19/07/2017

“Los derechos humanos en el contexto de la movilidad humana: desafíos frente a una crisis multidimensional” (CURSO DE VERANO)

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La semana pasada, del 11 al 14 de julio, tuvo lugar en el Centre d'Accueil - Genève Internationale (CAGI) y el Palacio de Naciones de Ginebra el curso de verano de la Universidad de La Rioja en colaboración con el Collège Universitaire Henry Dunant (CUHD) cuyo tema principal se centró en la movilidad humana.

La inauguración del curso fue a cargo de D Emilio Pin, Consejero de derechos humanos de la Misión de España, en compañía de la Dra. Ana María Vega, directora de la Cátedra UNESCO Ciudadanía democrática y libertad cultural, quienes subrayaron la idea de empoderar el término movilidad humana frente a la migración.  A continuación, D. Michele Brunelli, profesor de la Universidad de Bérgamo, realizó una distinción entre la migración y la desterritorialización, describiendo las razones económicas, políticas y sociales por las cuales las personas migran. Siguiendo con los motivos que impulsan la movilidad humana en el escenario internacional actual la Doctora Claudia Mosquera, profesora de la Universidad Nacional de Colombia, tomando como referencia su país, introdujo el concepto de “capitalismo de apropiación violenta” y señaló la transmisión de conocimientos producida en Colombia a raíz de la movilidad.

Ignasi Grau, colaborador científico de OIDEL, explicó el sistema internacional y el funcionamiento de la protección de los derechos humanos en sus diversas fases. Tras la presentación, los participantes del curso tuvieron la oportunidad de realizar el seguimiento del Grupo de Expertos de Pueblos Indígenas que tuvo lugar en la Sala XX del Palacio de las Naciones Unidas.

La primera intervención del miércoles estuvo a cargo de D. Luis Vázquez, periodista y secretario general de la Asociación de Prensa Extranjera en Suiza, que abordó la posición de los medios de comunicación y su influencia en la opinión pública. Posteriormente, la profesora Claudia Mosquera siguiendo con su discurso sobre Colombia ahondó en el proceso de construcción de paz incidiendo en el conflicto con las FARC y la posición multidimensional de las víctimas.

Por la tarde tuvo lugar el taller impartido por el doctor Alfred Fernández, director del Collège Universitaire Henry Dunant, sobre la acogida y el reconocimiento de las competencias para el diálogo intercultural. Se tratan conceptos tan esenciales como visiones del mundo, nivel de convicciones, posiciones posibles de diálogo y condiciones para el mismo entre personas con diferentes visiones del mundo.

El jueves D. Patrick Taran, presidente de Global Migration Policy Asociantes, subrayó la necesidad de reconocer a los inmigrantes como personas y a la inmigración como posible solución ante el desafío demográfico que se presenta en los países de Occidente. Además, definió la migración como el resultado directo de las políticas sectoriales de los países con mayor poder. Destacó que, pese al respeto hacia los derechos humanos, en la actualidad hay una fuerte tendencia a la reorganización de la gobernanza de la migración a través de legislación criminal y de control.

Al mediodía los participantes del curso en compañía de la profesora Ana María Vega conocieron la Organización Internacional de Trabajo (OIT), el Palacio de Naciones -donde asistieron a un side event organizado por Pueblos Indígenas- y realizaron una visita guiada al Museo de la Cruz Roja.  Tras ello, algunos asistentes del curso se desplazaron a Anières para disfrutar de una cata de vinos.

El último día del curso, D. Giorgio Cerina, Director de Acción Exterior y Cooperación del Gobierno de La Rioja, aportó datos sobre la cantidad de refugiados acogidos en diversos países y la necesidad de considerarlos personas, ante todo. Además, destacó las tres fases de la ayuda humanitaria: preventiva, de emergencia y de rehabilitación temporal. La última intervención fue encomendada a D. Gabriel Orellana, consejero de la Misión Permanente de Guatemala ante las Naciones Unidas, que señaló los derechos de los pueblos indígenas y sus tres mecanismos de protección y garantía de participación en las Naciones Unidas: el Foro Permanente, el Relator especial y el Mecanismo de Expertos.

