec
    certains autres droits.

Cette présentation en trois grands axes a pour but de faciliter la recherche sur le droit à l’éducation, offrant un outil adressé à trois publics bien différents : les gouvernements et pouvoirs publics en général, les autres parties prenantes de ce droit au niveau national et international et les universitaires et membres de l’académie. La finalité dernière est celle de renforcer la protection du droit à l’éducation au niveau national et de faciliter l’approche basée
sur les droits de l’homme dans l’éducation.
Enfin, les textes internationaux figurent dans le recueil, soit dans leur intégralité, soit sous la forme des articles faisant référence à l’éducation. Ils sont classés par organisation, i.e. ONU, UNESCO, OIT puis, à l’intérieur de chaque institution, par type d’instruments. Le lecteur a ainsi sous la main les textes originaux de l’ensemble des instruments pour une référence immédiate

Le recueil sera présenté lundi 4 décembre au Palais des Nations  (salle XI à 10h) dans un événement organisé par le Collège universitaire Henry Dunant, OIDEL et les Missions permanentes de Portugal et de Finlande.

Flyer Code 2.pdf

Alfred Fernandez

15/11/2017

Le travail des enfants : le droit qui fait débat

L’accès à l’éducation est un droit fondamental et pourtant, selon l’UNESCO, 263 millions d’enfants n’étaient toujours pas scolarisés en 2016. Plus de la moitié d’entre eux, soit environ 168 millions selon l’OIT, travaillent dans des conditions qui peuvent être considérées comme dangereuses. Il faut néanmoins savoir que pour ces enfants, travailler n’est pas forcément un choix mais une nécessité. Dans de nombreux pays, les familles n’ont pas la possibilité de payer les frais scolaires et parfois même, les enfants sont indispensables à la survie économique de la famille.

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Face au travail des enfants, différentes réactions se présentent. D’un côté, certains protestent pour sauver ces enfances volées, de l’autre, on voit le travail comme une possibilité de développement pour l’enfant et le pays en question. Au milieu de tout cela, des règlementations, telles que la Convention 138 de l’OIT, qui a fixé l’âge minimum du travail à 15 ans. On remarque ici un lien direct pas anodin entre l’autorisation de travailler et la fin de la scolarité obligatoire.

Qu’en est-il alors de la Déclaration de Kundapur de 1996 ? Rédigée par des enfants et des jeunes travailleurs, cette déclaration met en avant la revendication du droit au travail dans de bonnes conditions, par les enfants eux-mêmes. Ces derniers demandent une éducation adaptée à leur situation de travailleur, ainsi qu’une lutte contre la raison principale qui les force à travailler, c’est-à-dire la pauvreté.

La dernière pièce de ce puzzle vient de la Convention relative aux droits de l’enfant, qui stipule qu’il faut tout faire pour que l’intérêt supérieur de l’enfant soit garanti. Face à cette situation, faut-il alors respecter la parole de l’enfant, en passant outre la Convention de l’OIT ? Ou faut-il protéger les enfants envers et contre toute forme de travail, sans prendre en compte leur opinion sur la question ?

 

Elodie Despond

12/11/2017

Cornelio Sommaruga ce mardi 14 novembre à 20 h. à l'Humanitarisme (CICR)

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26/10/2017

Radicalisation : du sérieux et des causes

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Le nombre est effrayant 2 000  jeunes - garçon filles -  qui sont radicalisés seulement en France. Tous candidats à une mort presque certaine ou à la prostitution en Syrie ou au Moyen-Orient. Nous avons besoin, avant de lutter contre ce fléau, de comprendre les raisons, les motivations. Ces actes semblent le fruit mûr d’un désespoir profond et du vide moral des sociétés européennes dans lesquelles l’horizon idéal se résume pour beaucoup au fric, aux belles voitures, à la mode et au sexe.

L’extrémisme violent a toujours existé en Europe, en Espagne, en Allemagne, en Italie notamment avec des attentats aussi meurtriers : il ne faut pas oublier l’Hipercor en Espagne dont nous célébrons le triste anniversaire ou la gare de Bologne en Italie. Mais cet extrémisme alimenté par un marxisme qui légitimait la lutte armée était lisible, intelligible.