El XIII Curso de Verano de la Universidad de La Rioja en Colaboración con el CUHD se cerró con la entrega de diplomas a cargo de Dña. Claire de Lavarnette, presidenta del grupo de trabajo de ONG sobre educación en derechos humanos, Giorgio Cerina, Alfred Fernández, Ana María Vega y Gabriel Orellana.

 

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Nerea Palacios y Andrea Ranedo.

18/07/2017

Un ancien participant nommé au CERD

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Monsieur Bakari Sidiki Diaby, diplômé du Collège Universitaire Henry Dunant en 2015, vient d’être nommé membre du Comité de l'ONU pour l'élimination de la discrimination raciale.

Il participe actuellement au programme de doctorants mis en place entre le Collège Universitaire Henry Dunant et l’Universitat Internacional de Catalunya.

Né en 1976 en Côte d’Ivoire, il choisit de s’orienter vers des études de droit public fondamental l’Université de Bouaké (Côte d’Ivoire). Dès 2007, il se spécialise dans le domaine des droits de l’Homme avec le Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées en droit de l’Homme et le Certificat en Droits de l’Homme et Culture de la Paix de l’Institut de la Dignité et des Droits Humains du Cerap à Abidjan (Côte d’Ivoire). Il devient très actif en 2011 en promouvant les droits de l’Homme et le droit international au sein des Armées Africaines en tant que coordinateur général de la Coordination National des Droits de l’Homme pour les Armées. La même année, il est le pionnier de l’Institut Africain des Droits de l’homme pour les Armées (IADHA) et de la Coordination Africaine des Droits de l’Homme pour les Armées (Camp Gallieni, Abidjan, Plateau).

Il est actuellement Secrétaire Exécutif Adjoint de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI) et le Secrétaire Permanent des Institutions Nationales des Monétaire Ouest Afrique.

Maéva Guyot

13/07/2017

Solidarité internationale : principe ou droit ?

Le séminaire « Rapprochement des cultures – Solidarité internationale : principe ou droit ? » s’est tenu entre le 5 et le 7 Juillet 2017 à Genève. Durant ces trois jours de séminaire, le terme « solidarité » fut analysé dans ses dimensions anthropologiques, économiques et politiques afin de comprendre sa portée et son impact dans la mise en œuvre des droits de l’homme. La question des minorités en Espagne et l’enseignement social catholique furent également abordés dans ce séminaire.

Le terme provient du latin et signifie « ce qui tient ensemble ». La solidarité est à la base de la construction d’une société : comme l’a rappelé M. Fernandez, tout  être humain se développe dans un réseau naturel. Au niveau international, la solidarité met en lumière les obligations de chaque Etat membre vis-à-vis des droits de l’homme afin de développer «  un esprit d’unité entre les individus, les peuples, les Etats et les organisations internationales. » La déclaration proposée sur la solidarité internationale à l’Assemblée générale fut discutée par les participants.

La solidarité n’est pas une idée nouvelle dans le domaine de l’économie. En effet, les Etats sont interdépendants comme le souligne Monsieur Arot. Des pistes ont été évoquées pour parvenir à un renforcement de la solidarité internationale.

Ainsi, selon une approche centrée sur la politique, la solidarité trouverait plus de forces si elle prenait en compte l’idée de partenariats afin de mettre en commun les ressources existantes comme l’a expliqué Monsieur Rizzi. Un consensus s’est dessiné sur l’importance de la subsidiarité et de l’éducation dans le renforcement de la solidarité au niveau local et international. Ainsi, selon le principe de subsidiarité, les institutions existantes et l’Etat ne devraient pas agir à la place des groupes ou limiter leur liberté lorsqu’ils peuvent agir seuls (Monsieur Rizzi). L’éducation est quant à elle essentielle en ce qu’elle met en valeur l’interdépendance entre chaque membre de la société selon Madame Gandolfi. Plus encore, l’apprentissage de la portée de nos actes, les raisons qui nous ont poussés à agir et nos décisions d’action sont importants pour le développement de la solidarité (Monsieur Ferreira).

Mais faut-il pour autant aller dans le sens d’une normalisation de la solidarité ? Le choix d’une solidarité internationale obligatoire a divisé les intervenants.

Pour Monsieur Fernandez, passer du fait de la solidarité au droit est nécessaire car sans droit, il n’y a pas de société. Au contraire, pour Monsieur Arot, la solidarité se présume plus qu’elle ne se décrète. Enfin, pour Madame Matel Boatca, considérer la solidarité comme une question de droit est possible à condition de définir ce droit.

Maéva Guyot

 

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30/06/2017

V cours sur la protection des DDHH: l’Amérique du Sud et le CUHD au Palais des Nations

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Dans le contexte de la 35ème session du Conseil des Droits de l’Homme, le Collège Universitaire Henry Dunant (CUHD) a offert un cinquième cours sur “La promotion et la protection des droits de l’homme” aux participants d’Amérique du Sud.

Lors de la semaine du 12 au 16 juin, les élèves ont eu la possibilité d’assister aux réunions du Conseil au Palais des Nations et de voir en pratique ce qu’ils avaient appris durant les cours. À la fin, en guise d’examen, ils ont rédigé un rapport sur les changements législatifs, jurisprudentiels et d’opinion publique qui ont servis en matière d’éducation et de santé en 2016 dans chacun de leurs pays. De cette façon, ils ont contribué au projet ObiDESC, que le CUHD développe afin de pouvoir surveiller le progrès que font les États.

À titre personnel, en tant qu’élève, ce qui m’a paru le plus attirant a été le fait de pouvoir voir comment fonctionne le Système des Nations Unies depuis l’intérieur. Des conférences comme celle de Mme. María Vivar Aguirre sur le Haut-Commissaire des Droits de l’Homme ou encore celle de M. Alfred de Zayas sur le nouvel ordre international ont été d’un intérêt immense. Finalement l’ambiance détendue et la diversité de cultures n’ont fait qu’améliorer un déjà très bon séjour.

Eugenia de Lacalle

PS : voici une petite vidéo sur la remise des diplômes

 

13/06/2017

Transhumanisme et cyberculture. Science et droits de l'homme

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L’objectif de cet événement parallèle est de réfléchir aux relations entre les droits de l’homme et la science et la technique. Cela est d’une importance cruciale lorsque les développements de la biologie, des nanotechnologies et l’informatique notamment posent des défis  fondamentaux aux droits de l’homme. Il s’agit de regarder la science  à la lumière des droits de l’homme et de placer le respect et la protection des droits surtout les droits économiques, sociaux et cultures – notamment des droits culturels - au  centre du développement humain durable.

 La science et la technique renferment des pouvoirs qui doivent être au service de la personne humaine et ne pas être utilisés pour son asservissement. Il faut toujours rappeler la sentence de Rabelais : science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Les sociétés, avec la création des  institutions éthiques, sont conscientes des dangers d’une science et d’une technique qui estime nécessaire de faire tout ce qui est techniquement possible. Dépassant une vision purement instrumentale de la raison, les droits de l’homme et l’éthique posent des limites et des régulations.

Mercredi 14 juin 2017 /14h00 15h00

Nouvelle salle Palais des Nations  SALLE I

PREMIER ETAGE

Accueil

Angelamaria Loreto, PrésidenteIUS PRIMI VIRI International

 Panel

Osman El Hajjé, Professeur d’Université, Vice-président, IUS PRIMI VIRI International

Alfred Fernandez, Directeur Général, OIDEL

Juan García, Professeur, Faculté d’éducation, Université Nationale d’Education à Distance (Espagne)

01/06/2017

Human Rights Education: an effective strategy for preventing and addressing global challenges

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How can Human Rights Education be promoted through the Education 2030 Agenda, especially target 4.7 ? This was the theme of the seminar organized by the NGO Working Group on Human Rights Education and Learning which took place on 30 May at the Palais des Nations and which was attended by nearly a hundred people. It was co-sponsored by the States Platform on Human Rights Education and Training comprising Brazil, Costa Rica, Italy, Morocco, the Philippines, Senegal, Slovenia and Thailand and the UNESCO Liaison Office in Geneva.