Ce qui n’est pas intelligible c’est un type qui prend un camion et fonce sur une foule comme à Nice se disant d’une religion qu’il ne pratique pas et qu’il bafoue dans ses principes. Devant ces événements nous sommes déroutés et les analyses, les politiques nous semblent insuffisantes et même fondamentalement erronées.

Je ne prétends pas ici apporter une solution miracle et moins encore dans un article de 3000 signes. Je souhaite un rassemblement d’universitaires, États et ONG pour aborder la problématique en partant des évidences et nous des partis pris ou du politiquement correct.

Vendredi 17 novembre à Ferney-Voltaire un groupe de spécialistes entame un travail dans ce sens. Il prendra la forme d’un colloque intitulé La République face à la Radicalisation réunissant des experts d’Espagne, France, Italie et Suisse afin d’échanger sur ce sujet préoccupant.

Je voudrais me limiter à quelques remarques pour explorer des pistes nouvelles. La première est que mode opératoire du terrorisme suicide est typiquement occidental. Il se retrouve parfaitement décrit dans La condition humaine de Malraux : pour tuer un chef d’État bien protégé, Chang, le protagoniste affirma qu’il faut se lancer sur sa voiture avec une bombe. D’autre part, le terme que nous utilisons pour désigner un terroriste suicide est japonais : kamikaze. Et le terrorisme comme doctrine vient de Bakounine. Autrement dit il faut regarder le phénomène de façon globale ou, comme disait Einstein, penser à côté.

 

Alfred Fernandez

29/09/2017

XXIVe Université d’été

La partie présentielle de la XXIVe Université d’été du Collège Universitaire Henry Dunant s’est déroulée entre le 7 et le 11 août à Genève. 31 participants de 12 pays d’Afrique, d’Europe et du Maghreb selectionnés parmi plus de 250 candidats ont suivi une semaine de formation sur les droits de l’Homme.

Les participants ont assisté à des cours qui présentent le système international de la protection des droits de l’Homme, les objectifs du développement durable et les organes des traités. Un focus a été fait sur le droit au développement et l’économie contemporaine. Une réflexion sur la définition de l’universalité et sa réalité concrète a permis aux participants de mener une présentation de groupe.DSC_0141.jpg

La formation coincidait avec la session du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale à laquelle les participants ont assisté. Un briefing leur avait été donné avant la session du pays de l’Equateur par Marc Bossuyt, membre du Comité.

Les participants ont également contribué au premier rapport de l’Observatoire des droits économiques, sociaux et culturels du Collège Universitaire Henry Dunant présenté le 25 septembre au Palais des Nations.

Enfin, une visite de la ville de Genève a dévoilé des lieux clés dans l’histoire des droits de l’Homme. Cette visite était ouverte au public.

 Maéva Guyot

 

 

21/09/2017

Premier rapport mondial sur les droits économiques, sociaux et culturels

 

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Lundi prochain sera présenté dans le cadre du Conseil des droits de l'homme le premier rapport sur la situation des droits économiques, sociaux et culturels. Il s'agit d'une initiative de l’Observatoire international créée par le Collège Universitaire Henry Dunant avec un objectif précis : contribuer à l’effectivité des droits économiques sociaux et culturels.

 Ce rapport se situe dans le sillage de  la dernière résolution du Conseil des droits de l'homme sur les droits économiques, sociaux et culturels adoptée par consensus et qui, dans son paragraphe 17: apprécie et encourage les importantes contributions que  (…) la  société civile, y compris les  organisations  non gouvernementales, les établissements universitaires et instituts de recherche (…) apportent à la question de la réalisation et de la jouissance des droits économiques, sociaux et  culturels, notamment les activités de formation et d’information.

 Issu effectivement de l’action coordonnée de la société civile et des universités il présente la situation du droit à l'éducation et du droit à la santé dans 42 pays d'Afrique, Asie, Amérique et Europe.

Palais des Nations

salle XXVII

13h30 - 15h

Flyer CDH_17 fr.pdf

07/09/2017

Education aux droits de l'homme: la transparence des politiques

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Ces dernières années, la transparence est devenue un élément clé pour l’évaluation des politiques et pour la mise en place des bonnes pratiques. 