 Human Rights Education (HRE) is an effective strategy for preventing and addressing current global challenges, including conflict and violent extremism. This increasing recognition has led to various initiatives at the international level and the seminar was an opportunity to:

 - Bring together Representatives of different programmes to update the participants on their status and examine their readability, content and complementarity

- See how Human Rights Education is promoted within these initiatives, particularly through SDG Target 4.7

 After opening remarks by H.E. Ambassador Maurizio Serra, Permanent Representative of Italy representing the States Platform for HRET and Mr Almuzaini, Director of the UNESCO Geneva Liaison Office, 4 panellists took the floor.

 First, Ms Lydia Ruprecht, Team Leader for Global Citizenship Education at UNESCO Headquarters in Paris, then Gilberto Duarte Santos from UNODC in Vienna, who presented the brand new initiative Education for Justice. Followed Elena Ippoliti, Human Rights Officer at the OHCHR who presented and made an update on the World Programme for HRE and the UN Declaration on HRET and lastly Giorgia Magni from BIE-UNESCO who talked about implementing Global Citizenship Education at the national level.

 These very rich presentations and the debate which followed highlighted the complementarity of these different initiatives and concepts, stressing though the need to ensure stronger synergies between initiatives of UN agencies, intergovernmental entities and governments and monitoring mechanisms. Civil society proved to be a great partner when it comes to bridge between all these different entities.

Claire de Lavernette, Chair of the NGO Working Group on Human Rights Education and Learning

 

24/05/2017

Agenda 2030: the role of Human Rights Education

 

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The seminar How can Human Rights Education and Training be promoted through the Education 2030 Agenda, especially Target 4.7? is organized by the NGO Working Group on Human Rights Education on Tuesday the 30th of May at the Palais des Nations (Room XXV, 14h30 -16h30).

This meeting was planned with the co-sponsorship of the States Platform on Human Rights Education and Training (Brazil, Costa Rica, Italy, Morocco, The Philippines, Senegal, Slovenia and Thailand) and the UNESCO Liaison Office in Geneva.

 It will focus on Human Rights Education and Global Citizenship Education as established in target 4.7 of the Sustainable Development Goals.

 The organisers  believed useful to bring together various initiatives to update all stakeholders, including the Member States. It will be an occasion to discuss monitoring mechanisms and practices, together with difficulties and obstacles.


OPENING REMARKS
H.E. Mr MAURIZIO ENRICO SERRA, Ambassador, Permanent Representative of Italy

Mr ABDULAZIZ ALMUZAINI, Director, UNESCO Geneva Liaison Office

 PANELISTS
LYDIA RUPRECHT, Team Leader, Education for Sustainable Development & Global Citizenship, UNESCO

GILBERTO DUARTE SANTOS, Crime Prevention & Criminal Justice Officer, Education for Justice, UNODC

ELENA IPPOLITI, Human Rights Officer, Methodology Education & Training  Section, OHCHR

VILLANO QIRIAZI, Head of the Education Policy Division,Council of Europe (tbc)

GIORGIA MAGNI, Junior Researcher, International Bureau of Education, IBE-UNESCO

 MODERATOR
CLAIRE DE LAVERNETTE, Chair of the NGO Working Group on Human Rights Education and Learning
 

23/05/2017

Plateforme mondiale pour la réduction des risques en cas de catastrophes (Cancun, Mexique)

Plateforme mondiale pour la réduction des risques en cas de catastrophes

                    "Global Platform for Disaster Risk Reduction" 

                            Cancún, 22-26 mai 2017

 

Rassemblement mondial pour  la prévention des risques en cas de catastrophes, deux ans après Sendai, en mars 2015, vingt ans après la première réunion en 1998, plus de cinq mille personnes sont venues au Mexique pour faire le point sur la mise en oeuvre de la Déclaration de Sendai (un document non contraignant qui reconnaît le rôle essentiel des Gouvernements dans leur propre pays) et échanger sur les meilleurs moyens de prévenir et de faire face aux catastrophes naturelles 

- moyens techniques d’alerte avancée, de préparation et d’organisation des secours;

- moyens humains, des Gouvernements, des organisations internationales, de la société civile, des communautés affectées;

- moyens modernes, certains coûteux comme les satellites, d’autres répandus et bon marché comme les téléphones portables.

Tous sont venus à Cancún à l'invitation du Gouvernement mexicain et de l'UNRISD (Institut des Nations Unies pour la réduction des risques), basé au Palais des Nations à Genève, pour échanger les bonnes pratiques, les retours d’expérience, renforcer les réseaux régionaux et internationaux : il n’est plus possible d’agir seuls, et les Gouvernements doivent s’assurer de la bonne coopération entre différents Ministères, et aussi avec d’autres Gouvernements, comme avec les organisations du système des Nations Unies, les membres du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (CICR, Sociétés nationales, Fédération internationale), les ONG, les communautés locales, l’économie privée, et s’assurer que les populations affectées sont informées, consultées, associées à la prévention, à la préparation et à l’action.

Le respect des droits des populations touchées, ainsi que des organisations de secours, ne saurait être ignoré. Les droits de l’homme mais aussi, le cas échéant, les droits des réfugiés, des migrants, et, en cas de conflit armé, le droit international humanitaire, doivent être respectés.

La formation - technique et juridique -  fait aussi partie de cet effort et doit contribuer à une prévention efficace qui tienne compte des retours d’expérience et des conditions locales.

Le rôle des organisations religieuses, proches du terrain et jouissant de la confiance des populations locales, présentes avant, pendant et après les crises, a été relevé par l’Ordre de Malte et par d’autres organisations comme Caritas.

Cette diversité d'approches et de compétences et cette volonté de partager fait la valeur de ces rassemblements au moment où les changements climatiques et démographiques et les incertitudes politiques rendent ces catastrophes d'autant plus dangereuses. Le partage des expériences et des compétences au service d'une solidarité locale et internationale est bel et bien une nécessité vitale pour l'humanité d'aujourd'hui et de demain.

Après Sendai en 2015, Cancún en 2017, le prochain rendez-vous sera en 2019 en Suisse, probablement à Genève.

Michel Veuthey

http://www.preventionweb.net

26/04/2017

Vers un « Pacte mondial pour des migrations sùres, ordonnées et régulières » : pour un dialogue permanent sur la migration

"Jusqu’à présent, notre réponse au phénomène mondial de la migration a trop souvent manqué de cohérence. Les parties intéressées sont nombreuses mais leur concertation est insuffisante. Nous prêtons trop d’attention aux problèmes, et pas assez aux solutions. Si, depuis peu, nous sommes sans doute mieux à même de répondre aux besoins immédiats, nous avons néanmoins du mal à formuler une vision globale et à long terme en matière de mobilité humaine". William L. Swing, Directeur de l’Organisation internationale des migrations (OIM), au Conseil de l’OIM à Genève en décembre 2016.

 

Renforcer la coopération internationale en matière migratoire et la gouvernance des migrations en vue de l’adoption d’un «  Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières »  (« Global Compact for Safe, Orderly and Regular Migration ») en 2018 est l’objectif que s’est fixée la communauté internationale lors du Sommet de New York sur les réfugiés et les migrants le 19 septembre 2016.

 

Après les réunions à Genève des 5, 6 et 7 avril du Forum mondial sur la migration et le développement (« Global Forum on Migration and Development » - GFMD), un premier atelier du Dialogue international sur la migration ("International Dialogue on Migration » - IDM), pour contribuer aux travaux préparatoires du Pacte s’est tenu à New York les 18 et 19 avril.

Ce tout premier Dialogue international sur la migration (IDM) de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) depuis que l’OIM a rejoint les Nations Unies l’année dernière, a rassemblé plus de 300 représentants d’Etats, de la société civile et d’autres acteurs clés en la matière.