                La Commission des droits de l’homme des Nations Unies avait déjà placé la transparence parmi les caractéristiques de la bonne gouvernance. D’après la Résolution 2000/63 la bonne gouvernance comprend cinq caractéristiques : transparence, responsabilité, obligation de rendre compte, participation et prise en compte des besoins de la population.

                On pourrait estimer que sans transparence, la participation et la reddition de comptes pourraient difficilement exister. Pour cette raison, dans Education 2030 la transparence se présente comme une nécessaire clé pour la participation de la société civile dans la mise en place des politiques éducatives. Le Programme mondial sur l’éducation aux droits de l’homme avait déjà signalé également l’importance de la transparence. Mais les idées doivent se transformer en actions.

                Un groupe d’ONG et d’Universités dirigé par OIDEL a étudié la transparence des rapports présentés par les Etats concernant les politiques relatives à la deuxième phase du Programme mondial sur l’éducation aux droits de l’homme (enseignement universitaire et formations des agents publics).

                Un bilan mitigé ressort de cette étude qui sera présenté le 13 septembre dans le Cadre du Conseil des droits de l’homme. Alors que certains Etats comme l’Italie, la Suisse ou le Chili ont présenté des rapports conséquents, d’autres pays du Nord se sont contentés d’une information succincte qui ne permet pas de se faire une idée des politiques entreprises. Malheureusement, ces absences d’informations ne permettent pas de connaitre la situation de l’éducation aux droits de l’homme et donc de progresser dans ces pays.

Evènement parallèle mercredi 13 septembre / Salle XV (attention 2ème étage) 14h – 15h

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05/09/2017

Programme Mondial en droits de l'homme: rapport a mi-parcours

 

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Le Bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’homme vient de publier le rapport à mi-parcours de la troisième phase (2015-2019) du Programme mondial d’éducation dans le domaine des droits de l’homme. (Doc A/HRC/36/24). Le rapport  se fonde sur les renseignements reçus de 20 États et de 18 institutions nationales des droits de l’homme.

Selon le rapport des informations réunies dans le présent rapport que des efforts importants ont été faits dans certains pays depuis 2015 dans le domaine de l’éducation et de la formation aux droits de l’homme mais ils ne s’inscrivent pas nécessairement dans une stratégie élaborée dans le contexte spécifique du Programme mondial d’éducation dans le domaine des droits de l’homme.

Par exemple, des stratégies sectorielles globales ont été adoptées quant à l’éducation aux droits de l’homme dans le système scolaire alors que les actions menées, souvent dans le contexte de réformes, ont été au-delà de l’élaboration des programmes et ont touché à la politique éducative, à la formation des enseignants et des autres personnels éducatifs aux droits de l’homme et au développement de la recherche et des activités extrascolaires. De surcroît, certains efforts de formation

aux droits de l’homme ont été faits dans le cadre de stratégies plus larges visant à aborder les questions de droits de l’homme dans des contextes spécifiques, avec des axes thématiques communs (tels que la migration, le genre et la diversité), et l’utilisation de méthodes participatives et centrées sur l’apprenant. La coopération entre les acteurs nationaux − entités gouvernementales, institutions nationales des droits de l’homme, organisations de la société civile et monde universitaire − et entre ceux-ci et les organisations régionales et internationales semble être un élément récurrent et prometteur.

De nouveaux défis sont apparus d’après le rapport, notamment en ce qui concerne la formation des professionnels, par exemple la confrontation entre mise en œuvre d’initiatives de formation ponctuelles et stratégies globales, ou l’évaluation et le suivi inadéquats des processus de formation. En outre, la formation aux droits de l’homme des journalistes et des professionnels des médias semble moins développée que celle de publics plus « traditionnels » tels que les forces de l’ordre.

(Extrait des conclusions du Rapport)

31/08/2017

Assessement of Human Rights Education: completeness and transparency

 

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In the Education 2030 Framework for Action, Civil Society Organizations play essential roles. They need to be engaged and involved at all stages, from planning through to monitoring and evaluation, with their participation institutionalized and guaranteed.