Les participants ont fait part de recommandations pour développer la cohérence entre les différents niveaux de gouvernance des migrations, pour promouvoir les mécanismes de coopération en matière de migration et pour identifier des éléments concrets pour la création d’un cadre mondial de la migration.

« Le Pacte mondial représente une occasion historique de réaliser l’objectif d’un monde où les migrants se déplacent par choix plutôt que par nécessité, un monde de possibilités de migration par des voies sûres, ordonnées et régulières, et un monde dans lequel la migration est bien gérée et représente une force positive pour les individus, les sociétés et les Etats », a déclaré William Lacy Swing, Directeur général de l’OIM, lors de son discours d’ouverture. Et d’ajouter : « l’OIM imagine un Pacte mondial qui mettra les besoins, les capacités et les contributions des migrants au cœur de sa mission, en vue de garantir leur sécurité, leur dignité et leurs droits fondamentaux. »

Louise Arbour, Représentante spéciale du Secrétaire général pour les migrations internationales (SRSG), s’est jointe à l’Ambassadeur Swing pour souligner que la communauté internationale avait désormais « la grande responsabilité d’œuvrer pour une migration sûre, ordonnée et régulière, de manière raisonnée et réaliste, en vue d’améliorer la vie de millions de personnes migrantes, de ceux qu’elles laissent derrière elles et de ceux qui les accueilleront en chemin et à leur destination finale. » « Il nous appartient à tous ici d’accepter pleinement la mobilité humaine et de reconnaître qu’une bonne gouvernance des migrations nécessite un engagement dans une réelle coopération. »

« Nous devons reconnaître les contributions de migrants qui migrent régulièrement. Ils comblent ainsi les lacunes en matière de main-d’œuvre, renforcent l’économie, créent des emplois à travers l’entreprenariat, apportent une jeunesse dans les pays où les taux de natalité sont faibles et partagent leur culture avec les habitants de leur pays d’adoption », a souligné Ahmed Hussen, Ministre canadien de l’immigration, des réfugiés et de la citoyenneté.

« La stratégie que nous avons prévue est globale : elle tient compte de l’attitude émergente de l’opinion publique, liée au sentiment d’insécurité de nos citoyens, et appelle à mieux gérer les frontières. Elle tient aussi compte de la nécessité de changer le discours sur la migration, en mettant en avant ses aspects positifs et la contribution des migrants à une société multiculturelle et prospère », a déclaré Luigi Maria Vignalli, Directeur général pour les politiques migratoires du Ministère italien des affaires étrangères.

Monseigneur Robert J. Vitillo, Secrétaire général de la Commission catholique internationale sur les migrations, a prôné une « approche centrée sur les Objectifs durables du développement », à commencer par les plus urgents et atteignables rapidement, notamment la détermination plus systématique du meilleur intérêt de l’enfant, la réforme des pratiques de recrutement des travailleurs, les alternatives à la détention et les programmes de départ ordonné.

Les résultats de cet IDM et du deuxième prévu les 18 et 19 juillet à Genève alimenteront la phase de consultation du Pacte mondial sur les migrations qui aboutira à la réunion préparatoire au Mexique en décembre.

A Genève, début avril 2017, les Gouvernements ont été unanimes à affirmer que ce Pacte mondial sur les migrations ne serait pas un instrument contraignant (donc pas un traité mais plutôt une déclaration ) et devrait se fonder sur les instruments en vigueur du droit international (en particulier des droits de l’homme, du droit du travail, voire, le cas échéant, du droit international humanitaire et du droit des réfugiés), et toutefois comporter des engagements concrets en vue d’une migration humaine, ordonnée et sûre. Sous la présidence conjointe de l’Allemagne et du Maroc, les Gouvernements ont réaffirmé leur volonté de diriger les négociations (à la différence marquée du Sommet humanitaire mondial d’Istanbul en mai 2016, qui avait été largement piloté par le Secrétariat général des Nations Unies). Le rôle du système des Nations Unies (Organisation internationale pour les migrations (OIM/IOM), Organisation internationale du travail (OIT), Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), Haut Commissaire aux Droits de l’Homme, Banque mondiale, Organisation mondiale de la santé (OMS), Université des Nations Unies, etc.) et d’autres organisations humanitaires comme le CICR, la Fédération internationale des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, et des institutions académiques sera de faciliter les négociations et de contribuer à la réflexion, comme aussi la société civile, y compris l’économie privée, qui marque un intérêt certain pour la migration, et les organisations d’inspiration religieuse, qui ont souvent exprimé leur préoccupation sur le sort de certains migrants, sans oublier les diasporas, les communautés locales d’origine, de transit et d’accueil, comme aussi les migrants eux-mêmes.

 

Ces premières négociations sur le fond ont bien montré l’ampleur des enjeux humains, économiques et de sécurité, et les obstacles à éviter pour ne pas diminuer les textes en vigueur protégeant les migrants et leurs familles. Et comme pour les réfugiés, il faudra s’attaquer aux causes de ces mouvements de migrants : conflits armés, pauvreté (ainsi que les déséquilibres économiques à l’intérieur de pays ou entre Etats), et problèmes environnementaux et climatiques. Là encore, il faudra mobiliser la volonté des Etats et des acteurs de la société civile de s’engager concrètement pour prendre des mesures efficaces en collaboration avec d’autres Etats, des organisations régionales (en particulier l’Union Africaine, la Ligue Arabe et l’Union Européenne) et avec des acteurs économiques, de formation, humanitaires, médiatiques et religieux de la société civile. Au delà des déclarations et des mesures ponctuelles, il faudra aussi porter une attention constante aux chiffres : mouvements de personnes, tendances démographiques, la question fondamentale étant d’engager les ressources nécessaires pour faire face aux besoins. On est encore loin du compte.

 

Plusieurs échéances de cette diplomatie humanitaire sur les migrations sont annoncées :

 

- dans le contexte du « Processus de Budapest » ( www.budapestprocess.org), un forum consultatif de quelque 50 Gouvernements et de 10 organisations internationales fondé en 1993, et développé de l’Europe centrale le long de la « Route de la soie » (« Implementation of the Silk Routes Partnership for Migration »), un atelier à Islamabad (« Pakistan National Workshop on Labour Migration Policy Developement ») les 27 et 28 avril, et, les 7 et 8 mai, à Dhaka, au Bangladesh, puis, du 8 au 12 mai, à Istanbul, un atelier pour des fonctionnaires afghans (« Training of Trainers for Afghan Officials »);

 

- un atelier thématique du GFMD sur la migration et les changements climatiques à Rabat le 24 mai 2017;

 

- la 106e Conférence internationale du travail à Genève du 5 au 16 juin, où la question des droits des travailleurs migrants aura une place importante;

 

- le Forum mondial sur les transferts de fonds (« remittances »), les investissements et de le développement, organisé par l’ONU, la Banque mondiale et l’IFAD, se tiendra à New York, les 15 et 16 juin (« Global Forum on Remittances, Investment and Development 2017 »);

 

- le Sommet du GFMD à Berlin du 28 au 30 juin 2017, suivi des journées de la société civile (« Civil Society Days » CSD) du 29 juin au 1er juillet;

 

- en juillet, les premiers résultats du GFMD seront présentés au Forum politique à haut niveau sur les objectifs durables du développement (« High-Level Political Forum » - HLPF) du 17 au 19 juillet à New York (https://sustainabledevelopment.un.org/hlpf/2017);

 

- du 28 novembre au 1er décembre 2017, le Conseil de l’OIM à Genève.

 

Ce calendrier devrait aussi inclure les accords bilatéraux entre Etats d’origine (notamment africains) et de destination (européens, par exemple), le développement et la mise en œuvre de politiques nationales (celle des Philippines pour protéger des ressortissants travaillant à l’étranger est souvent citée en exemple; celles de l’Allemagne, du Canada et de la Suède pour accueillir les migrants étrangers aussi). La migration reste ainsi en permanence à l’ordre du jour des Gouvernements, des organisations internationales, des humanitaires, de la société civile en général, y compris de l’économie privée, des centres de recherche et de formation, et des acteurs de la conscience publique et de la sécurité nationale et internationale.