CSOs can:·(…) document and share evidence from practice, from citizens’ assessments and from research to inform structured policy dialogue, holding governments accountable for delivery, tracking progress, undertaking evidence-based advocacy, scrutinizing spending and ensuring transparency in education governance and budgeting ( par. 80)

The purpose of the analysis of the national reports of the Second Phase of the World Programme was, in fact, to focus on the quality of the Reports and not on the content. More points are attributed for the submission of the Report and the accessibility to the information, the methodical answering and completeness of the answers.

Furthermore, the accent was put on verifiability and transparency of the examples of innovation. The reason behind this division is because, once more, theaim of this analysis is to evaluate States’ Reports based on completeness and transparency. Importance was given to verifiable examples and cases of good practice that could be found online, more than the actual application or results of the same.

Side event in the Human Rights Council

13 September 2017_14h-15h

Room XV

 

19/07/2017

Los derechos humanos en el contexto de la movilidad humana: una crisis multidimensional

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 La inauguración del curso fue a cargo de  Emilio Pin, Consejero de derechos humanos de la Misión de España, en compañía de  Ana María Vega, directora de la Cátedra UNESCO Ciudadanía democrática y libertad cultural, quienes subrayaron la idea de empoderar el término movilidad humana frente a la migración.  A continuación, Michele Brunelli, profesor de la Universidad de Bérgamo, realizó una distinción entre la migración y la desterritorialización, describiendo las razones económicas, políticas y sociales por las cuales las personas migran. Siguiendo con los motivos que impulsan la movilidad humana en el escenario internacional actual Claudia Mosquera, profesora de la Universidad Nacional de Colombia, tomando como referencia su país, introdujo el concepto de “capitalismo de apropiación violenta” y señaló la transmisión de conocimientos producida en Colombia a raíz de la movilidad.

Ignasi Grau, colaborador científico de OIDEL, explicó el sistema internacional y el funcionamiento de la protección de los derechos humanos en sus diversas fases. Tras la presentación, los participantes del curso tuvieron la oportunidad de realizar el seguimiento del Grupo de Expertos de Pueblos Indígenas que tuvo lugar en la Sala XX del Palacio de las Naciones Unidas.

La primera intervención del miércoles estuvo a cargo de Luis Vázquez, periodista y secretario general de la Asociación de Prensa Extranjera en Suiza, que abordó la posición de los medios de comunicación y su influencia en la opinión pública. Posteriormente, la profesora Claudia Mosquera siguiendo con su discurso sobre Colombia ahondó en el proceso de construcción de paz incidiendo en el conflicto con las FARC y la posición multidimensional de las víctimas.

Por la tarde tuvo lugar el taller impartido por  Alfred Fernández, director del Collège Universitaire Henry Dunant, sobre la acogida y el reconocimiento de las competencias para el diálogo intercultural. Se tratan conceptos tan esenciales como visiones del mundo, nivel de convicciones, posiciones posibles de diálogo y condiciones para el mismo entre personas con diferentes visiones del mundo.

El jueves Patrick Taran, presidente de Global Migration Policy Asociantes, subrayó la necesidad de reconocer a los inmigrantes como personas y a la inmigración como posible solución ante el desafío demográfico que se presenta en los países de Occidente. Además, definió la migración como el resultado directo de las políticas sectoriales de los países con mayor poder. Destacó que, pese al respeto hacia los derechos humanos, en la actualidad hay una fuerte tendencia a la reorganización de la gobernanza de la migración a través de legislación criminal y de control.

El último día del curso Giorgio Cerina, Director de Acción Exterior y Cooperación del Gobierno de La Rioja, aportó datos sobre la cantidad de refugiados acogidos en diversos países y la necesidad de considerarlos personas, ante todo. Además, destacó las tres fases de la ayuda humanitaria: preventiva, de emergencia y de rehabilitación temporal. La última intervención fue encomendada a Gabriel Orellana, consejero de la Misión Permanente de Guatemala ante las Naciones Unidas, que señaló los derechos de los pueblos indígenas y sus tres mecanismos de protección y garantía de participación en las Naciones Unidas: el Foro Permanente, el Relator especial y el Mecanismo de Expertos.

 Nerea Palacios y Andrea Ranedo.