 

Davantage qu’un texte de caratère déclaratif qui sera adopté en 2018, c’est bien un dialogue permanent et ouvert sur la migration qu’il faut établir. Ainsi, le 15 mars 2017, le Conseil de sécurité, à l’initiative du Royaume-Uni, avait délibéré – sans adopter de résolution – de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et de la nécessité d’une coopération accrue pour lutter contre les nombreuses formes que revêt la traite d’êtres humains, dont les victimes sont notamment les migrants aux mains de réseaux criminels.[1] Les délégations ont profité de ce débat consacré à la traite d’êtres humains dans les situations de conflit, qui se tenait au niveau ministériel, pour présenter leurs initiatives pour lutter contre un fléau qui touche 106 pays et dont 80% des victimes sont des femmes. Cet automne, l’Assemblée générale des Nations Unies devrait évaluer les efforts accomplis. Et le Conseil des Droits de l’Homme à Genève, comme l’Assemblée mondiale de la santé et la Conférence internationale du travail et les réunions du Forum économique mondial (« World Economic Forum ») et des institutions académiques seront aussi parties de ces plateformes de dialogue sur la migration.

 

Michel Veuthey 

 

P.S. Voir le magnifique « TED Talk » du Pape François ce matin à Vancouver, en italien sous-titré français, qui parle aussi beaucoup des migrants : http://www.businessinsider.fr/us/pope-ted-talk-stay-humbl...
 

[1] Voir la note de synthèse établie par le Royaume-Uni en date du 7 mars 2017 (S/2017/198) et https://www.un.org/press/fr/2017/cs12751.doc.htm

09/03/2017

Un monde sans trisomiques ? Invitation à une conférence le 20 mars à 14 h.

La Fondation Jérôme Lejeune organise au Palais des Nations, en salle XXIII, lundi 20 mars de 14 à 16 h.  
une conférence sur le thème "Un monde sans trisomiques ?" ("A 'Down Syndrome Free? World?").

Lundi 20 mars, veille de la Journée internationale de la trisomie 21, Stop Discriminating Down  vous invite à une grande CONFÉRENCE INTERNATIONALE organisée à l’ONU à Genève. Vous êtes invités à participer à cet événement organisé par la Fondation Jérôme Lejeune, l’Ordre Souverain de Malte et ADF International. Il vise à alerter les responsables des droits de l’homme des dérives eugénistes dans les pays où les enfants trisomiques sont éliminés en masse avant leur  naissance. C’est le cas de la France, où 96 % des enfants détectés trisomiques pendant la grossesse sont avortés. L’urgence d’une prise de conscience et d’une mobilisation mondiale est accentuée par la préparation de l’insertion de ce nouveau test dans les systèmes de santé de plusieurs pays, ce qui conduira à aggraver les dérives eugénistes et l’intolérance au handicap. En France la publication d’un décret relatif à ce nouveau test est imminente.

Le scandale est mondial : des manifestations d’opposition de parents et associations de défense des personnes trisomiques ont déjà eu  lieu dans des pays européens comme l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas. Les intervenants à la conférence représenteront cette diversité :

– Peter Harteveld, jeune homme atteint de trisomie 21 (Hollande)

– Kathleen Humberstone, jeune femme atteinte de trisomie 21 (Royaume-Uni)

– Clotilde Noël, auteur (Tombée du Nid, 2015 et Petit à petit, 2016), mère d’une enfant atteinte de trisomie 21, et porte-parole de « Stop Discriminating Down » pour la France

– Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, auteur (La trisomie est une tragédie grecque, 2009 et Les premières victimes du transhumanisme, 2016) (France)

– Dr. Teresa Vargas, spécialisée sur la question de l’annonce du handicap par les professionnels de santé, mère d’une jeune fille atteinte de trisomie 21 (Espagne)

La conférence est ouverte à tous. Pour entrer à l’ONU, l’inscription est gratuite mais obligatoire, avant le 14 mars midi ! Inscrivez-vous ici.

Pour toute question, contactez-nous : contact@stopdiscriminatingdown.com

Interprétation français-anglais-français.

 

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